Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

mardi 25 juillet 2017

Décryptage (1)


« Les choses » se confirment…

Oh, seulement petit-à-petit : Mes « réseaux » semblent restés comme « décalés », souvent évasifs et il faut savoir distinguer, dans le fatras des informations reçues, ce qui relève du fantasme, de la désinformation, du fait réel et recoupé et de la confirmation.
Et puis, je reste géographiquement coupé de bien des « potes » et « potesses ». Or, il est parfois aussi intéressant de les voir que de les écouter. Les écouter, c’est apprendre autant de ce qu’ils disent que de ce qu’ils ne disent pas. Les voir complète l’information reçue – ou refusée – en fonction de leur attitude générale qui varie tout au long d’une discussion sur un panel assez large qui divague entre « être à l’aise » et une « franche réserve ».
Bref, il faut savoir décrypter.

Et depuis quelques mois, je les « asticote » sur Monsieur le Président de la République des « Gauloisiens ».
Car, comme beaucoup, je reste toujours et encore très étonné de l’ascension fulgurante de « Mak-Rond ».
Qu’on se souvienne : En 2008, il rejoint la banque d’affaires Rothschild & Cie, dont il devient en deux ans associé-gérant après de brillantes études.
En effet, il est lauréat du concours général de francilien en 1994. Il termine ses études secondaires à Paris au lycée Henri-IV, où il obtient un bac S avec la mention très bien. Admis en hypokhâgne et khâgne toujours au lycée Henri-IV (classes préparatoires de lettres CPGE B/L – filière lettres et sciences sociales), il échoue à deux reprises à l’écrit du concours d’entrée de l’École normale supérieure : Une tâche !
Il obtient toutefois une maîtrise de philosophie sur Machiavel puis un DEA sur Hegel à l’université Paris X-Nanterre (la fac de crotte… pour les « juristes bien-nés »). De 1999 à 2001, il aurait assisté le philosophe Paul Ricœur et travaille sur son livre « La Mémoire, l’histoire, l’oubli ».
En parallèle il est étudiant de l’Institut d’études politiques de Paris, dont il ressort diplômé en 2001. Il passe par l’ENA à Strasbourg de 2002 à 2004 où il finit 5ème et intègre l’Inspection des finances. Un stage plus tard à l’ambassade au Nigeria ainsi qu’un autre à la préfecture de l’Oise, il prend une carte au « P.Soce » de 2006 à 2009, et « pantoufle » en 2008 chez « Rothschild & Cie ».
D’où il est poussée, en 2012, jusqu’à être nommé secrétaire général adjoint au cabinet de « Tagada-à-la-fraise-des-bois », puis deviendra son ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique en 2014.
Tout cela est parfaitement connu.

Mais alors qu’il sort seulement de l’anonymat depuis quelques mois, en avril 2016, il fonde son propre parti politique, baptisé « En marche ! » (« EM » comme ses initiales) et démissionne quatre mois plus tard du deuxième gouvernement « Menuet-Valse ». Jusque-là, il faut reconnaître qu’il n’apparaît que comme « une roue de secours » au cas où « Tagada-à-la-fraise-des-bois » se vautre dans l’opinion avec ses réformes catastrophiques comme celle de la loi « El-konnerie » dont il est pourtant un des artisans et que son premier-sinistre ne parvient pas à passer le cap de son investiture.
Vous rendez-vous compte du parcours, SVP ? 

Un an après, il arrive en tête du premier tour après un « jeu de massacre », invraisemblable de tout le personnel politique de « droâte » et de « gôche » qui aura duré des mois et des mois entiers où, le seul qui y a échappé restera « Mes-Luches ».
Naturellement, il ne peut que remporter le second tour avec 66,10 % des suffrages exprimés, mais une abstention record.
Abstention encore plus écrasante aux législatives suivantes du mois de juin qui porte une majorité absolue de députés « REM-même-pas-en-rêve », qui peuvent même se passer de leurs pseudos alliés « Mac-Modem » et des « Constructifs » de chez les « Républicains-démocrates », tous ces « traites » prêts à bouffer à tous les râteliers pour survivre, qui imposent « Rugby » au perchoir, « l’alibi-écololo » de la primaire de « Gôche-soce », alors que sont devenus ministres des transfuges « Juppétistes » voire même un impétrant de la primaire de « droâte ».
C’est fabuleux, expliquez-moi, SVP, expliquez-moi !

