Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 26 avril 2018

Le sionisme international dans tous ces états.

N’y a-t-il que des « coïncidences troublantes » ?

Alors que de nouvelles manifestations se sont terminées tragiquement à Gaza, alors que « Jupiter » est parti se précipiter dans les bras de « McDo-Trompe », alors que les missiles gauloisiens auraient fait « long-feu » signant ainsi sa « non-capacité-militareuse », que le Parlement du même pays adopte une loi sur la migration, et tant d’autres, la Knesset (Parlement de l’État hébreu) aura été la proie à un débat de chiffres sur la pérennité de l’État juif.
Je me suis dit : « Tiens, on va avoir une offensive sioniste »…
Que ça n’a pas loupé !
Curieuses coïncidences, tout de même…

Je vous résume : Alors qu’on attendait le rejeton royal en UK après s’être « murgés » pour les 92 ans de la queen Elisabeth, et à l’aube de fêter le mois prochain le 70ème anniversaire de son indépendance, Israël reste hanté par ce que l’un de ses illustres « néo-historiens », Benny Morris, qualifie d’« angoisse existentielle ». La piqûre de rappel est venue d’un haut gradé de l’administration civile, une composante de l’armée israélienne qui régit les Territoires palestiniens. Le 26 mars, lors d’une audition devant la commission de la défense et des affaires étrangères de la Knesset, le colonel Uri Mendes a semé le trouble en annonçant que 5 millions de Palestiniens vivent actuellement entre la bande de Gaza et la Cisjordanie. Additionnée au 1,8 million d’Arabes israéliens (bé oui, il y en a…), cette population dépasse les 6,5 millions de Juifs recensés sur le territoire qui s’étend entre la Méditerranée et le Jourdain…
Marrant, non ?

« Si ces chiffres sont corrects, ils sont troublants », a rétorqué le président de la commission, Avi ­Dichter, ancien patron des services de sécurité intérieure (Shabak). Et pourtant ils ne traduisent aucune nouvelle dynamique démographique… Juste une conséquence logique.
À l'intérieur des frontières de 1967, Israël est un pays où les Juifs sont largement majoritaires sur les Arabes.
Seulement, problème : La donne se complique avec la Cisjordanie, aux deux tiers sous contrôle militaire israélien, où vivent près de 3 millions de Palestiniens. En cas de maintien du statu quo actuel, autrement dit sans que la solution de deux États distincts puisse voir le jour, les Juifs deviendraient minoritaires à moyen terme dans le pays octroyé par l’ONU.
« Si nous ne renonçons pas à nos rêves illusoires d’annexion, nous allons perdre notre pays », s’alarme l'ancienne ministre Tzipi Livni, à la tête d’une coalition centriste.
Le « grand-remplacement », vous connaissez ?
Le député Ahmed Tibi, issu de la Liste arabe unifiée, n’a pas manqué l’occasion d’agiter l’épouvantail : « Soit la vision d’un Premier ministre arabe dirigeant Israël est proche de se réaliser, soit nous nous dirigeons vers un régime d’apartheid. Il est urgent de mettre fin à l’occupation et de remettre en selle la solution à deux États. »
C’est-y-pas-beau ?

Opposée à tout nouveau partage de la terre, la droite nationaliste israélienne conteste évidemment la validité même des chiffres présentés à la Knesset. Elle accuse l’armée de s’appuyer sur le Bureau central palestinien des statistiques, les autorités israéliennes n’ayant pas conduit de recensement en Cisjordanie et à Gaza depuis 1996 : « Ces données incluent des centaines de milliers de jeunes partis étudier dans la région. Les Palestiniens font aussi gonfler les chiffres en comptabilisant les naissances à l'étranger », affirme ainsi Yoram Ettinger, un ancien diplomate proche du mouvement des colons, pour qui la bombe à retardement démographique s’apparente à un mythe.
Bref,  elle « botte-en-touche » en attendant « des jours meilleurs » : L’autisme, quand ça rend « trisomique »…
Reste à savoir si « le mythe » est « errant » ou non…

Dans les faits, reconnaissent les experts, le gouvernement israélien a toujours cherché à éluder le problème, dont la dimension politique est majeure. Artisan des accords d’Oslo (1993) qui devaient ouvrir la voie à la création d’un État palestinien, Yossi Beilin considère que son pays ne peut plus se voiler la face : « Nos dirigeants doivent prendre une décision historique qu’ils n'ont cessé de repousser ou de prendre à la légère. Israël est loin d’être un État d’apartheid à ce jour. Mais s’il choisit de faire régner une minorité juive sur une majorité arabe, il n’aura pas d’autres choix que de recourir à des méthodes de ségrégation. Cela mettrait fin à l’idéal sioniste. »
Ah les feujs et le sionisme… Un grand roman !

Réplique gauloisienne : Il faut réagir et ça a été fait le week-end dernier à travers un manifeste, rédigé par Philippe Val et que publie « Le Parisien-Aujourd’hui en France Dimanche », qui, pour bien appuyer sur le réservoir de l’antisémitisme « pro-sioniste » réunit plus de 250 signataires. Et parmi eux, trois anciens Premiers ministres, des élus, des intellectuels, des artistes…
Une fois de plus.

Quinze intellectuels prennent la plume pour dénoncer le poison de l’antisémitisme. Il est prétendu que depuis la mort de Sarah Halimi, Parisienne de 65 ans défenestrée après avoir été rouée de coups le 4 avril 2017 (la justice a mis plus de dix mois à reconnaître la circonstance aggravante de l’antisémitisme), le 23 mars, moins d’un an plus tard, dans le même arrondissement, au cœur de la capitale, l’assassinat de Mireille Knoll, 85 ans, ravivant l’émotion et l’indignation nées de l’affaire Halimi sont la démonstration de l’horreur « antisémite » qui fait honte à mon pays (celui que j’aime tant et me le rend si mal…)
Deux odieux assassinats qui pourtant n’enlèvent rien aux centaines de martyrs des attentats islamiste et aux dizaines de milliers d’actes « christianophobes » que je collecte depuis deux ans pour vous…
« Padamalgame », n’est-ce pas…
Et pourtant : « L’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous. Les Français, dont on a mesuré la maturité démocratique après chaque attentat islamiste, vivent un paradoxe tragique. Leur pays est devenu le théâtre d’un antisémitisme meurtrier. Cette terreur se répand, provoquant à la fois la condamnation populaire et un silence médiatique que la récente marche blanche a contribué à rompre.
Lorsqu’un Premier ministre à la tribune de l’Assemblée nationale déclare, sous les applaudissements de tout le pays, que la France sans les Juifs, ce n’est plus la France, il ne s’agit pas d’une belle phrase consolatrice mais d’un avertissement solennel : notre histoire européenne, et singulièrement française, pour des raisons géographiques, religieuses, philosophiques, juridiques, est profondément liée à des cultures diverses parmi lesquelles la pensée juive est déterminante. Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs, par des islamistes radicaux. »
Ils auraient trouille d’être nés « gauloisiens », mes feujs.
Ou on leur fait croire qu’ils doivent avoir la trouille d’être « feujs »…

