Bienvenue !

Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 18 février 2018

Ah ces britanniques…

Leurs scientifiques se sont enfin penchés sur votre couple !


En étudiant 2000 hommes et femmes ils affirment avoir trouvé la formule mathématique incontournable pour avoir des relations (sexuelles) durables !
Il n’y a plus qu’à prendre la calculette avant d’envisager de « se reproduire » pour imaginer fonder un « foyer-durable », apaisant et harmonieux en vue d’élever « une nichée » complète dans le meilleur environnement affectif possible.
C’est qu’un gamin, c’est quand même un contrat de 20 ans (même s’il paraît que ceux-là restent « ado » jusqu’à 24 ans et que d’autres jouent le « Tanguy » bien plus longtemps), soit nettement plus qu’un bail emphytéotique « court » (minimum 18 ans, par exemple pour les baux « à construire »)…


Pourtant vous connaissiez la formule parfaite pour le premier rendez-vous… parfait, tellement si-facile : Dîner aux chandelles + baisers = rappel.
La relation parfaite ?
Timing + (communication x attraction mutuelle) – bagage émotionnel = intimité.
Ou encore : Pénis + pouls = Une nuit blanche.
Les relations semblent simples quand vous les mettez comme ça.
Mais indéniablement, ça reste plus compliqué quand on parcourt tous ces romans où les sommes semblent s’accumuler, où les bonnes cases sont toutes cochées et les scores même très encourageants… mais qui d’une certaine manière, pour des raisons non-détectées ne suffisaient pas en s’additionnant pour générer un amour-durable (et réciproque).
Notez, il n’y aurait ni romance, ni littérature, ni chansonnette, ni je ne sais quoi encore si tout était parfait et s’y tenait…


L’amour est finalement frustrant. Il commence dans ce doux endroit entre l’intimité et l’excitation qui peut paraître à beaucoup impossible à mettre en place et apparaît parfois très vite comme fatigant à nourrir. Est-ce que les algorithmes de sites de rencontres en ligne ou bien les longues traques pour tomber sur votre partenaire idéal au pub local sont-il plus performants pour capter l’attention de Cupidon ?
Jusque-là la science a été impuissante à signaler le « partenaire parfait ».
Et pourtant, ces mathématiciens prétendent avoir trouvé la formule qui prédit combien de temps durera l’amour.
La recherche signalée a enfin révélé une nouvelle équation de l’amour qui détermine les ingrédients clés pour une relation réussie et durable impliquant plusieurs facteurs, dont le sens de l’humour à côté du nombre de partenaires sexuels précédents (?) d’une personne.


L’enquête révèle aussi que sur les 2.000 hommes et femmes interrogés, 25 % des hommes et des femmes pensent que leur partenaire devrait avoir eu quatre partenaires sexuels avant eux (un homme sur cinq se cramponnant à la croyance traditionnelle selon laquelle ils devraient être le « premier » de leur femme idéale).
Quatre « essais » infructueux de copulation pour « se former » avant de passer au « coïtage-durable » (Coïter = Aller avec) ?
Elle révèle très sérieusement que les hommes donnent la priorité à l’intelligence et sont deux fois plus susceptibles que les femmes de croire que le sexe est important pour une relation heureuse et durable.
Ce n’est donc pas un sex-appeal mais un badinage étincelant qui fera de vous, Mesdames, « un coup » avec le sexe opposé, doit-on en conclure…


Alors, et cette formule magique ?
Simple : L = 8 + 0,5Y – 0,2P + 0,9Hm + 0,3Mf + J – 0,3G – 0,5(Sm – Sf)² + I + 1,5C = le temps que durera une relation (potentielle ou actuelle).
Explications :
L : La longueur prévue en années de la relation ;
Y : Le nombre d’années que les deux personnes se connaissaient avant que la relation ne devienne sérieuse ;
P : Le nombre de partenaires précédents des deux personnes additionnés ;
Hm : L’importance que le partenaire masculin attache à l’honnêteté dans la relation (notée de 1 à 5) ;
Mf : L’importance que la femme attache à l’argent dans la relation (notée de 1 à 5) ;
J : L’importance attachée à l’humour (additionnée et toujours notée de 1 à 5 : On est en Grande-Bretagne…) ;
G : L’importance attachée à la beauté (additionnée et notée de 1 à 5) ;
Sm et Sf = L’importance que les hommes et les femmes attachent au sexe (soustraites et notées de 1 à 5) ;
I = L’importance attachée à avoir de bons beaux-parents (mais si ! Additionnées et notées de 1 à 5) ;
C = L’importance attachée aux enfants dans la relation (additionnées et notées de 1 à 5).
Mathématique, puisqu’on vous le dit !
Toutes ces « mesures-d’importance » (la part de subjectivité) sont donc échelonnées de 1 à 5, où 1 n’est pas important du tout et 5 est tout-à-fait très important.