Enfin, qu’on se rende compte un peu, un an avant son élection, ce serait un « homme-seul ». Il l’est encore à 9 mois les échéances, quand il se déclare.
Seul, vraiment ?
Pas du tout : Il est en fait très entouré par des « hommes de l’ombre » (dont nous avons disserté de l’un d’eux il y a encore peu), ceux que vous ne voyez pas et qui mettent en branle une « machine de guerre » intraitable.
D’abord les médias qui l’encensent ouvertement, presse et agences de communication réunies.
Vous le savez, ils sont aux mains de « puissants-anonymes » et « tenus » par les « frère-trois-points », les francs-maçons.
Qui ne « tiennent » pas que ça : Ils sont partout où se forge « le pouvoir ». Justice, armée, forces de police, corps préfectoral, haute administration publique, la « haute-finance », de façon très dense chez tous ceux qui ont des responsabilités, c’est de tradition, de façon plus anecdotique dans d’autres corporations, mais ça reste un puissant levier de réussite des carrières.
Indubitablement.
J’avais une directrice de crèche qui était « vénérable » de sa loge et à l’occasion de nos rencontres, pas toujours mais parfois, elle faisait partie des personnes qui me « tuyautaient » sans que je ne lui demande rien, l’air « pas intéressé ».
Mais c’était une autre vie et quand j’ai lâché la présidence de cette structure, elle s’est recasée – soi-disant sur concours – à la commission européenne, là, comme ça en claquant dans les doigts, dès l’âge de la retraite sonnée…
Fulgurante, elle aussi.

Parce que « Manu-Mak-Rond », il en a donné des signes de référence à la maçonnerie, ça n’a échappé à personne. Que ce soit lors de ses différentes manifestations publiques de candidat, meetings, sorties du territoire, sur les thèmes, les petites-phrases, voire depuis celle du 17 mars dernier qui a fait un buzz-tardif : « Bonjour à toutes et tous, Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités… ».
Clair : Les grades chez des étudiants de l’ékole de la magistrature, il n’y en a pas beaucoup…
Et puis la fameuse soirée de la victoire avec en toile de fond la pyramide du Louvre, qui pour être un symbole-premier en est un parfait.
Même pas besoin de lire le texte pour savoir ça.
Ceci constaté, « Manu-Mak-Rond » serait-il un pur produit des « frères-trois-points » ?
Non bien sûr !
Même s’il n’est entouré que ça. « Mes-Luches » revendiquait sa propre appartenance à cette « armée de l’ombre » jusque dans la signature de sa profession de foi électorale. Ceux qui l’auront gardée pourront vérifier la présence des trois-points iconoclastes autour de sa signature.
Le seul qui s’y était essayé jusque-là, c’était « Bling-bling » en 2007. Depuis plus d’un an, tout ce qu’il signait en qualité de ministre de l’intérieur était affublé du même signe de « reconnaissance ».
Alors que son Président du moment, « Le Chi », ne se dévoilait pas de la sorte bien qu’il était membre d’une loge Helvétique depuis ses années de militant… de la paix !
En bref, « les frères » avaient donc deux fers aux feux et tous les autres devaient être balayés pour faire face à « Marinella-tchi-tchi », le ticket d’entrée indispensable pour accéder jusqu’à l’Élysée, annoncé par tous les sondages et toutes les études de sciences-politiques.
Que crûtes-vous qu’il advienne au juste ?