Et d’en rajouter une couche : « Les Français juifs ont 25 fois plus de risques d’être agressés que leurs concitoyens musulmans. 10 % des citoyens juifs d’Ile-de-France – c’est-à-dire environ 50 000 personnes – ont récemment été contraints de déménager parce qu’ils n’étaient plus en sécurité dans certaines cités et parce que leurs enfants ne pouvaient plus fréquenter l’école de la République. Il s’agit d’une épuration ethnique à bas bruit au pays d’Émile Zola et de Clemenceau. »
Morceau de bravoure repris en chœur par la « presse-aux-ordres »…
La radicalisation islamiste – et l’antisémitisme qu’il véhicule – serait considérée exclusivement par une partie des élites « gauloisienne » comme l’expression d’une révolte sociale, alors que le même phénomène s’observe dans des sociétés aussi différentes que le Danemark, l’Afghanistan, le Mali ou l’Allemagne…
Au vieil antisémitisme de l’extrême droite, s’ajouterait l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des Juifs en victimes de la société. Parce que la bassesse électorale calculerait que le vote musulman est dix fois supérieur au vote juif.
J’admire ce « pasdamalgame » là, figurez-vous.

Je ne vis plus « au pays »,mais j’y passe entre les mailles du filet qui tente de me « choper » quand les grèves des transports ne compliquent pas la tâche de mes « pourchasseurs ». Mais si je me souviens bien (vous pouvez me contredire : Je n’y étais pas), à la marche blanche pour Mireille Knoll, il y avait des imams conscients que l’antisémitisme musulman est « la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIème siècle et sur le monde de paix et de liberté dans lequel ils ont choisi de vivre. »
Ils sont, pour la plupart, sous protection policière, ce qui en dit long sur la terreur que font régner les islamistes sur les musulmans de « Gauloisie-des-lumières »…

« En conséquence, nous demandons que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémite catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime. »
Demander à des musulmans de réécrire le Coran, ils y vont un peu fort (on va y revenir).
« Nous attendons de l’islam de France qu’il ouvre la voie. Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France. »
Admettons…
« Nous demandons que la lutte contre cette faillite démocratique qu’est l’antisémitisme devienne cause nationale avant qu’il ne soit trop tard. Avant que la France ne soit plus la France », lit-on dans ce texte.
« Dans notre histoire récente, onze Juifs viennent d’être assassinés – et certains torturés – parce que Juifs par des islamistes radicaux », écrivent-ils, en référence à l’assassinat d’Ilan Halimi en 2006, à la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, à l’attaque de l’Hyper Cacher en 2015, à la mort par défenestration à Paris de Sarah Halimi en 2017 et, récemment, au meurtre d’une octogénaire dans la capitale, Mireille Knoll.
Que les imams apportent une interprétation différente des textes sacrés pour ne pas inscrire dans le marbre des mots qui appellent…

Évidemment, si le texte de l’ancien directeur de Charlie Hebdo, dénonce une cette « épuration ethnique à bas bruit » (que je n’ai pas bien perçue) réécrire  le Coran, c’est faire preuve d’une « ignorance-crade », puisqu’il a été écrit directement par le Prophète… le dernier … connu !
« Il faut remettre les pendules à l’heure et revoir l’exégèse du Coran, car il s’agit d’une interprétation qui date de IXème siècle, explique Mohamed Guerroumi, musulman pratiquant et militant du dialogue interreligieux à Nantes, qui a paraphé ce texte.
« La sourate 9 est très violente, les juifs ou mécréants étant considérés comme des ennemis des musulmans. C’est ce qu’on enseigne en ce moment aux jeunes musulmans en France. » Une vision différente de celle de Tareq Oubrou, grand imam de Bordeaux, qui, lui, n’a pas signé le texte : « Le fait de généraliser l’idée que le Coran appelle au meurtre, c’est de la folie », note-t-il.
« Il y a beaucoup de choses dans le Coran qui ne sont pas applicables aujourd'hui car elles sont liées au contexte de l’époque. On ne peut être antisémite quand on est musulman : deux tiers des prophètes de l’islam sont des juifs », assure-t-il.
Pour Kamel Kabtane, recteur de la grande mosquée de Lyon : « C’est le terrorisme qui est à combattre », rappelle-t-il. « L’islam est une religion de paix. Ceux qui tuent d’autres personnes au nom de l'islam sont des voyous, des jeunes paumés de banlieue qui ne connaissent rien du Coran. »
Personnellement, j’aurai dit des assassins…

« C’est l’islam radical qui est visé dans ce manifeste, ce ne sont pas les musulmans, qui ont plutôt intérêt à s’associer à cette démarche », souligne le président du Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France) pour mieux enfoncer le clou. « Les musulmans éclairés de notre pays doivent remettre les choses en ordre et ne pas prendre de façon littérale les textes sacrés mais les contextualiser. »
Le « feuj » qui donne des leçons œcuméniques à des mahométans, je te le vous jure, on aura décidément tout vu…
Qu’évidemment, ce n’est pas ça (et je m’indigne dans mon coin me demandant même comment on peut toujours faire prendre des vessies pour des lanternes dans mon pays, celui que j’aime tant et qui me le rend si mal…) : 2 crimes antisémites sur les 825 par an qui sont commis, les Corsi, avec 11 homicides (forcément « anti corses » par nature) en 2017, personne n’en appelle pour autant à l’exil vers Israël (ou ailleurs…).
Vous l’aurez peut-être compris : Si la « doxa » n’en appelle pas à l’insécurité de « nos feujs », ils n’iront pas s’exiler en Israël.
Et pourtant, ce pays-là va disparaître sous la marée musulmane en une génération à venir, sauf… à devenir la nouvelle patrie de l’apartheid !
Fantastique, n’est-ce pas ?

mercredi 25 avril 2018

Alors ? Les grèves, c’est bien ?

Et les bonnes âmes s’émeuvent…

Une petite minorité « du Service public » bloque le fonctionnement des « Services-au-public » depuis quelques jours en « Gauloisie-magnifique ». Ce n’est pas bien grave : Quand il s’agit de se déplacer, on trouve des solutions ou on « télé-travaille » depuis chez soi.

