Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

lundi 26 juin 2017

Une semaine extraordinaire…


« Aide Phi-lippe » deuze !

D’abord ce phénomène climatique étonnant : La « Gauloisie-climatique » qui n’a jamais été aussi chaude depuis 1872 et même « Paris-sur-la-plage » depuis 1945.
J’adore !
Cela veut-il dire qu’en 1944 il faisait encore plus chaud ?
Je savais que l’hiver-40 avait été particulièrement rude, mais de là à imaginer une seule seconde que depuis qu’on relève les températures (1810 ?), on n’avait pas pu atteindre de tels records...
Serait-ce l’ère du « Global cooling » ?

Et puis attendez, pendant que « le chef-olympien » se promenait au sommet européen, pendant que le « Brexit » commençait à être enfin discutaillé, pendant qu’en Syrie Al Bagadi se faisait descendre, ainsi que d’autres objets « de guerre » tout autour de Mossoul et même ailleurs vers la méditerranée, par les Russes et/ou les américains, figurez-vous que si on a eu quelques précisions sur la future politique étrangère de mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…) à rebours de ce qui avait toujours été fait jusque-là, « Phi-lippe », le premier sinistre, faisait le ménage chez lui.
Pas compliqué : Majorité absolue des « Rem-même-pas-en-Rêve » à l’AN, décomposition des « Républicains-Démocrates » en deux groupes, l’un « constructif » (traduisez : « J’en veux aussi » !) l’autre « historique » (traduisez : « Je reste sur mes gardes »), y’avait plus besoin des « Mac-MoDem » pour gouverner.

Et justement, empêtrés dans l’affaire des assistants parlementaires d’eurodéputés (chose avouée, chose à moitié pardonnée), le « Garde des Sots » (qui devait porter la réforme de la moralisation de la vie publique) et la secrétaire d’État aux Affaires européennes, « Mariole-Serre-naze », quittent le gouvernement.
Ce qui faisait suite au départ de la « Sinistre de la guerre » issue du même parti de « soce-démocratouille », là en pleine inauguration du salon du Bourget où il est en général question de vendre un maximum d’engins à tuer « les autres » avec du pognon « des autres ».
Qui lui-même faisait suite au départ de « Ricard-51-Fer-rang », également malmené pour des affaires d’enrichissement sans cause au profit de celle qui lui ripoline le dard à nocturne, recasé en chef de groupe, mais ne me demandez pas lequel, je n’ai pas compris qui il va désormais pouvoir plumer…
Je te vous jure !
Et dire qu’ils avaient retardé la nomination de ce gouvernement pour « vérifier » la « pureté » des impétrants…
Ça n’aura pas duré le temps d’une Lune !

Un remaniement annoncé, mais nettement plus conséquent que celui initialement prévu.
Pensez, ils étaient une grosse quinzaine, ils se retrouvent à presque plus d’une trentaine : Le double contre tous les engagements de campagne distribués sans même y réfléchir.
Retour aux « bonnes vieilles pratiques » d’antan ?
De quoi en rire !

L’ancienne eurodéputée MacMoDem, « Coco-La-page », salue à l’occasion une décision éthique. « François Bayrou donne une bonne image de ce que doit être un garde des Sceaux. Quelqu’un qui est capable de passer à titre personnel après l’intérêt de sa fonction », a t-elle réagi.
Salope, oui !
Lui ne dira pas autre chose : « Je ne peux pas rester à une fonction où ma parole serait liée »…
On savait déjà que chez lui, c’était pathologique : Habité par la fonction, il a une double personnalité en comptant celle « du citoyen » et même triple avec « sa vie intime ».
Un beau cas psychanalytique, finalement.

Néanmoins, ces démissions entachent les premiers jours de la présidence de la République pour certains politiques, dont le député de la « Trance insoumise » de Seine-Saint-Denis, « Riton-Coquetier-Réel » : « J’ai l’impression que l’enfumage autour d’Emmanuel Macron, d’une République exemplaire, de quelqu’un qui paraît marcher sur l’eau va se révéler celui d’une Vème République avec tous ses défauts, avec des affaires, tout ce qu’on a déjà vécu sous François Hollande ou Nicolas Sarkozy » explique-t-il.
Disons qu’à défaut d’être « impressionniste », le nuage d’enfumage « surréaliste » commence à se dissiper mollement…
Constat partagé par le député européen frontiste, « Floflo-Phil-Lip-pot », ce qui n’étonne pas, qui critiquait, mercredi matin sur « Transe-intox », le fait « qu’on nous avait promis de nouvelles pratiques, la moralisation, les enquêtes qui allaient nous permettre d’avoir des gouvernements merveilleux immédiatement. Monsieur Bayrou devait être sous enquête quand il a été nommé, et madame de Sarnez. Il nous avait fait ce numéro où on avait retardé l’annonce du gouvernement parce que soi-disant on enquêtait. Tout était dans le livre de Mme Lepage ».
La salope de faux-frère que personne n’a lu, te vous dis-je.