Personnellement, je dois vous avouer que l’explication ne me convient pas totalement : On ne mobilise pas les maçonneries sur sa bonne gueule, avec seulement un programme assez vague.
Certes, ledit programme, pour ce qu’on en connaissait au moment de la campagne, fait un peu la part-belle à la finance et aux « possédants », là où « Mes-Luches » se porte sur « les principes » de la défense de « la veuve et de l’orphelin », un des thèmes fondateurs des « humanistes » (comme ils aiment à se qualifier eux-mêmes).
Depuis ça se confirme : Il n’était marqué nulle part que les aides sociales devaient être réduites de 5 euros par mois. Ce qui était prévu, c’était seulement l’APL pour les étudiants dont les parents disposaient de revenus supérieurs à 30 K€.
Pas ni pour tout le monde, ni les autres « aides »…
Et puis soyons sérieux, ça ne fait que 234 M€ d’économie réalisées sur 12 mois.
Mais ce qui devrait vous surprendre, c’est quand même l’accueil de la victoire annoncée par les grandes institutions mondiales. Attends, même le FMI de « Cricri-la-Garde-meurt-mais-ne-se-rend-pas » qui se met à l’encenser, là où il n’y a encore aucun signe tangible de réussite, que des promesses, des effets d’annonce et de manches, et des agitations en tous genres.
Fabuleux, là !

L’explication est ailleurs. Les « mondialistes », institutions officielles (ONU, OMC, UNESCO, GIEC, etc.), mais également tout un cirque de « think-tanks », comme la Trilatérale (les financiers), le « Groupe Bilderberg » (les « régnants »), Davos (les « faiseurs ») n’aspirent qu’à la paix universelle et planétaire.
Pas par dévotion. Certes, faire des affaires au son du canon, ce n’est pas mal non plus. Mais les guerres sont destructrices. Notez que faire de la « reconstruction » au son du clairon est tout autant « enrichissant », c’est notoire.
Mais le mieux, c’est un monde « apaisé », qui entretient la paix des peuples en faisant du commerce, des « échanges ».
Du moment que ça peut rendre solvable les « clients » que sont les populations.
La guerre, ça tue le commerce – mais pas le marché-noir – parce que ça tue des clients et rend insolvable tous les autres.
Et ça, l’insolvabilité généralisée, on l’a vécu avec les « Subprimes », puis la crise de la dette publique, que pour y faire face, il a fallu déverser des quantités de monnaies durant de longues années (on y est encore…) à des taux parfois devenus négatifs (l’horreur absolue pour un banquier…), quitte à prendre le risque énorme d’une hyperinflation (encore une horreur pour un banquier, mais dans une moindre mesure tout de même). Il n’y a pas à caguer, il faut calmer les « belliqueux » (« l’ordre-noir »), les sanctionner à ne plus pouvoir « commercer » avec des sanctions planétaires : L’Iran d’abord, la Corée-du-nord, la Russie de « Poux-tine » encore.
Alors simple, non ?

Eh bien non !
Première alerte : Le « Brexit ». Tu donnes au peuple, à l’opinion, l’occasion de valider des choix construits au fil du temps, décennies après décennies et tiens donc, il fait quoi sous l’impulsion de quelques démagogues ?
Ils jettent le bébé avec l’eau du bain ! Les kons.
La catastrophe…
Deuxième alerte : Tu construis, là encore, sur des années et des années, un cycle de paix vertueuse aux USA (et donc dans le monde entier) avec « Haut-Bas-Mât » (prix Nobel de la Paix à peine tout juste élu… au même titre que le GIEC quelques années plus tôt alors qu’il n’y a rien de conflictuel dans les affaires de dérèglement climatique, mais bien un « consensus général » affiché…) en virant tous les opposants « d’Il-a-rit-Pine-Tonne » et jusqu’à lui mettre un clown des plus grotesques en face d’elle le jour du scrutin final, et paf, c’est « McDonald-Trompe » qui est élu !
Invraisemblable : On ne peut décidément pas faire confiance au peuple.
Même correctement manipulé « cornaqué », choyé, éduqué, il n’en fait finalement qu’à sa tête.

