Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 21 janvier 2017

Laudato si… Postface


Je vous prie de bien vouloir me pardonner…

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite !

… d’avoir bâclé la fin de ce roman : il me sortait par les yeux !
Un vrai supplice…

Je vous explique : normalement il avait été conçu comme ne devant faire « que » moins de quarante chapitres d’environ 2 à 3.000 mots chacun et son objectif était de reprendre les suites des détournements massifs d’argent « public » des acteurs de la guerre du Koweït de 1990/1991.
Rapidement, je me suis rendu compte qu’il dépasserait les 60 chapitres, tel que j’ai commencé sa mise en ligne le 5 juin 2016 pour terminer de façon prévisionnelle – à l’époque – autour du début septembre 2016.
Pas de chance de 60, puis 64, puis 70 et enfin 77 chapitres, même en faisant des chapitres de plus de 5.000 mots, on en est arrivé à la mi-janvier 2017 !
Pas croyable…

C’est qu’à force de vouloir être « complet », il a fallu rajouter quantité d’informations qui n’étaient pas prévues à l’origine, jusqu’à aboutir, en final, à l’explication du titre lui-même, « Laudato si… » qui fait directement référence à l’encyclique du Pape François.
Je l’ai lue et c’était une évidence : celui-là parlait de l’avenir, de l’homme sur sa planète, de sa planète.
Alors certes, ce n’est pas la première fois qu’un pape catholique nous cause de l’homme, de la vie spirituelle de la « créature Divine », mais pas comme ça de l’avenir de son « jardin d’Éden ». Il était forcément « inspiré ».
Pour le Chrétien-croyant, l’Esprit-Saint inspire les humains au moins depuis la Pentecôte, le troisième personnage de la Sainte-Trinité (le Père, le Fils, le Saint-Esprit).
Quand on n’est pas croyant (en tout cas « pas croyant » comme moi au dogme officiel résumé dans le Credo…), c’est qu’il y a une autre explication logique.
Certes, l’intelligence-en-marche peut « construire » une explication à cette encyclique, comme il peut déjà exister nombre de « spéculations » ésotériques par ailleurs, je n’en disconviens pas, mais comme par ailleurs j’avais introduit dans le précédant volume des « Enquêtes de Charlotte » la notion que de « Mains invisibles » venues du futur pour « inspirer » les hommes du présent (comme probablement de notre passé qui est aussi le leur et qui aboutit à construire « leur présent ») – pas tous, mais quelques poignées – le lien était donc assez facile pour un « auteur-plumitif » comme moi, sans imagination aucune, de faire la liaison…

Par ailleurs, il manquait une explication rationnelle à toutes ces corruptions qui surgissent au fil de l’actualité, un peu partout autour de la planète : elles ont pour origine des « pillages », illégaux, mais qui s’auto-légitiment les uns les autres au fil du temps : un comportement largement partagé jusqu’aux « élites » qui me questionne tous les jours.
C’est que des pillages, au fil de mes recherches, je me suis aperçu qu’il y en a eu bien plus que je ne l’avais imaginé de prime abord avec « Opération Juliette-Siéra ».
En revanche, il fallait se tenir prêt à une révélation anté-campagne électorale qui devait bouleverser « l’ordre naturel des choses » de la politique à travers une révélation, au moins en « Gauloisie-contemporaine » et s’étendre sur toute la planète à travers l’affaire des « Panama-papers » qui surgissait « par hasard » au fil de l’écriture.
Un élément de plus, qui en rajoutait à intégrer dans le corpus en cours…

Car, nous avons pu (nous, enfin… surtout le « Capitaine haddock » tellement ma propre contribution reste modeste) reconstituer les événements au moins en « Gauloisie ».
Je vous explique en deux quelques mots :