Notez que ça marche aussi avec des couples de même sexe, mais la formule diffère un peu : L = 8 + 0,5Y –  0,2P + 0,2J – 0,3G – 0,5(S1 – S2)² – I + 1,5C (où S1 et S2 sont les cotes des deux partenaires pour l’importance du sexe).
Vous aurez noté donc que le « 8 » d’entrée vous donne d’emblée 8 ans de vie commune…
Et que le seul multiplicateur est un carré (celui de la somme algébrique de Sm et Sf = L’importance que les hommes et les femmes attachent au sexe).
Ce que je trouve pour ma part assez amusant : Un faible écart (positif ou négatif, peu importe puisque la formule remonte le tout au carré, forcément positif) vient en pondération de 50 % en négatif (– 0,5). Alors qu’un fort écart réduit finalement la durée de vie du couple.
Conclusion : Pour durer, il vaut mieux « s’appareiller » d’emblée au moins sur ce plan-là, en espérant que ça va durer dans … la durée !
Mais ça reste probablement la meilleure « étude » pour programmer son divorce (avis aux étudiants en droit…) et je préfère ces perspectives là que celles qui voulaient nous faire croire que l’amour, ça ne dure que 3 ans !


Autre remarque : Plus vous collectionnez les partenaires, plus vous allez durer. 5 « essais » à deux sont évalués à un an de plus ensemble : Je ne vous dis pas avec mon carnet d’adresse (qui aurait tendance tout de même à contredire la règle de la « durabilité » ci-dessus exposée).
Car… que je me pose la question : Avant et/ou pendant ?


Vous aurez d’ailleurs noté que la beauté ne vous rajoute au mieux qu’1,5 an de durée de vie de votre couple, les enfants 7,5 ans et les beaux-parents un an seulement (dans tous les cas)…
En revanche, ce qui m’étonne c’est le critère « Y » (compté pour 6 mois par an). Là, il faut que j’en parle à celle qui me poursuit de ses assiduités depuis la fac. Comprenez, ça doit bien faire 40 ans qu’on se croise perpétuellement (elle a fait sa vie de son côté, est déjà grand-mère, j’ai fait la mienne de mon côté également), soit la promesse d’une vie « durable » ensemble si jamais on se met en couple un jour ou l’autre de 20 + 8 ans (toutes choses égales par ailleurs).
Soit bien au-delà de nos espérances de vie réciproque…


« Il y a un truc qui cloche l’dans » en chantait Boris Vian
Pour ma part, j’admire la « science en marche » quand elle avance.


Bonne fin de journée à toutes et à tous !


I3

samedi 17 février 2018

Fin d’une bataille homérique

Ou quand la cour de cassation fait de la comptabilité


Je vous explique : La comptabilité, c’est « l’algèbre du droit » en disent les experts-comptables eux-mêmes. De gros prétentieux : C’est seulement de l’arithmétique ! Des quantités d’addition sur deux colonnes (débit/crédit) et une seule soustraction (qu’on vérifie avec une autre, effet de la comptabilité en partie-double : Il faut que ce soit « carré » au bout du bout).
J’exagère un peu : Il y a aussi quelques multiplications (les taux des prélèvements obligatoires, fiscaux et sociaux) et une division (la répartition des pertes & bénéfices) entre les ayants-droit des résultats de l’activité.
Mais il reste authentique que c’est bien du boulot arithmétique, finalement assez kon pour être fait sur un coin de table et qu’à l’origine, il y a « le droit », donc la loi (et toutes les autres sources).


Ceci dit, les « charges de personnel » ça reste dans les comptes de la classe 64 (Rémunérations).
On dispose de plusieurs subdivisions pour s’y retrouver :
La rémunération du personnel et des dirigeants sont en compte 641, les salaires et appointements (compte 6411) en notant que les éventuels jetons de présence versés au titre de missions exceptionnelles à un administrateur, un directeur général ou encore un président directeur général doivent être inscrits dans le compte 653 : C’est pas du boulot… sous lien (juridique) de subordination.
Les charges sociales part-patronale sont portées au débit du compte 645 « charges de sécurité sociale et de prévoyance », mais les charges sociales du gérant majoritaires de SARL/EURL sont enregistrées dans un sous compte du poste 6411.  Les congés payés le sont en compte 6412, les primes et gratifications en compte 6413 et les indemnités et avantages divers (numéraire, nature & cuissage) en compte 6414.
La rémunération du travail de l’exploitant est affectée au compte 644. Et les charges de sécurité sociale et de prévoyance en compte 645 avec des détails subdivisés tels que les cotisations à l’URSSAF vont en compte 6451, maladie, vieillesse, veuvage ; les cotisations aux mutuelles en compte 6452 ; les cotisations aux caisses de retraites en compte 6453 : ARRCO (non cadres) et AGIRC (cadres) ; les cotisations au pôle emploi en compte 6454) : Le chômage ; et les cotisations aux autres organismes sociaux (compte 6458).
Les cotisations sociales personnelles de l’exploitation se retrouvent elles en compte 646, et les autres charges sociales en compte 647.


Ce poste comprend les versements obligatoires au comité d’entreprise (compte 6472) qui nous intéressent puisqu’il s’agit notamment de la subvention de fonctionnement fixée à 0,2 % de la masse salariale brute et de la contribution aux activités sociales et culturelles. Mais on y trouve aussi les versements au comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) (compte 6473) ; les cotisations versées à la médecine du travail (compte 6475), les frais de médaille du travail dans encore d’autres « subdivisions », etc.
L’intéressement est lui comptabilisé dans le compte 648 (autre charges de personnel) et le Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi CICE en compte 6499.
Fastoche: Même moi je comprends…

Ceci dit, depuis une décision du 30 mars 2011 (n°10-30.080), la chambre sociale affirmait péremptoirement que la masse salariale servant au calcul à la fois de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles versées par l’employeur aux comités d’entreprise, correspondait aux postes « rémunérations du personnel » définis par le compte 641 du plan comptable général, qui inclue par exemple et comme on vient de le voir, les charges sociales du gérant majoritaire…
Inutile de vous dire que je fais partie des meks qui faisaient fi de cette décision un peu « curieuse », pour ne reprendre que ce qui sert de base à tout le monde, y compris les URSSAF (et autres organismes sociaux) à savoir la base brute des salaires versés récapitulée dans la DADS de fin d’année (qui va servir à fournir quantité de « bulletins de recoupement », tel que même le fisc est capable de vous faire des déclarations « pré-remplies » et de même calculer combien va lui rapporter l’IR).