Mais à propos, savez-vous d’où vient l’idée de « grève » ?
Dans le monde anglo-saxon – que je fréquente depuis quelques temps déjà – le « striker » ce n’est pas le gréviste, mais un buteur.
« Strike out », le pendant patronal de « Lock-out », c’est « rayer »…
De la feuille de présence et des feuilles de payes…
Évidemment, quand on n’est pas payé, comme c’est le cas pour les étudiants qui payent des « droits » pour pouvoir étudier, c’est pour le moins paradoxal jusqu’au contre-sens…
Si je me souviens bien de mes cours de droit du travail, les « grévistes », c’étaient des « journaliers » en attente d’embauche à mâtine sur les « plages-des-rives-de-Seine » à une époque reculée où régnait mon « cousin » Louis-Napoléon en maître absolu du pays…
(Vous ne pouviez pas savoir, vous n’étiez pas né(e)s…)

Ceci dit, le droit de grève est devenu constitutionnel. Mais c’est depuis peu. Rappelez-vous, en 1791, en pleine Révolution, la loi Le Chapelier est votée par l’Assemblée constituante créant le « délit de coalition ». Autrement dit l’interdiction de la grève !
Et pour fonder ce délit, le député invoquait le « Contrat Social » de J.J-Rousseau (pas vraiment un « mek-réactionnaire-de-droâte-facho »), qui projette une société animée tout entière par la « volonté générale », la pensée unique, déjà !
Le raisonnement est simple : Si le même pacte social nous relie tous, alors nous devons tous former un seul corps, le « corps du peuple », qui doit rester indivisible, sous peine de finir démembré. Celui qui croit que son intérêt diverge de celui de son voisin, celui dont la volonté n’est pas identique à la volonté générale, n’est en fait pas assez citoyen : Il faut alors le retrancher de la cité, le virer, l’embastiller.
La volonté générale ne tolère alors pas qu’on critique la loi qu’elle produit. Le Chapelier cite donc le grand J.J-Rousseau : « Tout malfaiteur attaquant le droit social devient par ses forfaits rebelle et traître à la patrie (…) ; il faut qu’un des deux périsse, et quand on fait mourir le coupable, c’est moins comme citoyen que comme ennemi. »
Ironie de l’Histoire, trois ans plus tard, il sera guillotiné à son tour.

Mais notez quand même qu’il s’agit d’idées « avant-gardistes » de « gôche », selon lesquelles le citoyen, parce qu’il fait partie d’un ensemble plus vaste que lui, la « Nation-souveraine », n’admet aucun contrôle, aucun intermédiaire entre lui et l’Institution.
Fin des « privilèges » des corporations de métier, des corps « intermédiaires » : Le citoyen dialogue directement avec « l’autorité », la potestas, de la République (qui n’était pas encore République à cette époque-là).

Il faudra attendre près d’un siècle pour que le droit de grève soit reconnu. En 1864, la loi Ollivier abolit le délit concomitant, précédant la création des syndicats en 1884 (des sociétés anonymes (1865), des associations un peu plus tard (1901) et des congrégations issues de la loi de 1905). Et, magnifique « pied-de-nez » de l’Histoire, c’est l’œuvre d’un député libéral, inspiré par Frédéric Bastiat, grand économiste et philosophe du libéralisme…
Autrement dit, pas vraiment un « soce-de-gôche-et-de-progrès »…
Selon Bastiat, la grève fait partie des équilibres inhérents à une société faite d’intérêts multiples : Pour un libéral, l’État ne peut contraindre les patrons à augmenter les salaires, dès lors il ne peut pas non plus contraindre les salariés à travailler s’ils s’estiment trop mal payés…
Logique, même si c’était avant les minimums salariaux.

Bastiat explique que le risque qu’on assume, notamment sur le plan économique, en refusant de travailler, c’est renoncer à son salaire pour le travail qu’on ne fait pas, et c’est indispensable à l’équilibre des relations « patrons/salariés ». Si la grève devient une agitation gratuite, elle n’a plus aucune valeur…
Combien de fois ai-je dû « discutailler » de « sortie de grève » avec des salariés qui revendiquaient le paiement de leur jours de conflit, puisqu’il était « légitime » ?
Totalement insensible à ce type d’argutie… « Eh les meks, la grève, c’est pas le Club-Med ! »

Et si l’on s’en tient à ces principes qui ont fondé le droit de grève, le concept de « grève étudiante », repris par tous les médias, est donc particulièrement douteux.
Par ailleurs, si le droit de grève de la loi Ollivier autorise donc un groupe à cesser le travail, elle n’autorise pas à empêcher les autres (les « jaunes ») de travailler…
Dans une distinction devenue célèbre, Bastiat demande : « Que le procureur dise : nous ne vous poursuivons pas parce que vous vous êtes coalisés, vous étiez parfaitement libres. Vous avez demandé une augmentation de salaire, nous n’avons rien dit ; vous avez voulu le chômage, nous n’avons rien dit ; vous avez cherché à agir par la persuasion sur vos camarades, nous n’avons rien dit. Mais vous avez employé les armes, la violence, la menace : nous vous traduisons devant les tribunaux ».
C’est cette règle essentielle qui a motivé l’évacuation de la fac de Tolbiac/Sorbonne et de la Sorbonne, des facultés bloquées par des minorités hostiles à la « démocrature » ambiante qui cherche à supprimer le « tirage au sort » pour accéder à des études post-bac (une invraisemblable « invention » de « Tagada-à-la-Fraise-des-bois », dont il ne se vante d’ailleurs pas et qui m’interdit toute reconversion dans la recherche nucléaire).
L’enjeu est de taille. Nous risquerions de voir gagner de nouveau les méthodes de tous ceux qui, dans l’Histoire, ont voulu contraindre les peuples à partager une volonté uniforme…

Ceci dit, il y a d’autres méthodes de « coercition » salariale sur « les patrons ». Par exemple les « opérations péage-gratuit ». On pourrait tenter de faire penser à la CGT-SUD-Rail-CFDT que la défense du bien commun passe par faire rouler les trains gratuitement, tapant dans le portefeuille de la SNCF, plutôt que sur les nerfs des « usagers » (terminologie post-communiste pour éviter de parler de « clients ») ayant aussi droit à un minimum de « services-au-public »…
En revanche, on m’a signalé que la « démocrature » ambiante s’attaque désormais à cette liberté de « grêver » à travers un projet de loi « politiquement-correct » assez étonnant.
Parce qu’on peut encore moins parler de liberté si en plus des restrictions de paroles autorisées, on restreint le droit syndical alors qu’au même moment et dans un silence de plomb, une loi sur la « protection des affaires » a été passée en catimini et protège très bien voire trop bien les « secrets » des entreprises.
Entre ce que l’on ne peut plus dire parce que non autorisé, ce que l’on ne peut plus désormais dévoiler, et le fait que le droit de grève est lui aussi attaqué, c’est un curieux tableau d’ensemble qui se dessine, là, sous vos yeux.