Premier épisode : L’Irak de Saddam Hussein se croit autorisé à envahir le Koweït en août 1990, la faute à une « maladresse » de l’ambassadrice US à Bagdad, les puissances occidentales s’inquiétant au moment même où le mur de Berlin vient de tomber.
Analyse servie à l’opinion : on ne peut pas laisser en l’état une violation flagrante du droit international public ; il faut réagir.
Analyse servie aux experts : le Pacte de Varsovie ayant été dissout, le « gendarme du monde » que sont les USA a les « mains-libres » et se cherche un nouvel « ennemi ». Or, l’action de Saddam met en péril les monarchies pétrolières et donc menace les intérêts américains et occidentaux, ce qui pourrait bouleverser le monde émergeant à peine de la crise de 1974.
Aspect resté secret : une partie du trésor koweïtien est déjà entre les mains des occidentaux. 45 milliards de dollars, répartis entre USA, GB et France. Dès le premier jour des assauts.
Ce qui paye par avance les frais d’une campagne militaire en retour.
Il me fallait vous l’expliquer et vous décrire comment.
J’ai donc recherché le déroulé complet des opérations (un sacré boulot d’archiviste…) et y ai introduit mes « personnages-en-action » en vous le rapportant.

C’est la première partie, purement « romanesque » où je fais reprendre du service aux « mains invisibles », de celles qui possèdent une technologie assez avancée pour voyager sur la flèche du temps : l’avenir, notre avenir !
Facile puisque comme je viens de le dire, j’avais déjà introduit cette possibilité … « futuriste » dans « Mains invisibles – tome II » en explication du premier « opus » de la série, sur une idée de mon « Beauf’ », le philosophe de la famille (qui lui s’en remet aux dieux grecs : il est grec et très fier de l’être…).
Il me suffisait de faire « la liaison » avec mes personnages « habituels ».
Pas trop compliqué jusque-là.
Sauf que sur ma lancée, je me mêle, comme à mon habitude, de mélanger « faits réels » (et avérés) avec la fiction-romanesque et je perds un temps fou à vous faire la relation des événements-terrain : c’est qu’il est important, pour comprendre, d’arriver à février 1991, où, très officiellement l’Émir du Koweït fait un don d’un milliard de dollar à la France !
Et alors, là ?
Pourquoi à la France et pas aux autres membres de la coalition que je vous demande-je un peu ?

Très logiquement, parce que ce milliard avait été détourné par le président d’alors et que personne n’avait rien vu.
D’ailleurs, questionnés par des députés de divers bords, les ministres actuels cherchent encore et toujours tout en étant bien incapables d’en retrouver trace en comptabilité publique alors même qu’ils admettent au moins implicitement et quasiment depuis les débats sur le budget 1992 que le pays a été largement défrayé (plus de 10 milliards de francs de l’époque) : c’est marqué comme ça dans les JO des débats du moment (et plus contemporains) que je vous reproduis au fil de ce récit.
Et pourquoi faire un don de ce que vous n’avez plus puisqu’on vous l’a piqué ?
Mais parce que ces fonds détournés, le président ne comptait pas les rendre : et le dénoncer l’aurait ridiculisé à la face du monde, tel un gamin pris la main dans le pot-de-confiture !
D’autant qu’il n’était pas tout seul à l’avoir fait…
Il valait mieux, pour l’Émir, s’en faire un allié au moins jusqu’à la libération effective de son pays et de son trône. Ce qu’il a logiquement fait…
Et vous aurez noté que depuis, la France était comme « en froid » avec l’émirat, sauf depuis la commande d’hélicoptères toute récente obtenu un quart de siècle plus tard – alors que nos marchands de canons équipent toute la péninsule – un autre mystérieux revirement à expliquer.
Là, j’ai prolongé jusqu’à la récupération et la restitution des diamants volés que je n’avais pas du tout envisagé au démarrage. Le vol oui, par William River (une « fiction » bien entendu) mais la restitution, non (les derniers chapitres récents) !

Deuxième étape : l’escroquerie Ferrayé.
Là encore, une affaire fortement documenté sur le web et par quelques ténors « avocalieux » dont un qui fait désormais « député-BBR » : je n’invente rien.
Le procédé inventé par Joseph Ferrayé, pour éteindre les puissants incendies de puits de pétrole en quelques mois, est pillé à l’INPI par une compagnie pétrolière française aujourd’hui disparue, liquidée, oubliée, enterrée et pour cause.
Et cette opération, là encore très documentée sur le site du camarade « Basanix » et quelques autres, fait l’objet d’une double escroquerie : la première est un pur produit local, je dirais même « en famille » aidée probablement par la CIA qui faisait alors la loi dans le pays libéré ; et la seconde en France, via le ministre de l’économie et de l’industrie de l’époque, futur écroué depuis un Sofitel New-Yorkais pour un éjaculat raté, qui est partiellement dénouée en Suisse.