Pan, un contentieux important (en nombre) a de ce fait surgi après la décision du 30 mars 2011, obligeant la chambre sociale à apporter certaines précisions, en soustrayant des postes figurant au compte 641, de la base de calcul des subventions : Ainsi de la rémunération des dirigeants sociaux, des remboursements de frais, et des indemnités dues au titre de la rupture du contrat de travail autres que les indemnités légales et conventionnelles de licenciement et les indemnités de retraite (soc. 20 mai 2014, n°12-29.142) : Ça commençait bien !
Elle a également dans un arrêt du 31 mai 2016 (n°14-25.942), dit que devaient être déduites de l’assiette les indemnités transactionnelles pour leur montant supérieur aux indemnités légales et conventionnelles, conformément à sa jurisprudence antérieure.
Bref, on s’attendait peu ou prou à la voir revenir à un peu plus de décence un jour ou l’autre, parce que bon, « l’insécurité juridique » pour des « kon-tables », c’est compliqué à gérer.
Et victoire, à travers deux arrêts datés de mercredi en 8 :


Arrêt n° 303 du 7 février 2018 (16-24.231) – Cour de cassation – Chambre sociale


REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS


Président : M. Frouin
Rapporteur : Mme Pécaut-Rivolier
Avocat général : M. Weissmann, avocat général référendaire
Avocat(s) : SCP Lyon-Caen et Thiriez - SCP Célice, Soltner, Texidor et Périer


Demandeur : Comité d’entreprise de l’UES Atos intégration
Défendeurs : Société Atos consulting, société par actions simplifiée ; et autres


Sur le moyen unique :


Attendu, selon l’arrêt attaqué (Versailles, 22 juillet 2016), que le 21 février 2014, le comité d’entreprise de l’UES ATOS Intégration a saisi le tribunal de grande instance aux fins d’obtenir la condamnation de l’employeur à lui verser un rappel sur les sommes lui étant dues au titre de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles depuis 2008 ;


Attendu que le comité d’entreprise fait grief à l’arrêt de le débouter de sa demande de rappel alors, selon le moyen, que :


1°/ sauf engagement plus favorable (là sont visés les régimes « spéciaux » : EDF, SNCF, RATP et quantité d’autres), la masse salariale servant au calcul de la contribution patronale aux activités sociales et culturelles et de la subvention de fonctionnement du comité d’entreprise s’entend de la masse salariale brute correspondant au compte 641 du plan comptable général à l’exception des sommes qui correspondent à la rémunération des dirigeants sociaux, à des remboursements de frais, ainsi que celles qui, hormis les indemnités légales et conventionnelles de licenciement, de retraite et de préavis, sont dues au titre de la rupture du contrat de travail ; qu’en écartant, en l’espèce, toute référence au compte 641 pour dire que la masse salariale brute permettant de fixer le montant du budget de fonctionnement et du budget des activités sociales et culturelles du comité d’entreprise devait être calculée à partir des DADS des sociétés composant l’UES et débouter en conséquence le comité d’entreprise de ses demandes, la cour d’appel a violé les dispositions des articles L. 2323-86 et L. 2325-43 du code du travail ;


2°/ les provisions à valoir sur toutes sommes de nature salariale doivent être incluses dans la masse salariale brute servant au calcul de la subvention de fonctionnement et de la subvention patronale aux activités sociales et culturelles du comité d’entreprise ; qu’en décidant en l’espèce que les provisions sur congés payés ne devaient pas être prises en compte dans la base de calcul de cette masse salariale brute, la cour d’appel a violé les dispositions des articles L. 2323-86 et L. 2325-43 du code du travail ;


3°/ les indemnités légales et conventionnelles de licenciement et de retraite versées au titre de la rupture du contrat de travail des salariés concernés doivent être incluses dans la masse salariale brute servant au calcul de la subvention de fonctionnement et de la subvention patronale aux activités sociales et culturelles du comité d’entreprise ; qu’en considérant en l’espèce qu’il n’y avait pas lieu d’inclure dans la base de calcul de cette masse salariale brute « la partie indemnitaire des sommes versées aux salariés licenciés ou ayant quitté la société à la suite d’un plan social », précisant que cette « partie indemnitaire » incluait notamment les indemnités légales ou conventionnelles de licenciement, la cour d’appel a de nouveau violé les dispositions des articles L. 2323-86 et L. 2325-43 du code du travail ;