Jamais deux sans trois : Pas question de laisser l’Europe continuer à se défaire, se déliter sans prendre la mesure de la menace.
Dès lors, « les réseaux » sont chargés – et ils ne demandent qu’à se faire instrumentaliser par les loges anglo-saxonnes – de « faire barrage » à « Poux-tine » jusqu’en « Gauloisie-trois-points » en portant au pouvoir un « contrepoison » adéquate idoine, qui saurait « en montrer » aux dirigeants des deux hyperpuissances.
« Trompe » défaillant, il n’y a plus que le chinois – qui aura d’ailleurs fait sa propre « révolution-culturelle » sur plusieurs plans y compris de la COP21 – pour faire, en qualité de « partenaire », contrepoids au Russe. Et il faut deux pieds pour bien danser.
La seconde jambe, c’est l’Europe occidentale, c’est « Mère-Quelle », sûrement pas « Tagada-à-la-fraie-des-bois » qui se sera couché à plusieurs reprises et sans gloire, ce n’est plus « Camé-Rhône », pas plus que « Théière-Mais » la pôvrette qui en perd sa majorité parlementaire et ne sait même plus sur quel pied danser à son tour.
Ce n’est pas non plus « Mes-Luches », trop en avance sur les questions européennes et à qui on accroche désormais des casseroles au kul pour mieux le « casser »…
Des fois qu’il ait encore l’envie de « revenir ».
Voilà pour une première explication de texte.

Qui s’est confirmé tout seul par le « calendrier » : Début novembre 2016, l’élection américaine, fin novembre, les primaires de la « droâte & du centre ».
Et la cascade de « stupéfactions » : « Il-a-rit »/« Juppette », ça pouvait encore le faire. Comme ce n’est pas l’une, ce ne sera pas l’autre. Il faut éjecter tout le monde, du « meilleur d’entre nous » au plus nul « Âme-Mont » pour ouvrir un boulevard au poulain désigné qui n’y a vraiment cru qu’à compter de juillet 2016.
De toute façon, il était déjà en « Marche » pour soutenir une éventuelle candidature de « Tagada-à-la-fraise-des-bois » en dernier ressort, voire même celle d’un « Menuet-Valse » (qu’il préserve d’ailleurs encore) en second ressort.

Reste à confirmer encore ce « décryptage » là.
Je pars en vacances sous peu, à la rencontre d’autres « réseauteurs ».
Je vous livre donc un « premier-jus » : Il demande à être affiné, précisé, amendé, complété, confirmé, je vous l’ai dit d’entrée.
Et on en reparlera donc encore un peu plus tard, si Dieu le veut bien…

lundi 24 juillet 2017

I-Cube (l'exilé): Autre point passé inaperçu

I-Cube (l'exilé): Autre point passé inaperçu: La discrète réforme de la phase de budgétisation C’est une réforme en cours sans tambour ni trompette qu’est en train de mettre en p...

Autre point passé inaperçu


La discrète réforme de la phase de budgétisation

C’est une réforme en cours sans tambour ni trompette qu’est en train de mettre en place le nouvel exécutif, et en particulier le « Premier-des-sinistres » ainsi que celui de l’Action et des comptes publics « Gégé-Demain », tous deux des transfuges des « Républicains-démocrates », ce nid de…

En effet, cette réforme découle du principe de « collégialité » mis en avant par le Chef de l’exécutif dans sa circulaire du 24 mai 2017 relative à une méthode de travail gouvernemental exemplaire, collégiale et efficace. Elle a ensuite été déclinée dans la lettre de cadrage du 2 juin 2017, au travers d’une réforme du processus de décision interministériel en matière budgétaire, qui modifie substantiellement le contenu des conférences budgétaires et par là même le pilotage des finances publiques.

Traditionnellement, les conférences budgétaires s’organisent en trois temps :
– Les conférences de performance qui se tiennent au printemps : Elles réunissent les directions financières des différents ministères et leurs homologues de la Direction du Budget (DB). Il s’agit de déterminer la liste des indicateurs de performance pour le prochain budget. Elles visent également à préparer la maquette des PAP (projets annuels de performance) annexés au projet de loi de finances.
– Les conférences de budgétisation qui se tiennent traditionnellement en avril et mai entre les ministères et la DB. Un examen contradictoire des demandes de crédits (au premier euro) et des effectifs est effectué, en tenant compte de l’exécution des deux derniers budgets (résultats définitifs en n – 1 et le prévisionnel en n). Les discussions suivent les directives posées par le « Premier-ses-sinistres » dans sa lettre de cadrage. Un compte-rendu permet de faire apparaître les convergences et les divergences qui seront ensuite soumises à arbitrage.
– La phase d’arbitrage elle-même, qui se décline en deux sous-ensembles. Les réunions de restitution qui ont lieu entre le ministre en charge du Budget et des comptes publics et les ministres concernés afin de passer en revue les propositions et les options possibles ;
Et l’arbitrage est rendu ensuite par le « chef-aux-ordres » sis à Matignon, arbitrage qui se matérialise au travers des lettres-plafonds qui sont envoyées à chaque ministre, arrêtant les plafonds de crédits et les réformes structurelles engagées.
Les lettres-plafonds sont transmises aux commissions des finances des deux assemblées et débouchent sur des réunions de répartition (des crédits et des plafonds d’emplois) en juillet et août.