Là, je vous en ai fait « mon premier-roman » qui explique comment a été financé le « Grand-emprunt » de 35 milliards d’euros, annoncé en grande pompe fin 2009, après un « plan de relance » de 26 milliards qui avait fait « flop »…
Pourquoi un emprunt ? Pour en faire quoi ? Pourquoi ce montant ?
Nous attendions 100 ou 50 milliards avec souscription populaire. Non : 35 empruntés sur les marchés !...
Curieux le président du moment.
Pour en faire quoi ?
Analyse servie à l’opinion : il le dit lui-même, pour un tiers en remboursement de dettes arrivées à échéance, un tiers pour investir dans des projets d’avenir et un tiers… pour plus tard !
Il me suffisait de coller à sa déclaration pour comprendre ce que personne n’a compris…
Et attend, il se mêle de faire le boulot quotidien de l’agence France-Trésor, maintenant, le « boss » ?
Analyse restée secrète : pour rembourser les américains de l’avance faite au koweïtiens qui veulent bien payer une fois, mais pas deux, le prix de l’extinction de leurs puits de pétrole en feu, pardi.
Ce que refusait de faire son prédécesseur et que son premier ministre de cohabitation, promu à l’occasion d’une « divine-dissolution » à froid, pourtant sollicité par les koweïtiens refusait également de faire, « sous réserve d’inventaire », n’ayant pas du tout envie de très courageusement se brûler les doigts avec cette patate-brûlante-là…
Là encore, en 2009 comme en 1992, puisque les fonds ont été détournés par les quelques-uns dans « le secret », pas question de les restituer autrement que de façon dissimulée, bien évidemment.
J’espère qu’après ça, vous comprendrez un peu mieux les tréfonds de la vie politique de mon pays (celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…).

Dans « Mains invisibles » (tome I), je vous explique qu’il y avait des queues et des complicités, pas très nombreuses mais au plus haut niveau, de « survivants » qui se font à leur tour dépouiller au profit de la République.
C’est toujours un roman, mais uniquement basé sur des faits réels et vérifiables par vous-même (souvenez-vous des 2 milliards que devait ramener « Déesse-Khâ » dans sa nouvelle banque alors qu’il n’y en aura rien été).
Le tome suivant n’apporte rien de plus, alors qu’il me restait à régler le sort des « autres détournements ».
Qui n’est d’ailleurs pas définitivement réglé à l’issue du présent volume, « Laudato si… » pour les raisons exposées tout au long de ses chapitres.

Et troisième étape : la série d’attentats qui déchire mon pays. Un, les « Charlie », « l’hyper-cacher », admettons.
La réaction internationale a été brutale et unanime dans sa démonstration de solidarité.
Souvenez-vous-en…
Analyse servie à l’opinion : Daech est l’ennemi déclaré. On va lui faire la guerre.
Ah oui, mais avec le temps, on se rend compte que ce serait plutôt El Qaïda qui servait de fausse bannière. Or, l’EI est salafiste-sunnite et El Qaïda plutôt chiite, notamment au Yémen (là, c’est sûr) : en bref, si ces mouvements sont « cousins », ils ne peuvent pas se supporter, notamment en Syrie et en Irak avec Al Nostra et compagnie où ils ne se font pas de cadeau.
Analyse servie aux experts : ce terrorisme-là est armé avec des flingues qui viennent d’Europe de l’est, plus exactement des Balkans, via des réseaux « nationalistes »…
L’enquête de police l’aura démontré.
Analyse secrète : on est face à une entreprise de déstabilisation beaucoup plus vaste qui vise au démantèlement de l’Europe. Elle gêne quelques hyperpuissances contrariées dans leur sphère d’influence.
Et le maillon faible, c’est le président français… alors on en remet un dose et ce sera le 13 novembre 2015 et encore le 14 et sa « réplique » du 26 juillet 2016.