4°/ pendant le temps de leur mise à dispositions, les salariés sont présumés être intégrés de façon étroite et permanente à la communauté de travail de l’entreprise d’accueil si bien que leur rémunération doit être prise en compte dans le calcul de la masse salariale brute servant au calcul de la subvention de fonctionnement et de la subvention patronale aux activités sociales et culturelles du comité d’entreprise de cette entreprise ; qu’en conséquence, il appartient à l’employeur qui entend voir ces rémunérations exclues du calcul de la masse salariale brute de rapporter la preuve de l’absence d’intégration étroite et permanente des salariés mis à disposition ; qu’en l’espèce, pour retenir qu’il ne fallait pas inclure dans la masse salariale brute le montant des rémunérations des salariés mis à la disposition de l’entreprise, la cour d’appel a relevé qu’aucun élément ne permettait d’établir que ces salariés mis à disposition étaient, au cas d’espèce, complètement intégrés à la communauté de travail ; qu’en statuant ainsi, la cour d’appel a encore un fois violé les dispositions des articles L. 2323-86 et L. 2325-43 du code du travail ;


Mais attendu que l’évolution de la jurisprudence, qui a exclu de l’assiette de référence du calcul de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles diverses sommes figurant au compte 641 mais n’ayant pas la nature juridique de salaires, conduit à priver de pertinence le recours à ce compte pour la mise en œuvre des dispositions des articles L. 2325-43 et L. 2323-86 alors applicables du code du travail ;


Attendu d’abord que, sauf engagement plus favorable (là sont visés les régimes « spéciaux » : EDF, SNCF, RATP et quantité d’autres), la masse salariale servant au calcul de la subvention de fonctionnement du comité d’entreprise comme de la contribution aux activités sociales et culturelles, s’entend de la masse salariale brute constituée par l’ensemble des gains et rémunérations soumis à cotisations de sécurité sociale en application de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale ;


Attendu ensuite qu’il résulte des articles L. 1251-24 et L. 8241-1 du code du travail que les salariés mis à disposition ont accès, dans l’entreprise utilisatrice, dans les mêmes conditions que les salariés de cette entreprise, aux moyens de transport collectif et aux installations collectives, notamment de restauration, dont peuvent bénéficier ces salariés ; que lorsque des dépenses supplémentaires incombent au comité d’entreprise de l’entreprise utilisatrice, celles-ci doivent lui être remboursées suivant des modalités définies au contrat de mise à disposition ; qu’il en découle que la rémunération versée aux salariés mis à disposition par leur employeur n’a pas à être incluse dans la masse salariale brute de l’entreprise utilisatrice servant de base au calcul de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles ;


Et attendu que c’est dès lors à bon droit que la cour d’appel a refusé d’intégrer dans la masse salariale brute les provisions sur congés payés, les indemnités légales et conventionnelles de licenciement et les indemnités de retraite, ainsi que les rémunérations versées aux salariés mis à disposition par une entreprise extérieure, toutes sommes qui ne figurent pas dans la déclaration annuelle des données sociales de l’entreprise ;


D’où il suit que le moyen, inopérant en sa quatrième branche, n’est pas fondé pour le surplus ;


Par ces motifs :
REJETTE le pourvoi ;
(Etc.)


Décision d’espèce ?
Bé non : Revirement de jurisprudence avec cette autre décision datée du même jour (même Président, même avocat général, mais pas même rapporteur) :


Arrêt n° 307 du 7 février 2018 (16-16.086) – Cour de cassation – Chambre sociale


REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS


Président : M. Frouin
Rapporteur : Mme Basset
Avocat général : M. Weissmann, avocat général référendaire
Avocats : SCP Gatineau et Fattaccini - SCP Thouvenin, Coudray et Grévy


Demandeur : société Revillon chocolatier, société par actions simplifiée
Défendeur : comité d’entreprise Revillon chocolatier


Sur le moyen unique :


Vu les articles L. 2323-86 et L. 2325-43 alors applicables, et L. 3312-4 du code du travail ;


Attendu que l’évolution de la jurisprudence, qui a exclu de l’assiette de référence du calcul de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles diverses sommes figurant au compte 641 mais n’ayant pas la nature juridique de salaires, conduit à priver de pertinence le recours à ce compte pour la mise en œuvre des dispositions des articles L. 2325-43 et L. 2323-86 du code du travail ;


Attendu que, sauf engagement plus favorable (là sont visés les régimes « spéciaux » : EDF, SNCF, RATP et quantité d’autres), la masse salariale servant au calcul de la subvention de fonctionnement comme de la contribution aux activités sociales et culturelles, s’entend de la masse salariale brute constituée par l’ensemble des gains et rémunérations soumis à cotisations de sécurité sociale en application de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale ; qu’aux termes de l’article L. 3312-4 du code du travail, les sommes attribuées en application de l’accord d’intéressement n’ont pas le caractère de rémunération au sens de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale ;


Attendu, selon l’arrêt attaqué, que contestant l’assiette de calcul de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles appliquée par l’entreprise, le comité d’entreprise de la société Revillon chocolatier a, par acte du 7 novembre 2013, saisi le tribunal de grande instance pour obtenir paiement d’un rappel de chacune de ces subventions ;


Attendu que pour condamner l’employeur à payer certaines sommes au titre de la subvention de fonctionnement et de la contribution aux activités sociales et culturelles du comité d’entreprise, l’arrêt retient qu’il est de principe constant que, sauf engagement plus favorable qui n’est pas caractérisé en l’espèce (là sont visés les régimes « spéciaux » : EDF, SNCF, RATP et quantité d’autres), la masse salariale servant au calcul de la subvention de fonctionnement au comité d’entreprise et de la contribution aux activités sociales et culturelles s’entend de la masse salariale brute correspondant au compte 641 « rémunérations du personnel » tel que défini par le plan comptable général, à l’exception des sommes correspondant à la rémunération des dirigeants sociaux, à des remboursements de frais, ainsi que celles qui, hormis les indemnités légales et conventionnelles de licenciement, de retraite et de préavis, sont dues à la rupture du contrat de travail ; que les sommes payées à titre de provision sur intéressement ne sauraient être déduites de la base de calcul comme constituant un élément de rémunération à caractère salarial ;