Article 1er. L’article L. 2511-1 du code du travail est ainsi rédigé :
« Art. L. 2511-1. – L’exercice du droit de grève ne peut porter que sur les conditions de travail définies dans les protocoles d’accord, conventions d’entreprise ou de branche.
« Toute participation à une grève politique est constitutive d’une faute lourde justifiant le licenciement.
« L’exercice du droit de grève ne peut donner lieu à aucune mesure discriminatoire telle que mentionnée à l’article L. 1132-2, notamment en matière de rémunérations et d’avantages sociaux. ».

Article 2. Le chapitre Ier du titre Ier du livre V de la deuxième partie du même code est complété par un article L. 2511-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 2511-2. – L’exercice du droit de grève est précédé d’un préavis.
« Le préavis émane d’une organisation syndicale représentative au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’entreprise, l’organisme ou le service intéressé. Il précise les motifs du recours à la grève.
« Le préavis doit parvenir dix jours francs avant le déclenchement de la grève à l’employeur. Il mentionne le champ géographique et l’heure du début ainsi que la durée limitée ou non, de la grève envisagée.
« Pendant la durée du préavis les parties sont tenues de négocier.
« Dès le dépôt du préavis de la grève, l’employeur décide d’une consultation ouverte aux salariés concernés par les motifs figurant dans le préavis, et portant sur l’opportunité de la grève.
« Les conditions du vote sont définies, par l’employeur, dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du préavis. La consultation est assurée dans des conditions garantissant le secret du vote. Son résultat n’affecte pas l’exercice du droit de grève.
« Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins des salariés de l’entreprise s’y déclarent favorables.
« L’employeur en informe l’inspecteur du travail. ».

Article 3. L’article L. 2512-2 du même code est ainsi rédigé :
« Art. L. 2512-2. – Lorsque les personnels mentionnés à l’article L. 2512-1 exercent le droit de grève, la cessation du travail est précédée d’un préavis.
« Le préavis émane d’une organisation syndicale représentative au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’entreprise, l’organisme ou le service intéressé. Il précise les motifs du recours à la grève.
« Le préavis doit parvenir dix jours francs avant le déclenchement de la grève à l’autorité hiérarchique ou à la direction de l’établissement, de l’entreprise ou de l’organisme intéressé. Il mentionne le champ géographique et l’heure du début ainsi que la durée limitée ou non, de la grève envisagée.
« Pendant la durée du préavis, les parties intéressées sont tenues de négocier.
« Dès le dépôt du préavis de la grève, le chef de service décide d’une consultation ouverte aux personnels, mentionnés à l’article L. 2512-1, concernant les motifs figurant dans le préavis, et portant sur l’opportunité de la grève.
« Les conditions du vote sont définies, par le chef de service, dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du préavis. La consultation est assurée dans des conditions garantissant le secret du vote. Son résultat n’affecte pas l’exercice du droit de grève.
« Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins du personnel, mentionné à l’article L. 2512-1, s’y déclarent favorables. »

Vous avez compris : C’est crevant de rire !
Une grève, même décidée pour des revendications « légitimes », n’est légale que si elle est ratifiée par 50 % du personnel de l’entreprise après dépôt du préavis (qui précède d’au moins 10 jours avant suspension collective du contrat de travail).
Si ce n’est pas le cas, elle serait « illégale », justifiant d’un licenciement pour faute.
Les « petits-soldats » de « Jupiter », ils ne comprennent décidément rien à rien à vouloir trop bien faire : Les grèves de la SNCF, des pilotes « d’Air-Transe », des « avocats & autres professions judiciaires », des personnels d’EHPAD et autres « dames-pique-pique » sont illégales, justifiant de mettre tout le monde à pied.
Eh, konnard, tu fais comment pour faire tourner les boutiques avec des effectifs manquants ?
Tu as déjà vu un toubib faire une piqûre ou un avion voler sans pilote à bord ?
Déjà que ça ne fonctionne pas vraiment « au top »…
Passons.

Le propos de cette proposition de loi, c’est d’interdire la grève de « solidarité », qui devient une grève « politique », donc passible de licenciement pour faute lourde, donc sans droit aux indemnités chômage…
Et ça se veut dissuasif. Je ne peux plus faire grève que pour « moi-même, par rapport à mon entreprise ou éventuellement à ma branche » !
Vivre la « Patrie-universelle-des-Libertés »…
« Démocrature », vous dis-je.

Et puis une contradiction qui enverra dans les poubelles de l’Histoire cette proposition : Si durant la durée de préavis de grève, la négociation est obligatoire, et surtout un vote auprès des salariés, la grève, pour être « légale », doit être votée par au moins 50 % des salariés…
Y compris les femmes de ménage que personne ne voient jamais.
Le Pédégé « d’Air-Transe », en avance sur la loi, ne risque donc pas grand-chose en mettant en balance sa démission.
Et il est bien affirmé que le résultat de ce scrutin n’affecte pas le droit de grève…
Pourtant, à moins de 50 %, la grève est illégale !
Fabuleux d’autisme-trisomique juridique…
Vraiment à la masse les « LREM-même-pas-en-rêve » les yeux grand-ouverts.
Ils devraient changer de dope, la leur ne leur réussit décidément pas…

Ceci dit, si le droit de grève devient « encadré » pour ne pas dire « entravé », il reste le « droit de retrait » prévu par les articles L.4131-1 et suivants du Code du travail.
Imaginez donc qu’individuellement, tous les salariés d’une entreprise estiment de façon concertée que « travailler dans les conditions offertes » par celle-ci (hygiène, sécurité, cadences, salaires, pollution, etc.) représente un danger immédiat pour leur santé, le droit de retrait est légitime.
Vous avez pensé au jour où les « flics-zadistes », les pompiers-des-zones, les « ronds-de-cuir » des ministères se retireraient ?
Le boxon…
Et puis alors, en « Corsica-Bella-Tchi-Tchi » où on estime depuis des générations que c’est le travail lui-même qui est une maladie « létale », puisque même sur le continent des pinzutti on a inventé la « médecine du travail », je ne vous dis même pas…
En notant au passage qu’aucun des 272 « cheminots » des « Chemins de fer Corses » ne fait grève. Ils ont pourtant le même statut que leurs collègues continentaux (hors la gratuité sur le réseau national)…
Il y a des paradoxes, comme ça…

mardi 24 avril 2018

Vous n’imaginez même pas les « transformations » en cours

Et, assez notablement, ça reste « indolore »