D’ailleurs, depuis que le président a annoncé qu’il renonce à un second mandat, on change de pays-cible et on s’attaque au maillon fort de l’Europe qu’est l’Allemagne…
Là, deux explications qui se complètent :
1) La pression est retombée, les élections qui viennent sont de toute façon « sous influence » et plus personne n’envisage de faire remonter les affaires de détournement des années 1990 et 1991 : pas la peine et trop dangereux ;
2) Le dispositif de surveillance anti-terroriste s’est considérablement renforcé et gêne les opérations terroristes qui ont dégénérées jusqu’en Belgique…
Par ricochet.

Ceci dit, quatrième épisode, je suis personnellement témoin de plusieurs faits qui n’auront reçu aucune explication.
Pas des explications « suspectes », non, « aucune » explication !
1) – Le 4 décembre 2015, je suis en déplacement à Londres malgré ma longue cicatrice toute neuve qui me déchire le flanc. Et là, sur le Westminster-Bridge, je suis le témoin étonné d’une opération de police qui déplace plusieurs hélicoptères, quantité de forces de l’ordre, plus des pompiers et de nombreuses ambulances.
En soi, rien d’important, sauf qu’il n’en est nullement fait une relation quelconque, même infime, dans les médias locaux… Tous ne parlent que des inondations dans le nord du pays et de rien d’autres !
Plus curieux encore, le lendemain, un cinglé « islamiste » isolé agresse, comme d’une réplique et au couteau, quelques « passants-qui-passent » dans le métro en banlieue nord-est de la ville et là … on en a plein les journaux et médias durant plusieurs jours !
Curieux, n’est-ce pas ?
2) – Début juillet 2016, un de mes « cousins » sis à Calvi, gendarme réserviste en retraite me dit, par hasard, qu’il est « rappelé » ! Urgence attentat dans le sud de la France qui mobilise tous les effectifs disponibles…
C’est tellement urgent que le Maire de Calvi annule, et le fait savoir, le tir du feu d’artifice du soir, pour soi-disant des motifs météorologiques (trop de vent) et le reporte le lendemain (qui sera finalement reporté au 15 août).
Le vent a bon dos : il tombe systématiquement deux heures après le coucher du soleil.
Et le même vent à Nice n’annule d’ailleurs pas le tir prévu et vous connaissez la suite…
Depuis, on peut comprendre l’attitude post-attentat du maire de cette ville et de ses services de police municipale, qui seront furieux d’avoir dû laisser la population à la portée d’un camion-bélier imprévisible…
Peut-être pas pour tout le monde, finalement.

Bref, dans les deux cas, il s’est passé quelque chose que les autorités ne veulent pas dévoiler à l’opinion publique.
Et dans l’urgence, il me fallait « adapter » mon récit à ces éléments nouveaux et inattendus.
Ce que j’ai fait vaille que vaille en « inventant » la CISA (Charlotte Intelligence & Security Agency), déjà amorcée depuis l’origine, et son logiciel de « croisement » de données personnelles qu’il m’a fallu « inventer » sur le pouce dans la plus grande improvisation.
Confirmé par la suite avec le grand fichage « légalisé » par voie de décret pris en catimini au profit des services de renseignements (DGSI, DGSE et autres).
On peut dire que j’ai eu le nez creux…
Et alors là, délire de chapitres-nouveaux : tout d’un coup, il a fallu en rajouter et en rajouter pour retomber « sur mes pieds » avec la traque des tueurs lancés par River pour « effacer » Paul, Jenkings et Harrison n° 4 et leurs informations « sensibles » sur le sort du camion du billets de banque extrait du Koweït 25 ans plus tôt.

Du coup et sauf à en rajouter encore une tripotée (j’en ai environ 50 pages sous Word…), l’objectif de remettre la main sur l’argent de ce « hold-up », forcément lié peu ou prou aux élections présidentielles américaines, tombe à l’eau : ça tombe bien, malgré les « Panama-papers », l’affaire n’est pas « sortie », pas plus que celle des « milliards volés de la division Daguet » à l’occasion des primaires et élections françaises…
Deux objectifs loupés dans ce roman : « l’inspiration » papale et le recel des milliards koweïtiens volés.
Je vous prie de bien vouloir m’en excuser définitivement, SVP !