Qu’en statuant ainsi, la cour d’appel a violé les textes susvisés ;


PAR CES MOTIFS :
CASSE ET ANNULE, en toutes ses dispositions, l’arrêt rendu le 26 février 2016, entre les parties, par la cour d’appel de Lyon ; remet, en conséquence, la cause et les parties dans l’état où elles se trouvaient avant ledit arrêt et, pour être fait droit, les renvoie devant la cour d’appel de Lyon, autrement composée (etc.) ;


Pas d’erreur : Dans un cas, la Cour rejette et dans l’autre elle casse pour les mêmes raisons (et à peu-près les mêmes libellés), « réunifiant » la jurisprudence applicable par les Cours d’appel !
Dans ses arrêts elle abandonne, aux termes d’un revirement explicitement annoncé, le fondement comptable du compte 641, pour se référer à la notion de « gains et rémunérations soumis à cotisations de sécurité sociale, en application de l’article L. 242-1 du code de la sécurité sociale ». Il s’agit là d’un retour à la définition sociale et légale de la rémunération (soumise à cotisation).


La chambre sociale précise en outre que les sommes attribuées au titre d’un accord d’intéressement ou de participation ne sont pas incluses dans la masse salariale, puisqu’il ne s’agit pas d’une rémunération ni de sommes soumises à cotisations de sécurité sociale (C.trav., art. L. 3312-4), ma position personnelle depuis 1995 (et la loi du 24 juillet dite « Giraud »), défendue becs & ongles, toutes griffes dehors, tout crocs acérés…
Que je suis beau, finalement…


Enfin, précision ultime, dans le second arrêt, elle indique que ne sont pas incluses dans la masse salariale de l’entreprise servant de base au calcul des subventions les rémunérations versées aux salariés mis à disposition, dès lors que ces derniers ne sont pas rémunérés par l’entreprise d’accueil, et que les dépenses éventuellement engagées par le comité d’entreprise de l’entreprise utilisatrice en leur faveur doivent être remboursées par l’employeur (C.trav., art. L. 1251-4 et L. 8241-1).


Beau revirement qui devait être « partagé » avec vous !
Que personnellement, une fois que j’ai lu ces décisions, je me suis rincé le gosier avec une double dose de « glaçons » mouillés à quelque chose de « fort » pour fêter ça : On a les joies que l’on peut à mon âge avancé…


Bonne fin de journée à toutes et à tous !


I3

vendredi 16 février 2018

Suite des blagues d’hiver…

Jean-Marc !


Mais d’abord la petite énigme du vendredi :
Dans un nouvel édifice, les propriétaires ont décidé de nommer les étages comme suit :
Janvier pour le rez-de-chaussée, février pour le premier, mars pour le second et ainsi de suite jusqu’à décembre.
Curieusement l’édifice de 12 étages compte 365 employés, dont 52 directeurs, assistés de 7 chefs de division.
Sachant tout cela, comment appellent-ils l’ascenseur ?
Réfléchissez bien avant de répondre…


Jean-Marc a déménagé le 1er février dans son nouvel appartement. L’autre soir, il est sorti sur le palier pour fumer une cigarette : Germaine lui interdit de fumer à l’intérieur.
Tout à coup, une porte s’ouvre, sa voisine avance sur le palier et lui fait son plus beau sourire. Elle a les pieds nus, et elle ne porte qu’une simple robe de chambre.
Et ça parle, parle et ça jase, jase.
Au bout d’un moment, il réalise qu’elle est nue sous sa robe de chambre. Elle lui laisse même entrevoir ses seins.
« Venez chez moi, j’entends quelqu’un qui vient. »
Il entre chez elle, elle se tourne vers lui, ouvre sa robe de chambre, se colle sur lui et l’embrasse passionnément.
Après ce fougueux baiser, elle s’écarte et laisse tomber sa robe de chambre.
« – Dis-moi, quelle partie de mon corps est la plus parfaite ?
– Tes oreilles.
– Mes oreilles ? Pourquoi mes oreilles. Regarde mes seins, mes hanches, mes fesses, mon ventre brûlant et tu me parles de mes oreilles ? Hé ! Ho !
– Oui, oui, tu m’as demandé quelle partie de ton corps est la plus parfaite et je suis convaincu que se sont tes oreilles.
– Comment ça ?
– Bien, quand tu as dit que tu entendais quelqu’un qui venait, c’était moi, effectivement ! »


Jean-Marc se présente au cinéma avec un poulet sur l’épaule, il demande 2 billets.
« C’est pour qui le deuxième billet ? » lui demande la caissière.
Et Jean-Marc de répondre : « Pour mon poulet bien sûr ! »
La caissière lui fait remarquer qu’il est interdit d’amener des animaux au cinéma.
Jean-Marc se dirige alors vers l’arrière du bâtiment et met le poulet dans son pantalon. Retourne au cinéma prend un seul billet et entre s’asseoir.
Le poulet est à l’étroit et commence à avoir chaud. Il s’agite dans le froc de Jean-Marc.
Alors, Jean-Marc ouvre sa braguette afin que le poulet puisse écouter le film en passant sa tête par l’ouverture.
Assise tout près une femme remarqua le geste de son voisin et dit à son amie :
« Hé… L’homme à côté vient d’ouvrir sa braguette. »
Son amie lui répond :
« – Bof… Quand on a vu une on les a toutes vues.
– C’est ce que je croyais… Mais celle-là, elle mange mon Pop-Corn. »