C’est encore un des vastes « sujets à controverse » d’avec « mon boss-à-moâ ». Je ne sais pas vraiment si je vais rester encore longtemps son « esclave-salarié », tellement « il m’énerve » (et que c’est réciproque). De toute façon, à London depuis bientôt un an, je glande, je n’améliore même pas mon « English » et plus ça va, moins « ça va ». Je n’ai qu’un hâte, c’est de retrouver mes odeurs de maquis-corsu, ses températures « idoines », son doux climat.
Marre, je vieillis, « mes potes » sont emportés les uns après les autres par la « grande-faucheuse », et moi-même, je deviens stérile, inutile.
J’ai quasiment terminé le prochain « roman d’été » que déjà, je capte de la matière pour un « éventuel suivant », tellement je n’attends plus aucune surprise, bonne ou mauvaise, de mes contemporains : On dirait qu’ils suivent des « traces » des « fils-rouges » déjà évident, faute d’imagination…


La preuve (parmi d’autres) : À de nombreuses reprises, nous nous avons été scotchés, bluffés sur le mystère des taux négatifs.
Dans tous les manuels économiques et financiers traditionnels, on apprenait que prêter donne lieu à une rémunération et qu’un taux d’intérêt avait une limite : 0.
À un moment émis l’hypothèse que le taux négatif était en quelque sorte un « service de coffre-fort » : Des institutionnels préféraient payer des États ou de très grandes entreprises pour conserver leur argent plutôt que se risquer à le laisser traîner dans une banque de santé douteuse. Puis, en 2016, les taux négatifs ont touché le crédit immobilier même en Belgique.
Tu parles d’une « transformation » qui ne doit rien à « Jupiter ».
« C’est comme si une barrière invisible avait été franchie, séparant le monde réel du fantasme total… où le bas est le haut, où oui est non, et n’importe quel panier percé peut désormais… apparemment… vivre gratuitement dans un manoir » d’époque-reculée méditait mon « boss-à-moâ » (avec quelques autres).


En réalité, les taux négatifs peuvent exister parce que le système monétaire financier actuel n’a pas besoin d’épargne. Il a même intérêt à ce que l’épargne disparaisse.
En réalité, la vocation d’un État-providence est de vous prendre en main de la crèche à la tombe.
En réalité, dans ces conditions, pourquoi provisionner pour un coup dur, un accident de la vie ?
En réalité, sans le dire, on avait « nationalisé » vos vies privées…
Imaginez mon spleen de « libertaire », de « foulosophe », d’infreequentable quand surgit ce type d’analyse…
Même si j’ai mis du temps à m’en rende compte, moâ qui ne doit rien à personne, pas même à l’État-providence, sauf à avoir été formé par ses brillants-serviteurs (et à qui j’ai rendu au déculpe)…


C’est marrant parce que d’un côté, le keynésianisme-ambiant (un truc déjà mort) professe que la consommation est le moteur de l’économie. Par conséquent, l’épargne est inutile et même gênante : Elle diffère la consommation et contrecarre les plans de redistribution et « justice sociale ». Ce qu’il faut à un État-providence c’est beaucoup de consommation et du crédit facile à redistribuer pour s’acheter des électeurs. Le système monétaire et financier actuel est parfaitement adapté à cela et les taux négatifs sont la preuve qu’il se passait finalement très bien de l’épargne des particuliers (et des entreprises, les seules, pour simplifier, qui investissent dans leur avenir et le nôtre…).


Autrefois, lorsque l’épargne comptait encore, un État qui voulait dépenser plus que ses rentrées d’impôts devait solliciter des prêteurs dont les moyens étaient limités. Mais ce n’est plus le cas. Jeudi 5 avril 2018, la « Gauloisie-ruinée » empruntait encore sur les marchés financiers.
Ce pays-là est secoué de grèves, de blocages, de manifestations parfois violentes. Le tourisme – qui est devenu une de ses activités de poids – en pâtit déjà. La tendance générale dans le monde est à la hausse des taux d’intérêt. La Banque centrale européenne achète moins de titres financiers que par le passé. La Suisse aussi car elle a renoncé à maintenir la parité stricte euro contre franc suisse. Les États-Unis n’achètent pas de dettes souveraines en euro. Bref, moins d’acheteurs, un contexte haussier de taux d’intérêt, un pays toujours dépensier et secoué de soubresauts sociaux. Vous auriez pu penser que la dette allait nous coûter plus cher…
Raté.


Qui subventionne notre magnifique modèle social que « le monde entier nous envie » mais que personne ne peut se payer ? Qui a acheté la dette Gauloisienne mise aux enchères par les petits génies de l’Agence France Trésor avec suffisamment d’empressement pour que cela nous coûte moins cher encore que l’année dernière ?
Je rappelle que « mon » hypothèse d’un « fonds-dédiés » issu de mes romans n’existe plus depuis juillet 2017.
(Une hypothèse « romanesque »)
Pour un des spécialistes de la comptabilité des banques et de la Banque centrale européenne date sa dernière analyse du 30 mars pour faire apparaître que des non-résidents comblent les trous de la BCE à hauteur de 340 milliards d’euros. Au 30 mars, ces largesses atteignaient un plus haut historique.
« Ces généreux et anonymes non-résidents ne peuvent qu’être des musulmans possédant des capitaux tirés de pays ayant de gigantesques ressources en hydrocarbures, ce qui explique la politique dite migratoire appliquée en Europe. »
Je veux bien le croire pour ne pas avoir de solution alternative crédible.


Car effectivement, des sponsors capables d’une puissance de feu hebdomadaire de 73 milliards d’euros qui ne sont pas des gouvernements ou des entités gouvernementales ne sont pas légion, même si l’hypothèse ne peut pas être prouvée : Ces « généreux donataires » sont anonymes dans la comptabilité de la BCE, et il existe un marché secondaire des titres d’obligations souveraines. Cependant, elle a le mérite de présenter une justification : Il est probable que cette aide ne se limite pas à la BCE.
Jeudi dépassé, la « Gauloisie-impécunieuse » ne levait que la modeste somme de 7,665 milliards d’euros à 30 ans, 16 et 10 ans. La seule catégorie d’obligations boudée fut les « green bonds » ou « OAT vertes » censées financer la transition énergétique. Encore de l’eau au moulin « complotiste » ? Si vous êtes un roi du pétrole, votre abnégation ne va tout de même pas jusqu’à financer les industries concurrentes…
Hypothèses et complots, alors que la question exige transparence et rigueur : Une façon de clarifier les choses serait que les citoyens sachent à qui notre pays vend vraiment sa souveraineté.
Mais à quoi bon : Vous n’en avez rien à faire, du moment que vous touchez votre maigre salaire ou rachitique pension avant prélèvements obligatoires…


Les autorités détestent l’anonymat pour les transactions entre citoyens qu’elles soupçonnent immédiatement d’intentions terroristes ou d’évasion fiscales. Pourquoi accepter l’anonymat dans le cas de cette comptabilité nationale et supranationale ? À quels non-résidents hors Zone euro devons-nous de l’argent ? Si la réponse n’est pas honteuse, elle devrait être simple à obtenir.