Le projet de loi sur la moralisation de la vie publique est également invoqué pour critiquer les intentions d’exemplarités du mouvement « En Marche ! ».
Pour le député « Les Républicains-démocrates » du Nord, « cela commence à faire beaucoup. Quatre ministres qui sont obligés de quitter le gouvernement après avoir donné tant de leçons pendant la campagne électorale sur la transparence, l’exemplarité ».
Oui, bon … Il se calme celui-là. Mais il paraît que ce ne sera pas le cas au moins en souvenir et en hommage de « Fifi-le-souteneur »…
« En matière d’exemplarité, il faut cesser de donner des leçons à tout le monde. Il faut rester humble, voire comment on peut faire pour renforcer la confiance des Français vis-à-vis de la politique avec un certain nombre de règles claires », a-t-il estimé.
Le problème, c’est que c’est trop tard : Quand 57 % des inscrits ne se déplacent même pas pour aller voter, on peut dire que le divorce est consommé à … la majorité consentante !

Grosse rigolade encore quand il a s’agit de savoir où assoir « Menuet-Valse » dans l’hémicycle. Chez les « soces » (ou ce qu’il en reste), chez les « Mak-kronistes » ou, en haut à gôche chez les « non-inscrits » ?
«Pas avec les non-inscrits», confiait-il. ,
Et lex-Premier-sinistre navait pas encore pris de décision sur son point de chute.
Son avenir politique nest pas clair pour autant. «Jai conscience que certains préféreraient le voir silencieux », persifle le maire d’Évry, sa circonscription.
« Mais Manuel Valls ne le sera pas.»
Étron de gourgandine : Il n’a pas fini de nous casser les esgourdes alors ?
Quand même kon pour un catalan de s’en prendre à nos portugaises avec rage, trouve-je…

Un retour au « P.Soce », dont il est toujours adhérent, n’est pas à exclure. Surtout si le groupe soce, débarrassé du gros de ses frondeurs à l’issue des législatives, vote la confiance à « Mak-Rond », ce qui ne sera pas le cas, paraît-il.
« Menuet » le dit lui-même: Il veut «être utile» au président et votera donc la confiance au gouvernement le 4 juillet.
Je te demande un peu s’il ne va pas rejoindre, lui aussi, les « constructifs » derrière « Sol-Air »…

Justement « Titi-Sol-Air », le mek qui aura viré le très « bling-bling-guesque » « Gué-an » de Boulogne – qui se retrouve ruiné pour avoir été saisi de ses biens à titre conservatoire, un peu comme « Nanar-Tapis » en paiement de ses turpitudes – qui aura été réintégré dans l’équipe des loosers, pour finalement arbitrer les primaires, puis soutenir contre vents et marées « Fifi-le-Souteneur », il a annoncé la création d’un groupe parlementaire regroupant des élus « constructifs », des UDI (qui décidément bouffent à tous les râteliers sans honte, comme de coutume), ainsi que des Indépendants, tous prêts à voter des lois proposées par le gouvernement.
Je sens comme un nid-douillet pour « Menuet-Valse », là…
Grosse rigolade…

Mais le mieux reste à suivre : « Nous avons la volonté de faire passer l’intérêt général avant tout ».
Waouh, le programme !
« S’opposer sur tout est une logique qui n’est pas bonne pour le pays », d’après le futur « chef de groupe-constructif ».
« Nous aurons un fonctionnement très ouvert, dans une logique de confiance », a-t-il ajouté.
Ce gars-là, quand il se met à évoquer « la confiance », là franchement, j’en tremble…

Mais le président de l’UDI, présent lors de la conférence de presse, a précisé que « 18 parlementaires » de son parti avaient l’intention de rejoindre ce groupe. Avec la « volonté de construire un groupe le plus large possible », ce groupe peut devenir « la troisième force politique de l’Assemblée ».
Ah oui c’est sûr, là.
Y’a déjà « Fer-rang », le ministre sorti qui va présider le premier groupe, celui du président « Olympien » ; un des « historiques », probablement « Veau-qui-est » (ou un autre) de chez les « Républicains-démocrates » qui va présider le sien ; « Serre-Naze » qui va piloter celui des « MacMoDem » ; un des rares « soces » ayant survécu qui va piloter le quatrième quand ils se seront réconciliés ; les Insoumis drivés par « Mes-Luches » et peut-être quelques transfuges-staliniens ; et lui à « 18 », il compte être la « troisième force »…
J’admire les effets des maths modernes sur les meilleurs esprits du pays : Que des patates !
Franchement, j’adore !

En bref, on n’est quand même pas si bien parti que ça.
Je ne sais pas encore ce que va donner « l’hégémonie » du parti présidentiel, avec ses élus si mal élus (comptez bien : Même pas un inscrit sur 6 !) ; je ne sais pas du tout comment la trentaine de ministres « resserrés » vont piloter le bidule, même si on va y revenir, parce que ça s’annonce « ultra-chaud », tout dégoulinant de crème au chocolat-fondu ; mais alors dès la première bourrasque, internationale ou terroriste (on attend toujours un attentat majeur pour le 11 juillet prochain, un mardi, pas encore dépisté), voire tout simplement de la planète financière sur le point de se ramasser (mais là ce sera plutôt pour les chaleurs caniculaires du mois d’août ou de l’été-indien de septembre), ça va devenir fabuleux.
Magnifique époque, finalement !
Une semaine vraiment extraordinaire.