Alors que maman-Germaine passe l’aspirateur dans la chambre de son fils Jean-Alexis, âgé de 15 ans, elle tombe sur « S&M fashion Le magazine des SadoMaso », voué à la gloire du bondage et du latex.
Surprise et passablement en colère de voir son fils s’adonner à de telles turpitudes, elle met la revue sous le nez de Jean-Marc, son mari dès qu’il rentre en hurlant :
« Tiens ! Regarde ce que j’ai trouvé dans la chambre de ton fils ! »
Jean-Marc prend le magazine, parcourt silencieusement une minute, puis il le rend à sa femme.
Celle-ci le regarde étonné et lui demande :
« – Alors, c’est tout l’effet que ça te fait ? Qu’est-ce qu’on va faire ?
– Je ne sais pas, mais il y a une chose qui est sûre : Ce n’est pas la peine de lui donner une fessée. »


Jean-Marc à Germaine :
« Je sais que pour une femme, c’est difficile de rendre un homme heureux. Si ce travail te paraît trop dur toute seule, tu peux te faire aider par tes copines ! Moi, je vais comprendre. »


Jean-Marc et Germaine viennent de se marier.
Ils rentrent à l’hôtel après une longue journée de libation.
Ils passent une nuit torride…
Germaine était encore vierge, mais elle a vite appris.
Une nuit d’extase.
Lorsqu’elle ouvre l’œil le lendemain matin, Jean-Marc est sous la douche.
Il chante comme un grand ténor.
En sortant de la douche, il constate qu’il n’a pas de serviette.
Il va dans la chambre alors que Germaine est assise sur le bord du lit.
Il est nu.
Elle le regarde, lentement, attentivement, de haut et bas pour, enfin, fixe son regard sur son pénis.
« – Mais c’est quoi ça ?
– C’est la chose avec laquelle tu as eu tellement de plaisir cette nuit » répond-il en rougissant.
« Mon Dieu ! C’est tout ce qu’il reste ? »


C’est un accouchement très difficile, parce que le nouveau-né se tord de rire.
Un rire démoniaque comme il n’en existait pas avant celui-là.
Heureusement le médecin réussit à le sortir du ventre de sa mère.
Il lui donne, comme il se doit, deux petites claques sur les fesses, le secoue mais le bébé rit à hurler.
Le médecin remarque que le nourrisson garde le poing obstinément fermé.
Alors, il lui déplie la main et dedans il y a…
Une pilule…


Jean-Marc fréquente une jeune fille depuis quelque temps, et ça a l’air de bien fonctionner.
Ce jour-là, après un bon repas au resto, il se sent audacieux, et il lui demande si elle veut bien coucher avec lui.
« Mon cher, pour ça, il faudrait d’abord m’emmener à l’autel », dit-elle en rougissant.
« Bien sûr ! On va quand même pas faire ça dans la rue… »


« – Dis-moi, Jean-Marc, il y avait deux gâteaux dans le frigo. Tu peux me dire pourquoi il n’en reste qu’un ?
– Ben… J’avais pas vu le deuxième ! »


Après les inondations, deux clochards sont assis sous un pont :
« – Dis donc, c’est dégueu quand tu parles, tu as la bouche qui pue des pieds !
– C’est normal, j’ai toutes mes dents qui se déchaussent ! »


De Jean-Paul à Jean-Marc, au bar-tabac du coin :
« – Moi, les filles, je les rends toutes folles.
– Ah oui ?
– Tiens, la nuit passée, la grande salope à Nicole a cogné dans ma porte pendant plus d’une heure. Une vraie folle !
– Ouais, c’est fort.
– Yes man. Jamais je ne l’ai laissée sortir. Elle me prend pour qui ? Une tapette ? »


Jean-Marc, Jean-Michel, Jean-Paul et Jean-René sont accoudés au comptoir.
« – Dis-moi Jean-René, ça fait bien 20 ans qu’on se connaît, t’as eu des filles comme ça et tu ne t’es pas marié. Jamais. C’est quoi ton problème ?
– Ben je vais te dire… Moi je cherche une femme qui fait la cuisine comme ma mère.
– Hé ! Raconte-nous une autre histoire, s’il te plaît…
– Je te dis, je cherche une femme qui fait la cuisine comme ma mère.
– Viens pas nous dire que tu n’as jamais rien trouvé !
– Qui font la cuisine comme ma mère ?
– Ouais…
 – Oui, des tas, sauf que chaque fois que j’en ai trouvé une, elles voulaient faire chambre à part. Comme ma mère ! »


Deux nains originaires de Paris se rencontrent sur la Place St-Pierre à Rome.
« – Henri !
– Paul !
– Ça fait une éternité qu’on s’est vu !
– Ben oui, au moins 15 ans.
– Oui, c’est à peu près ça. Qu’est-ce que tu fais ici ?
– Les vacances…
– Moi aussi. Tout de même, c’est incroyable comme le monde est petit ! »