Or c’est dans la phase centrale de « budgétisation » que la DB remplit la mission de « gardien du temple » de l’orthodoxie budgétaire. Elle est en charge du respect du cadrage macro-économique arrêté par le gouvernement, veille à ce que les économies soient dûment implémentées, et à l’inverse, que les priorités gouvernementales et leur financement soient respectés dans la limite des crédits disponibles.

En sens inverse, les ministères « dépensiers » sont généralement soutenus par leurs ministres qui se font les avocats de leur ministère afin de sanctuariser les « priorités » et les intérêts de leurs services. L’examen des crédits prévisionnels est donc contradictoire et fait l’objet d’âpres négociations où chaque partie prenante doit conserver la face, alors que le jeu budgétaire est nécessairement à somme nulle.
Les sujets les plus sensibles sont arbitrés à Matignon, voire à l’Élysée.

Or, comme l’indique la circulaire de la Directrice du Budget du 7 juin 2017, la lettre de cadrage du 2 juin 2017 a modifié sensiblement « les orientations (…) [et] renouvellent profondément les modalités de préparation du budget à venir en modifiant les étapes et les attendus de la procédure jusqu’ici appliquée. »
En effet, l’objet des conférences budgétaires devient « un travail technique partagé », permettant d’arrêter « définitivement l’ensemble des sous-jacents chiffrés de la programmation budgétaire à venir. »
Et ces sous-jacents sont clairement énumérés :
– Évaluation de l’évolution spontanée de la dépense (le tendanciel) qui devra être conjointe entre les services techniques des ministères et la DB ;
– Évaluation là aussi conjointe du chiffrage des mesures nouvelles envisagées ;
– Évaluation conjointe, enfin, des mesures d’économies possibles, qu’elles soient proposées par les services des ministères dépensiers ou par la DB.
Afin de faciliter cette phase de co-production des sous-jacents, « un cadrage méthodologique renforcé » de leur calcul est alors proposé.

L’objectif est désormais de proposer à chaque ministre un dossier unique d’arbitrage dévoilant les options disponibles et partagées entre la DB et les services techniques ministériels.
Étant établi que chaque ministère n’a pas à « construire une position d’ensemble du budget dont vous êtes chargés » et que la DB ne présentera pas à la conférence de position d’ensemble non plus sur ce même sujet, mais « examinera (…) le champ des possibles. »
Ces dossiers d’arbitrage sont ensuite discutés au cours du mois de juillet entre les ministres et le ministre du Budget (de l’action et des comptes publics) quant à l’opportunité des options retenues et « de leur caractère prioritaire, réaliste et soutenable ».
C’est dans ce dispositif-là que le général « Deux-Villes-Liées » s’est fait remettre les pendules à l’heure…
Et qu’il en a tiré les conclusions qui s’imposaient à lui, pas vraiment soutenu pas on ministre.