dimanche 25 juin 2017

Acte II – Scène III



Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

Acte II – Scène III

(FF et CG entrent à leur tour).
NS – Tu as mon aspirine ?
CG – Ça arrive. Bon, voilà le parapheur. Là, je t’ai fait faire copie des notes de synthèse. François a fait de même pour celles de « Dark Vador ». Tu as de la lecture pour ce soir ! Et j’ai joint ton discours de tout à l’heure.
FF – Faut aussi se décider pour les Dir-cab. J’aimerai qu’on discute de quelques-uns qui peuvent poser problème !
NS – Salut François ! Pas trop dur ?
FF – Non ! Bonjour à toi, mon ami !
NS – Quels problèmes ? Je croyais que tout le monde était d’accord ? Ils étaient ministres, mais c’est nous qui formions leur cabinet, conseillers techniques inclus ! Où est le problème ?
FF – Il se peut qu’on ait quelques soucis avec certains d’entre eux qui auraient eu une vie « un peu agitée ». Or, tu veux des cabinets propres et pas d’affaires en cours ni à venir devant les juges !
NS – Oui ! On nous en a fait déjà assez chier comme ça ! Montre tes propositions !
CG – À propos d’affaires, on en est où sur « Clearstream », François ?
FF – On en est nulle part. Y’a bien eu des « trafics d’influence » louches du côté des généraux, mais ça tout le monde le sait. Par contre, du quai d’Orsay, je n’ai pas encore de remontée. Et je ne suis pas sûr qu’on en aura avec ton nouveau ministre. Côté Matignon, il semble qu’il n’y ait rien de plus que ce qui avait été dit. Reste ici. Tu sais que la juge, elle n’a pas pu entrer la semaine dernière. On fait quoi si elle revient ?
NS – On a quoi, surtout, ici, les amis ?
CG – On n’a rien de neuf, pour le moment. À mon avis, ils ont fait le ménage.
FF – À moins qu’il n’y ait vraiment rien !
CG – Ça m’étonnerait ! Ils l’auraient laissée entrer, la petite juge.
NS – Non, pas forcément. D’ailleurs, si elle se re-pointe, on ne la laisse pas entrer : même motif, même punition ! Il faut trouver ce qu’elle cherche avant elle, dans tous les cas. Après on avisera.
FF – Tu as convenu quoi avec Chirac, sur ses affaires à lui ?
NS – C’est pas mal cette idée, le dir-cab de ton ministre. Je prends… Quant à celui-là qui se fait des putes au bois, je n’en veux pas. Pour l’autre non plus. Ses problèmes de lotissement immobilier avec le fisc, il les règle avant, tout seul comme un grand et sans nous. Je préfère tes solutions, à toi, François. Plus clean !… Pour le grand con, il dit n’avoir pas besoin de notre aide. Ça m’arrange. C’est une vraie rupture, comme ça. On reste donc officiellement inerte tout en assurant la continuité de l’État. Ce qui n’empêche justement pas de laisser les juges et la presse faire leur boulot. Ça m’arrange également. On verra bien si l’autre, il a besoin de moi ou pas ! Et là, s’il a besoin, que je te garantis qu’on fera tout pour qu’il vienne me manger dans la main à 4 pattes en rampant, lui aussi, s’il le faut !
FF – Et pour « Vador » ?
NS – Même motif, même punition ! Mais celui-là, mon camarade de besogne, tu verras qu’il préférera se faire empaler par tous les orifices et traîner dans la gadoue accroché par les pieds derrière des mustangs en furie dopés à l’EPO plutôt que de revenir vers toi ! Et s’il vient à moi, je te le renvoie. Ok ? Comme on a dit !
CG – Je reste pas d’accord. Si les juges attaquent l’homme, c’est la fonction qui est visée derrière. Et la fonction, c’est toi aujourd’hui ! Elle a besoin d’être forte.
NS – Mais non ! La fonction laisse les institutions faire leur travail. Flûte ! Les français payent assez d’impôts comme ça, il faut leur en donner pour leur argent. L’homme, je ne dis pas : la grâce présidentielle n’a toujours pas été abolie, dans ce pays. Et la « grâce », c’est moi. La fonction peut donc faire un geste de charité et d’apaisement pour un homme redevenu populaire, fusse-t-il un roi déchu ! D’une pierre deux coups : en graciant, la fonction redevient omnipotente et sans être salie, puisqu’on aura rien fait avant pour empêcher le terme des procédures ! Tu verras, les français la demanderont eux-mêmes, la « grâce ». C’est juste une question de tempo. Quand l’acharnement deviendra trop visible, que l’hallali approchera, pan ! Un coup de « grâce » annoncée. Et c’est terminé. Et entre deux, on aura fait toute la lumière sur cette affaire.