Germaine dit un jour à Jean-Alexis, son gamin :
« – Tu sais Alex, j’aimerais quand on visite Mamy, tu ne hurles pas à chaque fois que tu dois aller aux toilettes : « Maman j’ai envie de pisser ! »
– Ah bon ? » répond son fils. « Bien Maman, et que dois-je dire ?
– Eh bien, je ne sais pas moi tu dis doucement… J’ai envie de chanter, je comprendrai.
– Oui, Maman… »
Quelques jours plus tard, en visite chez sa Mamy pour quelques jours, voilà qu’à 2 h du matin, Jean-Alexis doit aller aux toilettes.
Il frappe donc doucement à la porte de la chambre de sa Mamy, qui lui ouvre et se souvenant des conseils de sa Maman, lui dit :
« – Mamy, j’ai envie de chanter…
– Comment ? » dit la Mamy. « À 2 h 00 du matin mais ça peut peut-être attendre demain ?
– Non, Mamy, je te jure que c’est urgent ! »
Alors la Mamy se baisse à la hauteur de Maxime et lui murmure :
« Bon, alors tiens, fais-le à l’oreille de Mamy pour ne pas réveiller Papy… »


Grandes découvertes scientifiques :


« C’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que tant de gens paraissent brillants avant d’avoir l’air con… dès qu’ils ouvrent la bouche ! »


Un professeur demande :
« – Jean-Philippe, parle-moi d’Archimède.
– C’est un savant », répond fièrement Jean-Philippe. « Un savant ! Un jour, il prenait son bain et il a crié « EUREKA ! EUREKA ! ».
– Et que veut dire EUREKA ?
– Euh… Ça veut dire : « J’ai trouvé ! ».
– Et qu’est-ce qu’il a trouvé ?
– Le savon, monsieur. »


Ah, la « petite énigme »…
Réponse logique : En appuyant sur le bouton, pardi !


Oui, je sais, vous les aviez bien méritées !
Bon week-end à toutes et tous !


I3

jeudi 15 février 2018

« Décryptage » V : Mes cousins « natios »…

Les cocus de service !


Je vous avais collecté plein d’extraits de presse regroupant les attentes du « populo-Corsu » en amont de la visite programmée de « Jupiter » à Ajacciu et Bastia : Un moment qui « promettait » (il y en a 25 pages…).
On rappelle à cette occasion le résultat des dernières législatives : Sur quatre circonscriptions, là où la Nation vous a envoyé une majorité « LREM-même-pas-en-Marche », mes « cousins » envoyaient trois députés « natios » et un « Républicain-démocrate ». Forts !
Et puis, à la faveur d’une seconde vaste abstention, ils ont envoyé une majorité « natio-bigarrée » au palais du peuple-Corsu.
Bigarrée parce qu’on y retrouve des « ex-indépendantistes » forcenés priés de remettre un mouchoir dans leur poche et quelques « régionalistes » qui restent encore minoritaires mais en progression.
En revanche, je trouve assez remarquable, et magnifique, qu’ils aient pu enfin trouver un « PPDC » (plus-petit-dénominateur-commun) autour de quelques axes tels que la langue, l’autonomie juridique et fiscale, le droit du sol, la priorité aux natifs, etc.

Pour le reste, hystériques ?
Oui : La capitale de la « Corsica-Bella-Tchi-Tchi », ça reste Corti depuis plus de deux siècles !
Tant qu’ils siègeront en cité napoléonienne, ils resteront des nains…
Mais bon, c’est mon opinion et elle n’est pas partagée sur l’Île-de-Beauté, l’île des compromis (sinon des compromissions…) et comme je reste un grand démocrate devant l’éternel, bé si les gens ne se déplacent pas pour émettre un vote, c’est bien connu, les absents ayant toujours tort, ce sont donc les majorités exprimées qui ont forcément raison.
Fermez le ban et passons à autre chose.

Tous ceux-là ont donc beaucoup espéré (et vous allez voir pourquoi) : Demain, on vote en Nouvelle-Calédonie pour l’autodétermination (un engagement d’État), la Catalogne a déjà voté pour son indépendance… alors pourquoi pas la « Corsica-Bella-Tchi-tchi » même si on parle un peu moins des velléités écossaises en la matière ?
Sans même causer des piémontais et de quelques autres.
Tout ça, c’est du flanc-baveux.
On peut rappeler tout autant que la « Corsica-Bella-Tchi-Tchi », c’est très certainement le « plus beau pays du monde » qui profite de sa faible densité de population (330.000 habitants soit 37 hab/km²) pour attirer touristes et maisons de vacances. Elle détient en effet un record dans ce domaine puisqu’un logement sur trois dans la région est une résidence secondaire…
Le tourisme constitue l’activité majoritaire sur le territoire, mobilisant en moyenne jusqu’à une personne sur dix.
Si la région est la plus touristique de « Gauloisie-des-merveilles », les autres secteurs d’activités ont plus de difficultés : Le territoire produit peu et une partie non négligeable de sa population n’a pas de travail. Le taux de chômage s’élève à 10,5 % et est en pleine croissance depuis quelques années. Le manque de formation ne favorise pas non plus l’intégration professionnelle. Actuellement, un jeune sur cinq n’a aucune formation. Il faut ajouter à cela un taux de pauvreté supérieur à 20 % et une population vieillissante avec près d’un tiers de la population qui a plus de 60 ans.
Tout comme le tourisme, l’État emploie un habitant sur dix. Ce chiffre résume l’importance de l’aide étatique dans la région. De fait, la Corse bénéficie de nombreux avantages offerts par le « continent-des-pinzutti », comme la minoration de la TVA sur les produits locaux (le tabac notamment) et le carburant, quelques « zones-franches » avec exonération et/ou crédit d’impôt ou encore un programme d’investissement lancé en 2002 pour pallier les handicaps naturels du territoire financé pour une bonne partie par l’Europe.
Le commerce informel et les carences dans la levée des impôts ne contribuent pas non plus à la richesse de la région : Les contrôles des entreprises sont ainsi réalisés deux fois moins souvent que dans le reste du pays et vise surtout les « impatriés ».
Il s’agit alors pour les « Corsi » de stabiliser et de diversifier leur économie. Le tourisme ne peut pas répondre à lui seul aux besoins de l’île de beauté, dont la fréquentation stagne depuis dix ans alimentant les déboires de la SNCM (alors que son successeur et Corsair vivent de subventions publiques).
Rappelons également que 40 % de la population vit dans les deux régions bastiaise et ajaccienne…