Le ministre de l’action et des comptes publics fait ensuite son rapport au « Premier-des-sinistres » « en vue des arbitrages gouvernementaux sur les plafonds de crédits » ; mais l’équilibre entre mesures sous-jacentes, économies et mesures nouvelles « fera l’objet d’une discussion collégiale du gouvernement », à l’issue de laquelle, fin juillet, des arbitrages définitifs seront rendus et des lettres-plafonds émises servant de base aux réunions de répartition.
On constate donc que la position de chaque « sinistre dépensier », comme des acteurs, change profondément par rapport à ce qui prévalait encore en 2016 pour le PLF 2017.
La refonte de la procédure budgétaire conduit les services techniques et la DB à ne pas proposer de budgets concurrents : L’un maximaliste, l’autre minimaliste, avec une perspective d’ensemble et des convergences possibles dégagées de façon incrémentale au cours de la négociation.
Au contraire, les ministères sont associés à une élaboration conjointe des sous-jacents, et tout particulièrement du tendanciel des dépenses, par rapports auquel des économies seront dégagées. Cela évite donc des estimations contradictoires qui brouillent ou « antagonisent » les remontées aux ministres concernés.
Un diagnostic partagé y compris sur les points de désaccords ou les options, permet de clarifier le débat désormais plus partenarial.
Mais ce n’est pas tout, même si c’est déjà novateur !

Car ensuite, chaque « sinistre » devient progressivement son propre ministre du budget.  En effet, le dossier unique d’arbitrage qui lui est transmis est une coproduction de ses services financiers et de la DB. Par ailleurs, la lettre de cadrage du 2 juin 2017 précise que « un mouvement de recentralisation sur le budget général des outils extrabudgétaires » (recettes affectées, fonds sans personnalité morale), devrait permettre au « sinistre » de disposer d’une vision consolidée efficace des finances de ses services et d’assurer efficacement sa tutelle sur ses opérateurs.
Ces éléments lui permettent d’être responsable devant le « Premier-des-sinistres » et la Représentation Nationale des objectifs de son ministère, avec des moyens de pilotage suffisants (et de se faire éventuellement sanctionner pour dérapage), comme promis par ailleurs ;
Et le « sinistre »  du budget devient « coproducteur » du budget : Il s’agit bien en effet d’une évolution majeure !
Il reste responsable de la prévision macro-économique, du cadrage budgétaire global, de la collecte et de la centralisation des fonds, de la sécurisation des dépenses, mais il partage sa fonction de budgétisation désormais avec les autres « sinistres ».
Ce qui aurait manqué à « Tagada-à-la-fraise-des-bois » et son « sinistre » de la finance, un dénommé « Manu-Mak-Rond »…
Cette position nouvelle devrait lui permettre d’asseoir davantage un rôle prospectif et un pilotage efficace de la dépense en lien avec les autres administrations publiques : Opérateurs, AAI, collectivités territoriales, organismes de sécurité sociale, etc.…

Enfin la mise en cohérence des différents arbitrages budgétaires ministériels est réalisée non plus uniquement par le « sinistre » des finances, qui n’est plus mis en porte-à-faux par rapport au « Premier-des-sinistres » ou à l’Élysée, mais par Matignon soi-même sur une base collégiale (via une « discussion collégiale du Gouvernement »).

Objectivement, ces éléments sont donc de très bonne augure pour un pilotage plus efficace et un respect mieux assuré des engagements posés par la programmation pluriannuelle à venir. Ils devraient déboucher par ailleurs sur d’autres éléments qui pourraient leur être associés et en découler.
À se demander pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt…
En effet, la réforme du processus de budgétisation est un élément important pour mettre en place une responsabilité financière individuelle et collective de l’exécutif.
On se souvient que des réformes similaires ont notamment été mises en place dans certains pays anglo-saxons mais surtout nordiques comme la Suède. Elle s’est développée généralement de concert avec la mise en place de mécanismes de pilotage de la dépense publique comme des « freins à l’endettement », ou des normes de dépenses englobant l’ensemble des APU (administrations publiques).

La suite probable serait la mise en place et le développement de la comptabilité analytique dans les trois sphères d’administration publique.
Aujourd’hui la CAC (la comptabilité d’analyse des coûts) se fait au niveau de l’État encore bien trop peu développé, alors que cela fait 11 ans maintenant que la LOLF est pleinement déployée !
La mise en place d’une comptabilité analytique performante et centralisée devrait permettre notamment de connaître l’ensemble des coûts de production des services publics, action par action, ou programme par programme au niveau de l’État, mais également au niveau des collectivités territoriales (à l’instar de la « Ritalie », avec la mise en place des « fabbisogni » standard (compte notamment tenu des évolutions législatives qui ont touché la « Ritalie » après 2015), où il a été déterminé qu’il serait nécessaire de faire une séparation entre l’analyse développée par le Sénat, dans le cadre du rapport d’information Guenée Raynal du 9 septembre 2015, sur l’association des collectivités territoriales à la maîtrise des finances publiques et les derniers développements « simplifiant » la mise en place du dispositif dans le cadre plus global d’une péréquation progressivement intégralement « horizontalisée », à compter de 2021, ou des hôpitaux et des organismes de sécurité sociale (ASSO).