CG – N’empêche que je le trouve très fort, le Jacques. Comment est-il si sûr de son fait ? Le dossier paraît pourtant accablant !
NS – Pas tant que ça. Tu sais, il va avoir 20 ans d’âge. Des choses pouvaient être interprétées d’une certaine façon il y a 15 ans, elles peuvent être comprises autrement depuis. Veil, l’avocaillon qui s’y attellera d’office, s’y entend dans ce genre de combines ! Je le connais. C’est le fiston de Simone.
FF – À moins qu’il nous sorte une astuce du genre « ambassadeur plénipotentiaire » d’un « zinzin » quelconque. Avec un passeport diplomatique en poche, les juges en seront pour leurs frais.
NS – Oui, pourquoi pas. Mais alors qu’on soit bien d’accord : Je veux apprendre la nouvelle par la presse. Pas autrement ! Et vous tous aussi. Compris ?
FF – Bien sûr. Bon, de toute façon, on fait comme on a dit. L’urgence, c’est les dir-cab et les élections.
(On frappe à la porte)
NS – Entrez !
CS – Laissez ça, mademoiselle ! Je m’occupe de la santé de mon mari !
(Entre CS, avec un plateau à la main sur lequel est posé un verre d’eau)
NS – Mais qu’est-ce que tu fais là ? Je te croyais en train de faire le tour de la maison ? Ou de dépenser le fric du contribuable en fripes de grands couturiers ! J’en ai marre de te voir en Jean’s !
CS – Je prends soin de ta santé ! Tiens, prends tes médicaments… Je fais quoi pour les gamins ?
NS – Les gamins ?
CS – Je te rappelle que nous avons eu un fils. Tu te souviens ? Tu sais, le petit bout qui te prend pour Dieu tout puissant, qui passe son temps à jouer au dictateur à son école et à terroriser ses professeurs ! C’est moi qui l’ai fait, mais tu y es aussi pour quelque chose, quand même. Même si ce n’est pas grand-chose !
NS – Ma Biiiiche ! Je n’ai pas oublié. Seulement, là tu vois, non seulement j’ai mal au crâne…
CS – Mais tu as toujours mal au crâne ! Tu devrais écouter ta mère et éviter de porter des chemises si étroites. Ce n’est pas parce qu’on a les bras courts qu’il faut se serrer le kiki à ce point-là ! Ou alors, ouvre le dernier bouton !
NS – Arrête avec ça ! Je ne m’habille pas chez Darty !…
CS – C’est pas Darty, d’abord…
NS – …Et les cols de chemise ouverts, ça fait négligé ! Je suis le Président, tout de même ! Je me dois d’avoir un peu de tenue !
CS – Il n’empêche…
NS – Bon, on a fini, Messieurs ? Alors on décampe ! Cap sur la conf’. Tout de suite après, vous vous prenez les caciques sur les dir-cab et moi je monte saluer les amis. Claude, tu t’occupes de les faire monter discrètement et vous me rejoignez dès que vous avez fini !
FF – On te suit. Bonne Journée, Madame la Présidente !
CS – Ouh là ! Ça fait classe, ça : Présidente !… Ton aspirine, puisque tu veux te fusiller les boyaux avec de l’acide.
NS – Ah oui ! Merci.
CS – Avant de partir, tu me dis où il a mis ses revues cochonnes, l’ex ?
NS – Quelle revue cochonne ?
CS – Ne me prends pas pour une idiote ! Tu as déjà le gode et la vaseline. Il y a forcément aussi des photos !
NS – Mais n’importe quoi ma Biiiiche !
CS – Regarde-moi bien dans les yeux !
NS – Oui, ma Biiiiche ! Autant que tu voudras.
CS – Tu m’as bien regardée ?
NS – Mais comme toujours, ma Biiiiche ! Tu es belle comme le soleil !
CS – Alors, dis-moi : où as-tu vu que j’étais blonde pour me prendre pour une conne comme ça !
(Éclat de rires des deux autres personnages)
CS – Vous, les garçons, ce n’est pas drôle ! Je vous préviens, il y en a un qui dérape et dans l’heure la presse est au courant de tout ! Je vais d’ailleurs faire mon site Internet ! Et j’y mettrai en ligne les photos des nanas que tu reluques…
NS – Ah non !
CS – …Et tes accessoires favoris ! …
NS – …Tu n’y connais rien en informatique, tu vas te faire pirater !…
CS – …Et si je retrouve ta poupée gonflable, j’en fais autant…
NS – Arrête avec ça ! Ce n’était pas ma poupée gonflable, mais celle d’un copain qui était en dépôt… Je ne savais même pas, moi !
CS – C’est ça ! Tu me prends vraiment pour la reine des gourdes ! Bois ton aspirine et vas bosser. Pendant ce temps-là, je fouille !
NS – Si tu veux, si tu veux !
(NS, FF et CG sortent rapidement)
CS – Bon ! Voyons voir, un peu…