Donc l’épargne des particuliers est devenue inutile, la preuve : Les taux d’intérêt servies peuvent devenir négatifs. Un sujet était sans équivalence dans l’histoire économique de l’humanité.
Souvenez-vous des années 90. Nous n’avions presque plus d’inflation et des taux de placement à plus de 10 % ! Normal, les « Teutons » se réunifiaient et ils avaient besoin de se la financer. De quoi littéralement assécher le marché mondial de l’argent, faisant augmenter ses prix. Indirectement, les Gauloisiens ont financé la réunification allemande en payant pendant presque 10 ans des intérêts très élevés sur leurs crédits.
Ce qu’ils ne savent pas – et ne sauront probablement jamais –, c’est que ce sont les fonds détournés par « Mythe-Errant » lors de la guerre du Golfe qui auront, au moins majoritairement, permis ses financements de l’ordre de 5 % de taux d’intérêt.
Il faut lire « mes romans » pour seulement l’envisager, même si son « sherpa » préféré (« Dj’ack-@-Talus ») aura été le premier président de la Berd (Banque européenne de la reconstruction et de développement) : Il n’y a pas de hasard, vous le savez bien !


En principe, c’est comme cela que fonctionne l’économie, au moins jusque sur « le Rocher » monégasque… Enfin, en théorie, et jusqu’en l’an 2000. Avec l’éclatement de la bulle Internet des années 2000 puis le 11 septembre 2001, les banques centrales ont fait volontairement chuter les taux d’intérêt.
Elles ont commencé et mis le doigt dans un engrenage terrible qui consiste à agir sur le prix de l’argent. Progressivement, elles sont allées de plus en plus loin dans cette logique de fixation du prix de l’argent.
Le volume d’épargne n’est pas « élastique », ce qui veut dire qu’il n’est pas extensible et qu’il est en cohérence avec la croissance économique du moment, des déficits commerciaux constatés, et de la capacité d’une population donnée de dégager des excédents financiers. Bref, il n’y a pas de miracle.
Et c’est très pénible comme situation car cela oblige évidemment à évoluer dans un cadre relativement rigide où il n’y a pas de « repas gratuit » (même aux « restau-du-cœur » qui ont un prix).


Pour s’affranchir de ces contraintes purement techniques, nos grands banquiers centraux ont tout simplement décidé de jouer sur la quantité d’épargne disponible.
Ils ont augmenté le volume, un peu, beaucoup, passionnément, puis énormément et désormais considérablement. Comment ?
En créant tout simplement de la monnaie qui a servi à financer les besoins des cigales qui n’étaient plus couverts par les fourmis, ce qui aurait fait exploser les taux d’intérêt à la hausse, mais en imprimant la monnaie nécessaire et en rachetant directement ces nouvelles dettes.
C’est très officiellement historique.
Puisque c’est ce que l’on appelle pudiquement le « quantitative easing », ou « assouplissement quantitatif », terminologie fumeuse voulant dire « planche à billets ».
En augmentant ce volume financier disponible pour financer les dettes à volonté, on a rendu, sans le savoir, l’épargne totalement inutile.
L’épargne ne rapporte plus rien parce qu’il y en a trop ! Il y en a trop pas parce qu’épargner est devenu facile (même si ce n’est pas de votre ressort, puisqu’à vous, on en pompe toujours plus…, car c’est au contraire de plus en plus dur pour l’immense majorité de nos concitoyens). Le système monétaire peut désormais se passer de l’épargne puisque l’on crée l’argent nécessaire de l’autre côté.
Par ailleurs, avec la monnaie « numérique » et la chasse au « cash », nous sommes quasiment dans un système monétaire à cours forcé. Parce que « le système », de manière fort intelligente, a su rendre incontournable l’utilisation de votre argent plastique sous forme de carte de crédit, de virement et d’argent « dématérialisé ». Ce qui est dématérialisé n’a plus de valeur perceptible et tangible.
Parce que toutes les grandes économies agissent également de la même façon, aucune monnaie « papier » (puisqu’elles sont toutes devenues « numériques » à marche forcée) ne vaut plus qu’une autre. Le dollar, l’euro, le yen ou la livre sterling, sans oublier le franc suisse, toutes les grandes banques centrales font la même chose dans l’entreprise monétaire la plus cordonnée de l’histoire…
Ne pas le voir, le percevoir, me rend « dingue » quand il s’agit de « mon boss-à-moi » qui ne bosse qu’avec du « papier-numérique » : Jamais de pognon-fiduciaire, dès fois qu’il se fasse braquer.
Se faire braquer à Monaco, je ne te raconte même pas le délire paranoïaque…


Admettons que cela doive durer encore un peu, il y aura quand même un moment où le système financier devra aussi être en mesure de donner du rendement à l’épargne, ne serait-ce que pour préserver le modèle des retraites par capitalisation. D’où l’idée de la FED de tenter de remonter un peu les taux, mais pas trop. Tout cela n’ira pas très loin parce qu’avec les monceaux de dettes accumulés, cela engendrerait une insolvabilité généralisée.
Quand l’épargne devient inutile, quand l’argent n’a plus de prix, parce que ce qui est rare est cher – et ce qui est abondant est bon marché – alors c’est que l’on a tué l’argent. On a tué le pouvoir d’achat, on a tué la capacité de votre monnaie à stocker de la valeur dans la durée.
Simple à comprendre…


Pourtant si l’épargne est devenue collectivement inutile en termes macro-économiques, elle reste individuellement une nécessité pour se prémunir des aléas.
C’est ce problème-là que chaque épargnant doit donc affronter pour rendre son épargne et ses économies productives et fertiles. Et ce n’est évidemment pas simple. C’est même devenu incroyablement compliqué, presque « mission impossible ».
Notez au passage, comme pour confirmer, que la dette mondiale atteint de nouveaux records.
Selon l’IIF, hausse niveau dette mondiale s’explique notamment progression niveau dette ménages : Ils n’épargnent plus…
Calculez : L’ensemble des dettes sur la planète représente 237.000 milliards de dollars. Un niveau historique.