Et puis cette faculté accrue de pilotage devrait permettre l’introduction en « Gauloisie-dépensière » des « automatic productivity cuts », technique qui pourrait autoriser la mise en place d’objectifs beaucoup plus fins et contraignants que la pratique actuelle.
En effet et plus tard, le dégagement de gains de productivité récurrents pourrait conduire à un cycle de réforme permanente de l’État et dégager de nouvelles économies aujourd’hui impossibles à isoler et en tout cas complémentaires de la revue générale des dépenses afin de redéfinir régulièrement le périmètre de l’action publique.

On vous avait dit : « Une gouvernance d’experts ».
Eh bien, ce n’est pas encore très bien assimilé, mais on pourrait s’en approcher, finalement…
Alors, pourquoi pas ?

dimanche 23 juillet 2017

Scotché, une nouvelle fois !


L’eau…

J’avoue ne pas en boire beaucoup, ou alors mélangée avec quelques « éthanols » en quantité variable, de ceux qui « pimentent » ma vie quotidienne.
D’accord, je m’en sers pour me laver, parfois pour cuire jusqu’à ébullition mes œufs et autres sources de protéine (indispensables à ma « bonne santé-métabolique »).
Je flotte souvent dessus à bord de mon yacht-à-voiles, j’y chasse également quelques « poiscailles » de temps à autre, mais surtout, j’adore mouiller mes glaçons avec quelques breuvages qui n’en contiennent pas trop, histoire de les refroidir.
Quoique… disposant aussi de plusieurs congélateurs, il m’arrive d’y stocker des bouteilles. En verre, il faut simplement faire gaffe à la teneur en alcool : Pas assez d’alcool et trop froid, ça pète le contenant…

Pour le reste, l’eau pour moi, hors mes usages personnels, ce n’est qu’une cendre.
Le résultat chimique d’une combinaison exothermique d’hydrogène et d’oxygène.
J’ai découvert ça quand j’étais gamin, fasciné que j’étais par le programme Apollo, je me suis mis en tête d’évider des coquille de noix pour y introduire des « bouts-rouges » d’allumette réduits en poudre et d’y mettre le feu !
Oh les beaux nuages de fumée blanche…
Plus tard, j’avais appris à faire l’électrolyse de l’eau et à séparer l’hydrogène de l’oxygène dans deux bouteilles différentes. Évidemment, quand l’une d’elle m’a pété à la tronche à l’approche d’une source de chaleur, je me suis un peu calmé…
Mais elle avait fait une belle trajectoire à travers ma chambre et heureusement que la fenêtre était ouverte, car elle a été tellement rapide que je ne l’ai pas vue partir… assourdi par le « bang » qu’elle avait su faire pour saluer son « évasion ».

Pour le reste, je savais que l’eau a des propriétés singulières qui déroutent encore chimistes et physiciens.
Il existe plus de 70 propriétés de l’eau (point de fusion, densité, capacité calorifique, etc.) qui, prises ensemble, diffèrent de celles de la plupart des liquides.
Ces propriétés anormales de l’eau sont une condition préalable à la vie telle que nous la connaissons. Pourtant, personne ne comprend très bien leurs origines.
L’eau peut aussi exister sous différentes formes de glaces, cristallines ou « amorphes ».
Je peux vous le dire : En Balagne, j’avais un congélateur qui faisait de la « glace-molle ». Si !
Je n’ai jamais compris comment, même si c’était bien pratique pour venir rafraîchir le whisky sans en avoir l’air, d’autant qu’ensuite, remis dans le congélateur, la bouteille (en plastique), « le » glaçon redevenait dur comme de la pierre, à attaquer au pic-à-glace…
Et puis le compresseur du bidule a rendu l’âme et son successeur a été à tout jamais incapable de reproduire ce phénomène étrange.