Ceci dit, le logiciel de la CISA dont il est encore question jusqu’au bout de cet opus, m’ouvre de nouvelles perspectives que je n’avais pas imaginées précédemment : enfin un outil « efficace » contre le terrorisme et la possibilité de me consacrer dans le futur à ce que j’ai toujours voulu écrire depuis mon adolescence, à savoir des résolutions d’énigmes en tout genre.
Je ne sais pas aujourd’hui quelle forme cela va prendre, mais depuis tout jeune, j’ai une sainte horreur de ces « romans » dits « policiers » où, que ce soit chez Agata-Christie, Simenon, Maurice Leblanc et Arthur Conan Doyle pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus talentueux, l’énigme proposée ne permet pas d’être résolue dès les premières pages.
Ou alors elle est révélée dès les premières minutes, comme dans la série Colombo, et tout le sel du récit tient seulement dans la façon dont le coupable se fait piéger.
Moi, je rêve de vous donner tous les éléments dès les premiers chapitres et de vous laisser suivre les méandres d’une enquête qui va bien vous mélanger le fatras des indices laissés dès le début.
Un peu comme dans la série « Missions Impossibles », sauf que celle-là n’est pas crédible : celui qui réussit, ce n’est jamais celui qui est « parfait » pour avoir tout prévu dès l’origine, mais seulement celui qui fait le moins d’erreurs.
La vie m’aura au moins appris ça…

Je vous laisse avec ça et on verra bien ce que je pourrai en tirer.
Plus tard : là, il faut que je bosse un peu.

Bien à vous et merci à toutes et tous de m’avoir suivi jusque-là.

I3

vendredi 20 janvier 2017

Compilations.


Les assurances…

Je ne résiste pas.
Il y a des courriers absolument extraordinaires qui circulent chez un de mes correspondants qui fait « assureur » dans le civil !
Extraits :

« Je vous serais obligé de m’adresser le courrier concernant mon accident à un de mes amis M. … car, pour la passagère blessée, ma femme n’est pas au courant, et il vaut mieux pas.
Je compte sur votre compréhension pour ne pas déshonorer un honnête père de famille… »
Bien entendu !

« Il faut dire à ma décharge que le poteau que j’ai buté était caché par l’invisibilité du brouillard. »
C’est d’une telle clairvoyance…

« Ma voiture gênant la circulation, un portugais m’a aidé à la mettre sur le trottoir, ainsi que ma femme qui rentrait de son travail. »
Félicitations !

« Je désire que ma voiture soit utilisable accidentellement par mes enfants majeurs considérés comme novices. »
Si vous payez la surprime, pas de problème.

« En qualité du plus mauvais client de votre agence (neuf accrochages en un an), je vous demande d’avoir le plaisir de résilier mon assurance auto avant la date d’échéance. »
Mais quel plaisir…

« J’ai été victime d’un accident du travail alors que je faisais la sieste sous un pommier… »
Je comprends : C’est honteux de la part de votre employeur ! 

« J’ai été blessé par une dent de râteau qui m’est tombée sur le pied.
La dent était accompagnée du râteau. »
Naturellement…

« L’accident est survenu alors que je changeais de fille »
Une manœuvre à éviter en conduisant.

« J’ai bien reçu la fiche de mon épouse.
Je ne manquerai pas de vous renvoyer cette dernière dûment remplie par mes soins. »
Pourquoi, vous en changez ?

« Je suivais la voiture qui me précédait qui après que je l’ai dépassé m’a suivie, c’est alors qu’elle m’a choquée en plein derrière et m’a forcé par la choquer moi aussi le derrière de celle qui était devant. »
Du triolisme, en somme ?