Au total, les créances cumulées des États, des entreprises et des ménages représentaient 237.000 milliards de dollars (192.000 milliards d’euros) fin 2017. Entre le troisième et le quatrième trimestre 2017, le montant global de la dette a augmenté de 11.000 milliards de dollars, soit l'équivalent du PIB de la Chine.
Cette hausse s’explique notamment par la progression globale du niveau de la dette des ménages, en particulier, cette fois-ci, dans les pays développés. Et à ce petit jeu, c’est l’Europe qui est la zone géographique la plus touchée.
La dette des ménages en pourcentage du PIB est au plus haut en « Gauloisie », en Belgie, au Luxembourg, en Norway, en Suède et en Helvétie. Seuls les ménages irlandais et italiens affichent des niveaux d’endettement en pourcentage du PIB inférieurs à 50 %…
À noter que, si la dette mondiale atteint un record en termes de valeur, elle continue de diminuer par rapport au PIB mondial. Son ratio, par rapport à la richesse planétaire, a diminué à la fin de l'année.
Grâce à la croissance de l’économie mondiale, dans les pays émergents et en Europe, il a reculé de près de 7 points de pourcentage au quatrième trimestre par rapport aux trois mois précédents. Pour atteindre… 317,8 % !
3 ans et 65 jours de toutes les créations de richesse mondiale à venir…
Et toujours pas d’inflation à deux chiffres…


Et on vous casse les pieds avec le ratio de 60 % du PIB pour l’endettement public – ratio de Maastricht oblige – alors que tout le monde dépasse le problème.
Mesdames et messieurs, force est de constater qu’on marche sur la tête !
C’est là le vrai délire de l’époque que le silence des médias vous cache volontiers, c’est là la vraie « transformation » que vous ne voyez même pas.
Pas même « mon boss-à-moâ ».
Soit je suis un konnard de la dernière pluie (et de celles d’antan cumulées) et je n’ai plus ma place dans ses effectifs, soit c’est lui l’autiste, et il n’est plus dans mes « fréquentabilités » possibles…
Le divorce approche…
Et pendant ce temps-là, « Jupiter » affronte les « mouvements-sociaux » archaïques avec sérénité : Lui, manifestement, il sait.

lundi 23 avril 2018

« Jupiter », l’européen

Pour résumer l’intervention de mardi dernier,

Alors même que le premier ministre canadien faisait la promotion de son traité de libre-échange avec l’UE, la position « jupitérienne » est assez simple (et « complexe » « en même-temps ») : Non à la tentation populiste (Hongrie, Ritalie, …) : « Je ne céderai à aucune fascination pour les régimes autoritaires » (« La réponse n’est pas la démocratie autoritaire, mais l’autorité de la démocratie. ») ;
Oui à une « souveraineté européenne (…) sans diluer la nôtre » dans les domaines clés (défense & sécurité, éco, énergie, numérique, culture).
Une nouvelle proposition : « créer un programme européen qui soutienne financièrement les collectivités locales qui accueillent des réfugiés ».
Surtout, il appelle à « hâter le pas » et à refuser « l’Europe qui ne propose rien ». Un message direct à le « Teutonnie » de « Mère-Qu’elle »…

On peut y voir un « nouvel espoir » en dit « Bunker ».
Ou on peut regarder les faits.
Les faits c’est ce qu’a examiné « Wolfgang Münchhausen », l’un des meilleurs spécialistes de l’UE, dans le Financial Times. Sa conclusion : « Jupiter » et son projet de réforme de l’Europe ont un petit problème : La « Teutonnie ».
Plus spécifiquement, il pointe que le parti de « Mère-Qu’elle » (la CDU/CSU) a perdu 1 million de voix au profit de partis remettant en cause la construction européenne (les libéraux démocrates du FPD et les populistes de l’AFD), ouvertement exprimé sa réticence au projet « jupitérien » de réforme de la Zone Euro.
Mais surtout, il relève que « Jupiter » a perdu son seul allié au sein de la coalition gouvernante « Teutonne » : « Martin Schulz ». L’ex-patron des socio-démocrates allemands qui partageait les vues du Président gaulosien est le loser des négociations « mère-qu’elliennes » et a dû laisser la place à Olaf Scholz, nommé ministre des finances à sa place et nouvel homme fort du SPD.
Or celui-là est « notoirement peu enthousiaste » à l’égard des réformes de la Zone Euro proposées par « Jupiter ».

Mais encore, « Jupiter » aura défini « l’identité de l’Europe » comme « la passion de la liberté, le goût de l’égalité et l’attachement à la diversité », alors qu’on peut penser que la citoyenneté européenne sera le produit du concret d’expériences partagées.
Et, symbolique, le député belge Philippe Lamberts a « offert » une corde verte  au « premier de cordée », image employée en 2017 pour évoquer « ceux qui réussissent » : « Vous avez pris coutume d’offrir à vos hôtes un cadeau symbolique, permettez-moi de faire de même. »
 « Votre foi en eux est inébranlable. Dans nos sociétés, cette corde n’existe plus : les riches s’enrichissent, les classes moyennes stagnent et se précarisent tandis que les plus fragiles sont abandonnés à leur sort », a lâché le député belge.
Et d’expliquer que cette corde était le symbole « de ces liens qu’il est urgent de retisser au sein même de nos sociétés et entre elles ».
« Votre action en France raconte une tout autre histoire. Une histoire qui met à mal la devise de votre pays : « liberté, égalité, fraternité ». »
L’humour belge, décidément…

« Où est la liberté lorsque des policiers armés débarquent au petit matin pour arrêter des jeunes dont le seul tort serait d’avoir occupé pacifiquement un chantier ? Ma fille en était. Elle fut emmenée devant son fils de deux ans loin de chez elle pour subir pendant toute une journée un interrogatoire », a ensuite révélé l’eurodéputé.
À l’issue de cette prise de parole, « Jupiter » a tenu à répondre à l’eurodéputé écologiste : « Vous pouvez tenir des propos d’estrade car vous avez le confort de ce salon. Au nom du respect que j’ai pour ce Parlement, je ne peux vous laisser dire des bêtises et contre-vérités », a balayé le chef de l’État.
Ils étaient « mignons » tous ceux-là…

Plus sérieusement, c’est la suite de sa vision de l’Europe déjà affirmée à Athènes, à la Sorbonne, ou à Francfort. « Je ne veux pas faire partie d’une génération de somnambules », a-t-il clamé. Et de reconnaître que quelques initiatives du président de la République ont déjà passé quelques feux verts, comme la relance de l’Europe de la défense, la création d’une vingtaine d’universités européennes d’ici à 2024, et l’organisation, partout dans l’UE, de « consultations citoyennes ». Lancées le même jour, mardi 17 avril à Épinal (Vosges), elles doivent « libérer la parole sur l’Europe, redonner confiance et éclairer le débat ».

Mais il y a eu aussi les espoirs douchés, comme celui d’instaurer des listes transnationales aux élections européennes de 2019 en utilisant les 73 sièges laissés par les Britanniques après le « Brexit ». Ce sont les eurodéputés eux-mêmes qui ont torpillé cette idée en février dernier, à 368 voix contre 274.
« De l’audace, encore de l’audace, toujours de l’audace et l’Europe sera sauvée ! » aura encouragé un autre Belge, chef de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), groupe le plus proche de la philosophie de  « Jupiter ».
Pas sûr que cette référence à Danton suffise à surmonter tous les obstacles auxquels se heurte le dirigeant « gauloisien » dans sa « révolution » européenne.