(CS fouille ici et là puis retourne coller une oreille à la porte).
CS – Ça y est ! Ils sont partis.
(CS va sur la pointe des pieds à l’autre porte et l’ouvre)
CS – Vous pouvez venir les filles ! Ils sont partis ! Je les ai fait fuir.
(Entrent trois inconnues, I1, I2 et I3)
I1 – Wouah ! Pas mal dis donc !
I2 – Ouais ! Superbe.
I3 – Mieux que de l’autre côté de la rue !
CS – On se fait un petit thé et une partie de crapette ?
I2 – Pourquoi pas une belote !
I1 – Je n’en reviens pas ! Hihihi ! Une belote dans le bureau du chef de l’État ! Jamais Hilary Clinton n’y aurait pensé !
I3 – Merveilleux… Et si on se faisait une petite boum, là, comme ça ?
CS – Avec qui ? Il nous faut des garçons !
I1 – Et pourquoi pas entre filles seulement !
I3 – Mais les garçons, il y en a en uniforme de l’autre côté, il suffit d’aller les chercher !
CS – Oh oui ! Pour assurer notre sécurité.
I2 – Tu crois qu’ils ont le droit ?
CS – Pas sûr ! Ils sont un peu coincés, ceux-là ! Vous savez quoi ?
I3 – Non ! Raconte !
CS – J’ai exigé qu’ils portent un string !
I2 – Pas possible ?
I1 – Tu as fait ça ?
I3 – Et ils vont le faire ?
CS – Ce n’est pas encore sûr ! J’ai senti comme une… résistance.
I3 – En attendant, ça doit drôlement lui pourrir la vie, tous tes trucs ! Formidable…
CS – Il le vaut bien, va !
I1 – En tout cas, il est confortable le fauteuil !
I2 – Wouah ! Et le canapé ! Il ne devait pas s’emmerder, Chirac !
CS – Pas ce mot-là ici en ma présence, je t’en prie…
I2 – Oh excuse ! Bon alors ? Thé dansant ou belote au thé ?
I3 – Thé dansant !
I1 – Ils ne vont pas vouloir.
I3 – Mais si ! On leur fait un strip-tease et ils viendront.
I2 – Un strip-tease ! Quelle bonne idée !
I1 – C’est quoi ce truc-là, ma chérie ? Un godemiché et de la vaseline !
I3 – Quoi ? Montre-moi ! Montre !
CS – Ne m’en parle pas. Il dit que c’est un cadeau de Mitterrand au vieux con, il y a 12 ans !
I1 – C’est sûr que ce n’est pas un modèle du dernier cri. On dirait qu’il n’a jamais servi.
I3 – Ce n’est pas comme la vaseline. On dirait qu’elle a déjà servi !
I2 – Pas possible ! Mais qui ?
I3 – Tiens, au bout des seins, ça doit être rigolo !
CS – Arrêtez les filles ! C’est fait pour le gode !
I2 – Tu crois ?
CS – Rangez ça ! Vous n’êtes pas drôles !
I2 – Bon alors, on fait quoi ? On s’envoie en l’air ici avec les beaux mecs de derrière la porte pendant que ton mari bosse ?
I1 – Tu n’y penses pas ? Une partouze ici ? Il y a peut-être des caméras partout ?
I2 – Tu crois ?
CS – Je ne sais pas. Mais, il doit bien y avoir des sécurités qu’on n’imagine même pas.
I1 – Déjà qu’en face, c’était bourré de micros, on en a eu la preuve, ici c’est peut-être pire !
I2 – Ouh là, là ! Moi, je ne reste pas !
I3 – Oui, tu as raison. Si on nous trouve ici à faire les folles, c’est encore toi qui vas déguster !
I1 – Bon alors, on s’en va ? Tu nous fais visiter ta chambre. Peut-être y sera-t-on plus à l’aise qu’ici !
CS – Je ne peux même pas ! L’autre cloche n’a pas rendu les clés !
I1 – Pas possible ?
I3 – Ahahah ! Elle est bien bonne, celle-là ! Toi, SDF chez toi ? À l’Élysée !
I2 – C’est curieux ! Tu vas peut-être trouver les cadavres de ses amants dans les placards !
I1 – Arrête ! Ce n’est pas drôle ! J’espère bien qu’ils feront le ménage avant que tu n’y rentres ! Tu imagines te retrouver devant un petit jeune mignon en pleine décomposition !
I3 – Ou plein de capotes usagées dans tous les coins !
CS – Arrêtez ! Vous êtes immondes ! Berk ! Allez, ouste ! On prend le thé à côté ! Allez, allez ouste ! Maintenant que vous avez vu, on s’en va ! De toute façon, on va à la conférence pour être vues et après, il faut que vous m’accompagniez chez un grand couturier. On va se faire faire des robes !
I3 – Je croyais que tu ne voulais pas ?
I2 – Nous aussi ?
CS – Et pourquoi pas !
I1 – Et chez un chausseur aussi ! Il y en a un, pas très loin, où j’ai vu des escarpins de toute beauté en venant ici.
I3 – Et des bijoux, tu y as pensé !
CS – Non. Allez ! On s’en va ! Et sans bruit !
I1 – Dommage pour la belote…
I3 – Et pour les beaux mecs qui font le guet derrière l’autre porte… J’en aurai bien fait mon 4 heures, moi !
(CS, I1, I2 et I3 sortent par la porte par laquelle elles sont entrées)