« Il me semble que ma petite affaire va bouger au printemps, ce dont je serais heureux. »
Y’a pas de saison pour ce type de « petite-affaire » là…

« Circonstances de l’accident : est passé à travers une porte vitrée lors de l’opération « portes ouvertes » de l’entreprise. »
La porte a-t-elle été sévèrement « condamnée » après cette agression ?

« En avançant, j’ai cassé le feu arrière de la voiture qui me précédait.
J’ai donc reculé, mais en reculant j’ai cabossé le pare-chocs de la voiture qui me suivait.
C’est alors que je suis sorti pour remplir les constats, mais en sortant j’ai renversé un cycliste avec ma portière.
C’est tout ce que j’ai à déclarer aujourd’hui. »
Et en conséquence, la pile du pont-ferroviaire sous lequel tout cela s’est passé et sur lequel passait un TGV bondé n’est pas tombée dans le canal à proximité, par hasard ?

« J’ai heurté une voiture en stationnement et je me suis bien gardé de me faire connaître auprès de l’automobiliste.
J’espère que vous serez content et que vous pouvez faire un petit geste en m’accordant un bonus supplémentaire. »
Je n’ai rien lu…

« Je vous demanderais de ne tenir aucun compte du constat amiable.
Vous comprendrez en effet que je fus brusquement pris d’une émotion subite : arrière défoncé, présence de la police, choc psychologique, tout concourrait à ce que je mette des croix au hasard. »
Et avez-vous tiré le gros lot au moins ?

« Vous savez que mon taxi est transformé en corbillard et que je n’y transporte que des morts.
Mes clients ne risquant plus rien, est-il bien nécessaire que vous me fassiez payer une prime pour le cas ou ils seraient victimes d’un accident ? »
Hélas…

« Depuis ma chute, je ne peux plus me déplacer.
Veuillez m’indiquer la marche à suivre. »
Appelez donc un taxi ou une ambulance et évitez les marches.

« Vous me dites que d’après le Code Civil, je suis responsable des bêtises de mes enfants.
Si c’est vrai, les personnes qui ont écrit cela ne doivent pas avoir, comme moi, neuf enfants à surveiller. »
Eh, il faut assumer quand on est adulte averti !…

« J’ai heurté brutalement l’arrière de la voiture qui me précédait.
Mais grâce à mon casque, ma blessure au poignet est sans gravité. »
On espère bien.

« Chacun des conducteurs conduisait sa voiture. »
Voilà qui est une circonstance originale…

« Vous m’écrivez que le vol n’existe pas entre époux.
On voit que vous ne connaissez pas ma femme. »
On vous la laisse bien volontiers : Vous l'avez choisie.

« Le camion s’est sauvé précipitamment sans montrer ses papiers. »
Se sauver lentement aurait été plus périlleux pour lui…

« Je suis étonné que vous me refusiez de payer cet accident sous prétexte que je ne portais pas mes lunettes comme indiqué sur mon permis.
Je vous assure que ce n’est pas ma faute si j’ai renversé ce cycliste : je ne l’avais pas vu. »
On ne prétend pas le contraire…

« Je vous témoigne mon grand mécontentement vous mettez tellement de temps à me rembourser mes accidents que c’est toujours avec celui d’avant que je paye les dégâts de celui d’après, alors n’est-ce pas que ce n’est pas sérieux de votre part. »
Peut-être pourrait-on envisager de vous rembourser le prochain avant qu’il ne survienne …

« Le cycliste zigzaguait sur la route, tantôt à gauche, tantôt à droite, avant que je puisse le télescoper. »
Plus facile quand il roule tout droit, effectivement…

« Ne pouvant plus travailler à la suite de mon accident, j’ai du vendre mon commerce et devenir fonctionnaire. »
Sans commentaire…

« En repoussant un chien tenu en laisse par son maître, je me suis fait mordre par ce dernier. »
Saleté de maître !

« Puisque vous me demandez un témoignage précis, je vous dirai qu’a mon avis c’est le monsieur qui a tort, puisque la dame a raison. »
Merci infiniment pour cet avis d’expert-avisé…

« J’ai tapé un trottoir en glissant sur une plaque de verglas et j’ai cassé ma gente et mon bras gauche. »
Dans le même mouvement ?