« Quand il a employé la formule pour la première fois (le repli des nations), je l’ai trouvée magnifique, gênante, provocante. Hier, il l’a bien déclinée », expose « Al-Hun-Lama-Sourd », membre du Parti populaire européen (PPE).
La « souveraineté européenne » est nécessaire « pour montrer aux citoyens que nous pouvons les protéger ». Mais l’effet des mots s’estompe y compris dans les rangs des eurodéputés les plus europhiles. L’élu Vert « Yan-Nique-Yoda » lui a justement expressément demandé de ne pas ratifier le traité de libre-échange avec le Canada (Ceta), et de stopper la négociation avec le Mercosur qui, selon lui, est la porte ouverte au gaz de schiste et aux OGM…
« Comment pouvez-vous prétendre défendre une Europe qui protège et œuvrer à imposer ces accords de libre-échange qui vont la détruire? Comment revendiquer une souveraineté européenne quand ces accords la désintègrent pour mieux la livrer à des lobbys surpuissants ? », a-t-il demandé.
Quant aux eurosceptiques, ils en ont profité pour faire entendre leur petite musique. L’eurodéputé « F.Haine » « Floflo-Philippe-pipeau », au sein du groupe des Patriotes, a érigé en modèle le « Brexit » contre « ceux qui ont confisqué le pouvoir au peuple ».
S’il savait comment le « Brexit » a été obtenu (idem pour l’élection de « McDo-Trompe » et même celle de « Jupiter » plus quelques autres…), il a raison de parler de « confiscation » mais ça reste insuffisant : On entre en « démocrature-appliquée » (d’autres en disent de « dictature-molle ») par le biais technologique : C’est Internet qui a confisqué le « pouvoir du peuple ».
Bref, ambiance et ambivalence…

Et constant avec lui-même (c’est sa mission depuis qu’il a été porté par tous-ceux- qui font et défont les « démocratures »), « Jupiter » s’est dit prêt à augmenter sa contribution au budget européen.
Il s’en fout, ce n’est pas son pognon, mais le vôtre…
À ses yeux, il faut aussi et surtout augmenter les ressources propres, et conditionner la solidarité budgétaire au respect de l’État de droit, pour dissuader les dérives autoritaires.
Pas forcément idiot…
Mais il ne s’est en revanche pas attardé sur le sujet. Il doit encore trouver des compromis avec Berlin et les pays du nord. Son idée d’une gouvernance propre de la zone euro, avec un ministre dédié a en  effet peu de chances d’aboutir actuellement. Alors il s’est contenté de rappeler qu’il fallait « trouver un cheminement pour aller vers une forme institutionnelle et démocratique beaucoup plus intégrée ».
« Défiler sur des tapis rouges en chantant l’Ode à la joie ne suffit pas, il faut des actions concrètes » (référence au soir de son élection et à son discours à la Sorbonn), a martelé mardi 17 avril le président du groupe des sociaux-démocrates, « Oudo-Boulle-man », rappelant notamment au président l’opposition Gauloisienne à l’instauration d’une taxe sur les transactions financières dans l’UE.
Eh, il n’est pas l’élu de la ploutocratie-bancaire pour rien.
Moi-même, j’y ai renoncé, préférant la CSPM, beaucoup plus « fiscalité-comportementaliste » qu’une sorte de taxe-sur-les-billets d’avion à la « Chi » qui n’a jamais été qu’un moyen de plus de racketter le chaland.
Le chef de l’État, lui, aura insisté sur la nécessité de parachever l’union bancaire d’ici à mai 2019.

Ne pas attendre l’unanimité pour décider. « Jupiter » honnit l’idée qu’en Europe, « celui qui ne veut pas avancer puisse bloquer les autres ». Il promeut le vote à la majorité qualifiée des États membres, au sein du Conseil européen (le co-législateur, avec le Parlement européen). « Si l’Europe avait toujours attendu la totalité du club, vous ne seriez pas là », a-t-il lancé aux eurodéputés.
Ce qui n’est pas faux.
Cette logique ne va pas sans inquiétudes en dehors de l’axe « Paris-sur-la-plage »/« Das-Groβ-Berline » : « Ne vous méprenez pas, monsieur le président : le progrès en Europe ne peut être déterminé par l’entente aléatoire entre deux chefs d’États », a pour sa part martelé Guy Verhofstadt.
Quant à l’ouverture à de nouveaux membres, il ne soutiendra « l’élargissement que si l’Europe connaît d’abord un approfondissement et une réforme », notant ce que tout le monde sait, à savoir qu’une « Europe qui fonctionne difficilement à 27 » ne peut pas « cavaler à 30 ou à 32 ». D’où l’idée d’avancer avec un noyau dur prédéfini, suivant une logique par projet.
Faudra que j’attende encore pour voir l’UE inclure les territoires situés à proximité du détroit de Béring…

Reste la difficulté de la « migration » (sujet de fronde chez les « marcheurs-même-pas-en-rêve »). C’est là le raccourci : « créer un programme européen » pour financer les collectivités locales accueillant des réfugiés, afin de dépasser « le débat empoisonné » sur les quotas de répartition au sein de l’UE. Par cette suggestion de bonus aux territoires d’accueil, il ne résout pas la question des pays qui refusent les migrants, comme la Pologne ou la Hongrie. Le droit d’asile, en effet, répond aux législations nationales et non locales.

Par ailleurs, sachez que les textes européens en cours d’examen censés homogénéiser les législations sont au point mort. Les États membres se sont pourtant donnés jusqu’au sommet européen de juin pour sortir de l’impasse, notamment sur le règlement Dublin, selon lequel il revient au premier pays d’entrée – le plus souvent l’Italie et la Grèce – de traiter une demande d’asile.
Le président veut convaincre les élus européens qu’en ce moment particulier, il va jusqu’à estimer qu’« une forme de guerre civile européenne réapparaît ».
Or, ce « n’est pas le peuple qui a abandonné l’idée européenne, c’est la trahison des clercs qui la menace », charge encore le chef de l’État, pour mieux pousser son projet de refondation, au cœur de sa stratégie politique face à la montée des populismes.
« Le prochain mandat européen doit être un mandat de refondation de l’Europe. Or, on ne peut pas le faire avec des structures et des habitudes qui correspondent aux défis d’autrefois », plaide un député « LREM-même-pa-en-rêve ».

En bref, il faudra attendre les prochaines élections européennes de mai 2019 pour faire avancer radicalement le projet européen : Pas très nouveau finalement.
Ça ne valait peut-être pas un discours, qui ne nous aura rien appris (hors peut-être, une « petite-baisse-de-régime » dans la frénésie « Jupitérienne » de « transformations »…
C’est finalement la conclusion qui s’impose, même si « Jupiter » y a planté « sa graine ».
C’est quand même dommage : À ce moment-là, je serai probablement mort !
C’est qu’un an, c’est long, à mon âge-avancé…