samedi 24 juin 2017

Acte II – Scène II


Aux plaisirs du palais – (Comédie dramatique en 3 actes et en prose !)

Avertissement : Ceci est une œuvre de totale fiction. Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, a fortiori à naître, ne peut qu’être pure coïncidence totalement fortuite, fruit de l’aléa propre au pur hasard. Tout rapprochement incongru relèverait donc de la plus haute fantaisie et son auteur se verrait impitoyablement poursuivi en justice pour répondre du préjudice qu’il aurait pu ainsi créer.

Acte II – Scène II

(Entrent par une autre porte CS et CG).
CS – Ce n’est pas croyable ! Cette pimbêche affreuse avec ses cheveux en forme d’ananas montés sur crâne n’est même pas capable de me laisser entrer dans MES appartements ! Nico, où es-tu ?
CG – Il n’est pas là. Je te rappelle qu’on n’entre pas dans ce bureau sans en avoir au préalable demandé la permission ! Le Président pouvait être avec n’importe qui…
CS – Justement ! Je veux pouvoir vérifier s’il ne tringle pas une secrétaire ! Même à l’improviste. D’ailleurs j’exige d’avoir mon bureau, ici, dans la pièce contiguë !
CG – … en conversation hautement secrète ! Ce n’est pas un moulin, ici !
CS – Aaaaah ! Mais c’est ignoble, cette décoration ! Faut me changer tout ça et mettre un de mes portraits sur ce bureau ! Un grand où je souris ! Non mais ! On en trouvera bien un dans les archives maisons. C’est vraiment d’un mauvais goût, ici ! Hideux ! Je suis sûre que ma chambre est encore plus horrible !
CG – C’est le Président qui choisira son mobilier. Et pour le moment, son emploi du temps est chargé. Il y a Conseil en cabinet et tous les décrets de nomination des directeurs à préparer !
CS – Et c’est quoi, ça ? Un gode et de la vaseline ! Et électrique en plus ! Tiens ! Je ne l’avais pas, celui-là ! D’où ça sort ?
CG – Je l’ignore !
CS – Tu vois : dès que j’ai le dos tourné, il en profite pour recommencer ses frasques ! C’est invraisemblable ! Et avec Chirac en plus ! Où est-elle la victime ?
CG – Je ne sais pas. Il n’était que tous les deux, tout à l’heure.
CS – Ah bé, c’est du propre ! Les cochons ! Tous les mêmes ! Et sans capote en plus ! Il va encore me ramener n’importe quel microbe !
CG – Mais non, il doit y avoir une autre explication. On a du travail, là. On n’est pas là pour s’amuser. Il va d’ailleurs revenir et nous avons très peu de temps.
CS – Je m’en tape ! Je suis cantonné ici pour 5 ans, faudra bien que ce soit à mon goût où je rentre chez maman !
CG – Arrêtes de faire ta gamine : On n’est plus à Neuilly ou place Beauvau !
CS – Il n’empêche ! C’est toujours rive droite et moi je ne supporte pas !
(Entre NS par la porte où il est sorti)
NS – Putain la barre ! Et puis qu’est-ce que vous avez à vous disputer tous les deux ? On vous entend depuis le perron ! Qu’est-ce qui se passe ?
CS – Tu sais quoi ? Eh bien la Bernie avec ses pots de chambre sur la tête, elle est partie avec les clés de MES appartements ! J’exige qu’elle les rende immédiatement ou je ne reste pas une minute de plus !
CG – J’essayai de dire…
NS – Je suis au courant. Claude, tu forces la porte et tu vides tout son bazar d’ici à ce soir. Le grand con vient de me dire de tout livrer chez son pote libanais.
CS – Je veux aussi que tu changes tout le mobilier et j’exige d’avoir le bureau à côté du tien !
NS – Ma Biiiiche ! Calmes toi ! Tu auras tes appartements et ton bureau dès ce soir. Carte blanche pour la déco.
CG – Je vous mets en contact avec le Mobilier National ?
NS – Oui, c’est ça !
CS – Je veux du moderne ! Je connais d’ailleurs un art…
NS – Si tu veux ! Mais avant, j’aimerai souiller tous les coussins avec nos ébats, ma Biiiiche !
CS – Et puis quoi encore ! Si tu m’approches, je hurle que même la garde montée arrivera au grand galop !
NS – Ma Biiiiche…
CS – Et puis c’est quoi ça ? Tu te sers de godes, maintenant ?
NS – Mais non, c’est pas ce que tu crois ! C’est un truc de Jacquou ! Il le tiendrait de Mitterrand. Faut me vérifier ça, d’ailleurs, Claude. J’ai l’impression que c’est encore n’importe quoi.
CG – Vérifier quoi ?
NS – Que c’est un cadeau de Mitterrand à Jacquou le jour de leur passation de pouvoir. Ça vient bien de quelle que part. Alors, fais éplucher les comptes ou essayes de faire parler des témoins.
CG – Tu es sûr que tu veuilles que j’ébruite ce truc-là ? Ce n’est pas le vieux qui t’a encore joué un tour à sa manière ?
NS – Il ne manquerait plus que ça !
CS – En tout cas, je ne veux plus rien voir de pareil ici. Pour le reste, j’en reste à ce que j’ai dit : le mobilier est dégueulasse ! Je veux du moderne ! Je veux des meubles neufs !
NS – Ok, ok. Tu fais comme tu veux mais tu ne touches pas aux murs. Impératif secret défense.
CG – Secret défense ?
NS – Oui… Ah, ma Biiiiche ! Si tu peux, j’aimerai que tu m’installes le bureau sur une estrade avec deux marches de chaque côté. Je veux que les gens, même debout, me regarde par en dessous !
CG – Une estrade ?
CS – Une estrade ? Et pourquoi pas une fosse tout autour tant que tu y es ?
NS – Et un coussin discret sur le fauteuil.