« Vous me dites que Mlle X réclame des dommages intérêts sous prétexte qu’elle a été légèrement défigurée après l’accident.
Sans être mauvaise langue, il faut bien avouer que même avant l’accident, cette malheureuse n’avait jamais éveillé la jalousie de ses concitoyennes. »
Vu comme vous l’avez amochée, ça ne risque plus d’arriver…

« Malgré ma fracture au poignet, j’ai pris mon courage à deux mains. »
Vives félicitations !

« Je ne suis pas responsable du refus de priorité puisque je n’avais pas vu venir la voiture, vous pensez bien que si je l’avais vue je me serais arrêté. »
On n’en doute pas une seule seconde…

« Depuis son accident, ma femme est encore pire qu’avant.
J’espère que vous en tiendrez compte. »
Voulez-vous qu’on vous la remplace ?

« Ils m’ont trouvé 2,10 grammes d’alcool dans le sang et ils vont me condamner.
Sur 6 à 8 litres de sang qu’on a dans le corps vous avouerez que c’est pas tellement (personnellement j’aurais cru que j’en aurais eu plus). »
Demandez-vous une contre-expertise ?

« À votre avis, est-il préférable d’acheter un chien méchant qui risquera de mordre les gens mais protégera votre maison contre les voleurs ou de garder mon vieux toutou.
Je vous pose la question parce que de toutes façons c’est vous qui paierez les pots cassés, soit en indemnisant les blessés, soit en remboursant les objets volés. »
Vu comme ça, on comprend votre inquiétude… 

« Je ne suis pas du tout d’accord sur le montant que vous m’allouez pour les bijoux.
Ça ne représente même pas la somme des deux choses de mon fils, dont je vous ai envoyé les photos. »
Désolé : Vous parlez de quoi au juste ?

« Je vous ai fait remarquer que ce croisement est très dangereux vu qu’il y a deux routes qui se coupent juste à cette place-là. »
C’est généralement toujours le cas…

« Je n’avais pas vu la voiture arriver et quand je l’ai vue je n’ai plus rien vu. »
Vous verrez bien le coût de votre prochain malus…

« Pour les blessures de ma femme je vous envoie ci-joint le certificat que j’ai pu arriver à avoir par mon docteur.
Je les mets donc sous réserves en attendant que vous m’écriviez combien elles peuvent me rapporter environ. »
On n’achète pas des certificats, notamment s’ils sont bidons…

« Je débouchais d’un chemin à une vitesse approximative de 100 et voilà que je heurte un arbre.
L’arbre m’a injecté de ma voiture alors que la voiture a continué toute seule avec la jeune fille que j’étais sorti avec. »
Et dans l’ordre, ça donnerait quoi ?

Et puis la meilleure lettre jamais reçue par une compagnie d’assurances pour terminer :

« Je rentrai dans ma cariol sur la route de pari.
J’avais bu a cause de la chaleur deux blanc cassice a l’onseice.
J’ai donc eu besoin de satisfaire une grande envie d’urine. 

Je arraite la voiture sur le baur de la route prais d’un ta de pierres et de materiau rapport aux travois eczecute mintenant pour l’elaictricitai.
Je commence a urine et en fesan ce besoin, je en maniaire d’amuzement dirigai mon jai en zigue saque a l’entours. 

Alors mon jai a rencontrai un bou de fille electrique qui etait par terre au lieu d’etre accroche au poto.
Une grosse etincelle a sote sur moi et un grand coup m’a raipondu dans le fondement et des les partis que votre medecin y appelle tete y cul.
Je me suis evanouille et quand je suis revenu dans la connaissance, je vu que ma chemise et mon pantalon ete tout brule a la braguette. 

Je sui assure par votre maison et je voufrai etre un demnise.
Je droit a ce Con m’a dit et je vous demande votre opinion.
Mais dommage son de 93 oro o plus juste. 

Depuis le sinistre, je les burnes toutes noires et ratatines.
Ma verge est tumefie, gonfle et violace.
Le medecin a dit devant du monde qui peut repete : avec les faits nomaines electrics, on ne sait jamais.

Monsieur X, Agriculteur »

Bon week-end à toutes et tous !

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