L’eau est donc au centre de notre vie. Elle semble ordinaire et familière, en tout cas pour nous, occidentaux des XXème et XXIème siècles.
D’abord, l’eau est un solvant presque universel, en particulier pour les solides ioniques (comme les cristaux de sel) et les corps composés de molécules polaires.
Ensuite, contrairement aux autres liquides, l’eau augmente de volume quand elle gèle : C’est ce qui explique que les icebergs flottent.
Toutefois, cela n’est vrai que lorsque l’on considère la forme de la glace connue de tout à chacun, mais physiciens et chimistes savent bien que plusieurs types de glace apparaissent dans différentes phases selon les conditions de température et de pression. Ils connaissent ainsi plus d’une dizaine de formes cristallines de l’eau, et même une forme dite amorphe, où il n’existe pas vraiment de structures ordonnées à grande échelle.

Ils savent toutefois que, même dans de l’eau liquide à des échelles de temps et de distances très courtes, des molécules d’eau s’assemblent très transitoirement du fait des fameuses liaisons hydrogène en donnant des structures cristallines. Ces structures sont appelées « des clusters d'eau ».
Ce phénomène est si mal compris qu’il est actuellement considéré comme l’un des problèmes non résolus de la chimie.

Pour tenter de percer les mystères de la structure de l’eau, qu’elle soit solide ou liquide, les physiciens ont recours à une puissante méthode de cristallographie : La diffraction des rayons X. Celle-ci a révolutionné notre compréhension de la matière.
Mais, qui dit diffraction de rayons X, dit tout d’abord sources de rayons X : Il s’agit généralement de synchrotrons, c’est-à-dire, plus précisément, d’accélérateurs d’électrons. Or, comme les membres d’une équipe internationale de physiciens viennent de l’expliquer, ils se sont servis des sources disponibles au laboratoire national d’Argonne (États-Unis) et au Desy (Deutsches Elektronen-Synchrotron, Synchrotron allemand à électrons), à Hambourg.
Ces chercheurs ont tiré de leurs expériences la conclusion que l’eau liquide devait en fait être un mélange de deux formes liquides pour l’eau.
Aïe : L’eau serait « bipolaire » !

Notez que les spécialistes s’en doutaient depuis un certain temps. En effet la glace peut exister sous plusieurs formes cristallines et il existe aussi une « forme amorphe », qui n’est pas ordonnée à grande échelle et qui est donc désordonnée comme un liquide.
Or, mieux que ça : Il existe en fait deux formes de glace amorphe. Leurs densités ne sont pas les mêmes et elles peuvent se transformer l’une dans l’autre.
Les physico-chimistes s’étaient donc demandé si l’eau liquide n’était pas finalement elle-même un mélange de deux formes liquides, également de densités différentes et dont chacune pouvait conduire à basse température à de la glace amorphe.
C’est précisément la transformation de ces glaces amorphes en liquides que les chercheurs ont pu suivre en étudiant avec les rayons X les modifications des structures malgré tout présentes.

Selon Lars G. M. Pettersson, professeur en physico-chimie théorique à l’université de Stockholm et coauteur du travail qui vient d’être publié, « les nouveaux résultats soutiennent fortement l’idée que l’eau, à température ambiante, ne peut pas décider dans laquelle des deux formes elle devrait être, à haute ou faible densité, ce qui entraîne des fluctuations locales entre les deux. En un mot : l’eau n’est pas un liquide compliqué, mais deux liquides simples avec une relation compliquée ».
Simple. 

Bon, soyons clair : Ça ne change pas grand-chose au fait que l’eau mouille et accessoirement rouille aussi les meilleurs matériaux, même réputés inoxydables et « vieillit » d’autres organismes vivants.
Mais ce n’est quand même pas banal : Je pensais qu’il y avait mille saveurs à l’eau en fonction des « impuretés » qui y étaient inclues, dissoutes. Pas du tout ! Il y a au moins deux types de flotte.
Là, ça va devenir compliqué, que je vous dis-je…