CS – Comme tu veux ! À condition d’avoir des gardes du corps aux portes qui soient baraqués et mignons !
NS – Les gardes ?
CS – Je ne veux pas de nabots moches et sourcilleux dans mon entourage. Un me suffit déjà bien assez !
CG – Hum, hum ! Les Gardes Républicains sont tous sélectionnés selon des critères de taille et de conditions physiques draconiennes ! On ne peut pas en changer comme ça !
CS – M’en fous ! S’ils ne me plaisent pas, vous les mettez ailleurs. Je veux des cerbères, à ma porte et dans les couloirs, dignes de ce nom ! Et des célibataires de préférence. Et puis vous me changez leurs uniformes : je les veux en string !
NS – Tu es folle ! En string ? Mais tu es complétement cinglée, ma Biiiiche !
CS – J’ai des copines à satisfaire, figure-toi ! Et ne me parle pas sur ce ton, sans ça je hurle !
CG – Eh bien dites donc…
NS – Tu crois qu’on peut faire ça ?
CG – Ah non ! Impossible… Changer un uniforme séculaire comme ça sous prétexte que la présidente ou ses copines veulent se rincer l’œil, je m’y oppose catégoriquement ! La Garde, ce n’est pas du bétail tout de même ! Et puis quoi encore ?
NS – Écoute ma Biiiiche ! On a du travail. Alors tu fais comme tu veux. Tout juste, puisque tu es la première dame du pays, tu sors te faire faire des tenues de sorties et de soirées et tu te fais escorter en toute circonstance par les G-men du service. Un point c’est tout !
CS – C’est ça ! Pour m’espionner en permanence !
NS – Pas du tout ! Pour te protéger en permanence. Il nous serait très désagréable, au pays tout entier et à moi-même, que tu disparaisses ne serait-ce que 5 minutes. Tout le monde pourrait imaginer qu’El Qaïda t’a enlevée ! Tu imagines la suite ?
CS – Tiens ? Bien je voudrai bien voir ça ! Qu’ils essayent un peu de me toucher, tes barbus !
NS – Arrête ma Biiiiche ! Le monde entier t’adore déjà et serait navré qu’il t’arrive quoique ce soit !
CS – Le monde entier ? Tu es sûr ?
NS – Sûr !
CG – Ça c’est évident ! Le moindre problème de ce genre et toutes les chancelleries seraient sans dessus-dessous !
CS – À ce point ! C’est magnifique, ça ! Superbe même.
NS – S’il te plaît, n’abuses pas ma Biiiiche ! Vas faire tes courses. Et fais un tour du propriétaire pour moi, s’il te plaît. Nous, il faut qu’on bosse !
CS – Très bien. Si je dérange, je m’éclipse.
NS – À tout à l’heure, ma Biiiiche !
CS – Ah ! Encore une chose : c’est moi qui choisis tes collaboratrices. Celles qui ne me plaisent pas dégagent ! Compris ?
NS – Ma Biiiiche… On en a déjà parlé. J’ai besoin de gens compétents.
CS – Je sais les repérer. Pas question que tu t’entoures de sauteuses. Je connais les femmes, crois-moi !
NS – Comme tu veux ma Biiiiche !
CS – Et ne m’appelles plus comme ça ! Je suis quand même la première dame de France et le monde entier m’adore déjà. Alors un peu de respect.
(CS sort par où elle est entrée)
NS – Ouf ! Quelle journée !
CG – Elle en fait beaucoup pour te satisfaire, pourtant.
NS – Je ne parle pas de ça, mais de mes migraines. Tu ne sais pas la meilleure ?
CG – Non. De quoi s’agit-il ?
NS – De ça !
CG – C’est quoi cette histoire de Mitterrand ?
NS – Une ânerie, à mon avis. Mais faut vérifier.
CG – Et les codes ?
NS – Il m’a mis au parfum. Pas de problème. Bon, on a du taf ! Alors on y va ! Est-ce que tu as pu prendre tes quartiers ?
CG – Ça c’est bien passé. La boutique était bien tenue, les dossiers sont clairs et tous sont accompagnés de notes de synthèse. De son côté, les équipes de François seront toutes en place bientôt : la continuité du Service public est assurée.
NS – Parfait. Tu me fileras une copie de toutes les notes de synthèse. Je veux être au courant de tout. Absolument tout. Tu as une vue claire sur le pognon qui reste dans les caisses ?
CG – J’ai regardé les comptes spéciaux de l’Élysée : il ne manque pas un centime. Et on a de quoi faire !
NS – Ok. Tu te débrouilles pour que Cécilia ne claque nous pas tout l’oseille en fringues. Tu connais ses fournisseurs ?… De toute façon tu te fais rencarder par son escorte. Je peux te faire confiance ?
CG – Ne t’en fais pas. Mais comme elle de mauvaise humeur, ça risque de faire chaud d’ici ce soir !
NS – On verra bien à ce moment-là. Il en est où François avec son gouvernement ? On peut commencer notre réunion de cabinet ou non ?
CG – Brice n’est pas encore arrivé. Pour le reste tout le monde est là, depuis la porte de derrière. Et les textes des décrets sont prêts à la signature. Le parapheur est à côté. On fait comment ? On signe tout de suite ou tu veux le faire devant eux ?
NS – La publication est prévue pour quand ?
CG – D’après notre calendrier, ça sort au JO de vendredi au moment où tu en fais l’annonce. Signature demain au plus tard.
NS – Bon. On décide après la réunion. Car je veux un topo sur les directeurs et des conseillers de cabinet. Pas question qu’on n’impose pas nos bonshommes. J’ai lu la presse : ça va renâcler aux entournures !
CG – C’était voulu. Ça va quand même surprendre, non ?
NS – Ouais. On aurait pu faire mieux. Mais bon, on a assez réfléchi là-dessus. On ne va pas remette ça. Donc, à l’ordre du jour, les nominations des Directeurs et des conseillers. Je ne veux pas leur laisser la moindre marge de manœuvre. Et je veux aussi aborder les « secrétaires d’État » tout à l’heure. L’urgence est aux législatives. Il y a encore du monde à caser. Ça et finaliser les postes clés au parti. Je veux que Brice parvienne à verrouiller l’appareil. Je n’ai pas trop confiance dans les autres « baronnets » du triumvirat et de tous ceux qui se profilent derrière. Bon et la rue ? Ça se passe comment ?
CG – Pour le moment, on matraque tranquillement, dans le calme ici ou là. La presse est bien tenue au chaud et tout le monde attend tes premières déclarations et celles de tes visiteurs. Je te rappelle que tu reçois Vincent, Martin et Arnaud tout à l’heure pour le déjeuner.
NS – Il faut continuer à ce qu’ils s’occupent de ça en priorité. La racaille, on s’en tape pour l’instant… On y reviendra plus tard, si les sondages commencent à baisser. Alors là, on enverra les caméras là où ça chauffe. Histoire de faire peur. Pour les « potes », essayes de dégotter quelques bonnes bouteilles à la cave ! L’autre con n’a pas dû tout boire pour être un adepte de la roteuse. Et veilles à ce que nous ne soyons pas dérangés, sous aucun prétexte.
CG – Ok. Tu manges ici ou dans la salle à manger ?
NS – Ici. Genre sur le pouce.
CG – Entendu. Je fais monter François ?
NS – Si tu pouvais aussi me trouver un cachet d’aspirine, ça serait très bien… En attendant, je ne supporte déjà plus ce bureau. Faut me changer tout ça !
CG – Je laisse faire ton épouse ?
NS – Surtout pas ! Tu fais enlever tout ça d’ici ce soir. Doit bien y avoir encore quelle que part le mobilier du Général. Tu le fais installer après le déjeuner ?
CG – Et c’était sérieux l’histoire de l’estrade ?
NS – Quelle question ! Naturellement que je veux regarder de haut en bas ! Non mais ! Faut que les gens qui entrent ici sachent qui est le patron !
CG – Normalement, ils savent déjà, tu sais, avant même de franchir le portail d’entrée !
NS – Peu importe. Tu me fais faire une estrade haute comme ça, s’il te plait. Il y a de place sous le plafond. Ah ! Et puis changes moi ces rideaux ! Ils sont affreux.
CG – Et pour la peinture ?
NS – Tu ne touches à rien. C’est vraiment top secret défense. Par contre, j’y pense, il faudrait faire passer une équipe de détecteurs de micro. Je veux être sûr que le grand con il n’ait pas laissé traîner un mouchard quelconque.
CG – Entendu.
NS – Ah ! Pour les coussins, ceux-là, tu me les mets dans un coin. J’irai vraiment pisser dessus le temps qu’il faudra !
CG – Tu es sérieux ?
NS – Très sérieux ! Tu ne peux pas savoir comme cette idée-là me soulage ma migraine !
CG – Bon, je file te trouver François !
NS – Ne t’en vas pas tout de suite. J’aimerai aussi que tu te démerdes pour installer un lit escamotable discret, là en face. Non ! Sur le côté face à la fenêtre. Mais en toute discrétion. Pas question que Cécilia soit au courant. Par conséquent, un jour où elle ne sera pas là.
CG – Pour quoi faire ? Tu as ta chambre à l’étage ? Si c’est pour piquer un roupillon, ce n’est pas loin !
NS – Tu rêves ! Elle va encore me claquer la porte au nez plus qu’à mon tour.
CG – Ce n’est pas encore réglé, vos problèmes ?
NS – Ça n’en prend pas la tournure, en tout cas. Et comme je ne suis pas fait que de bois, faudra bien trouver un endroit pour dégorger le poireau en toute tranquillité.
CG – Tu veux aussi que je te recrute ton personnel tant que tu y es ? J’espère que tu n’y penses pas une seule seconde ! Que tu me fais marcher !
NS – Je rigole ! Mais n’empêche. 5 ans avec elle à côté et pas d’accès à autre chose, je le sens très mal ! Alors pour le personnel, tu as raison, je m’en occupe : tu as toujours eu mauvais goût sur ce plan-là. Tu me mettras quand même des loquets aux portes, qu’on ne puisse pas entrer ici sans que j’en décide.
CG – Mauvais goût, peut-être, mais moi au moins je ne suis pas emmerdé comme tu l’es. Pour les loquets, là, tu as raison : je n’ai pas pu la retenir tout à l’heure et un peu plus elle partageait tes secrets d’alcôve avec Chirac ! Quand j’y pense : Un Gode et de la vaseline ! Vous êtes vraiment des cochons, tous les deux !
NS – Oh ! Eh ! Arrêtes un peu avec ça, s’il te plaît ! Le Chirac, j’ai failli lui en mettre une. Mais pas pour ça !
CG – Ah ?… Pour quelle raison ? On peut savoir ?
NS – Vas chercher de l’aspirine, s’il te plaît et reviens avec François et les parapheurs. Je t’en remercie.
(CG sort)
NS – Yes ! Tous niqués ! Tous niqués ! Yes ! Yes !… Tous niqués ! Je suis le meilleur ! Yes ! Ah punaise ! Que c’est chouette ! Tous niqués ! Yes ! Pas un qui manque à l’appel ! Tous niqués ! Tous niqués ! Yes ! Yes ! Je vais leur en foutre plein le cul ! Yes ! Yes ! Tous niqués ! Tous Niqués ! Yes ! Yes ! Putain ! De Gaulle !…
(La niche s’ouvre dans le mur)
NS – …Je les ai tous eus, tes fils de pute ! Piétinés, tes baronnets de crotte ! Ah merde !… Cette putain de merde de connerie de bouton rouge !
(NS referme rageusement la niche).