Seules « gloire » l’installation à Ajaccio en septembre 2017 de Qwant-Music, filiale du moteur de recherche Gauloisien et quelques réussites innovantes dans le domaine des énergies « renouvelables » (jusqu’à 30 % de l’énergie électrique).
Tout ça pour vous dire qu’il y a encore du chemin à faire par rapport à la Nouvelle-Calédonie riche de son bauxite, à l’Écosse riche de son pétrole en mer du nord, à la Catalogne, riche de son… je ne sais pas trop quoi (Picasso, Caudillo, Miró, son catalan ?)…
Bon c’est vrai, il y a le musée Fesch, mais on en a fait le tour complet en une paire d’heure.
Ceci dit, ça ne retire rien aux revendications locales : Voir partir ses filles et fils sur le continent pour faire un cursus post-bac à peu-près potable (parce que la fac de Corti, c’est juste « bac + 2 » hors quelques spécificités) sans aucune ékole-sup pour compenser (avec tous les frais que cela exige), c’est payer bien chère l’insularité.
D’autant que beaucoup ne reviennent pas, faute de débouchés…
Il faut comprendre…

Ceci rappelé, compter sur « Jupiter » pour apporter des solutions, ne serait-ce qu’ouvrir les portes (ou fenêtres) d’une négociation ouverte sur un statut « dérogatoire » aux lois de la République, bé là, je trouve qu’ils ont tous faits preuve d’une extrême légèreté !
Pas lui avec « pas un mot » sur les Catalans, pas lui et ses discours sur la souveraineté des Nations
De son laïus sur l’Europe ? Quelle place pour les régions ? Une autonomie plus large ?
Peut-être, mais je n’y crois pas.
D’autant que dès le début, le duo qui dirige aujourd’hui la collectivité insulaire, a démontré sa mauvaise foi crasse, l’accusant de provocations alors qu’il les multipliait lui-même. Le « cousin-Jean-Guy » qui parlait du drapeau national comme de celui d’un « pays ami », et qui, alors qu’il préside une assemblée qui doit sa légitimité aux lois de la République, refuse de la représenter lors de l’hommage dû à un préfet assassiné. Le même toujours, qui ne laisse passer aucune occasion d’évoquer des « prisonniers politiques », comme autant de crachats à la République, à propos de ceux qui, justement, ont lâchement assassiné ce représentant de l’État qui refusait une protection rapprochée…
Et le « cousin-Gilles », jouant les « good cop » quand son alter-ego « Jean-Guy » serait le « bad boy », qui dénie au « Ché-le-ressuscité » le droit d’être présent à l’hommage à Claude Érignac, et qui accuse le président de la République de provocation, parce que cet ancien ministre de l’Intérieur avait eu le culot d’envoyer un préfet de combat après que le prédécesseur ait été assassiné.
C’est oublier un peu vite les milliers de « cousins-Corsi » défilant pour s’élever contre l’assassinat de leur préfet…


Face à ce duo qui faisait monter les enchères, alors qu’ils ont été élus pour exercer des compétences définies par la loi lors d’élections dont le taux de participation devrait inviter à davantage de modestie, il fallait forcément que « Jupiter » fasse preuve de fermeté. Forcément, et ça n’a pas loupé.
En défiant l’autorité de « Paris-sur-Seine », Paris-la-jacobine, ils ne pouvaient que se planter. Paris n’est plus jacobine depuis longtemps : Il est rare que la capitale d’un pays colonisateur (aux dires des « natios ») se donne un maire de la colonie en question (le « cousin-Jean »… Tiberi). Et le clan corse à la Ville n’a rien d’une légende : Il est même arrivé qu’un Corse accède aux fonctions de ministre de l’Intérieur… Deux fois, ces trente dernières années !

Aujourd’hui, on ne parle plus que de « Ville-Monde » et on se fiche bien de la Nation, de la République et de l’État dans « Paris-sur-la-Seine », affichant une volonté de se détacher de la Nation qui n’a rien de jacobine : C’est même le contraire du jacobinisme !
Voilà pour le « loupé » sémantique et idéologique, dogmatique pour ne pas dire « politique ». Paris ne décide plus de grand-chose puisque ça se fait à Bruxelles, à Francfort, à Washington, et dans les petites féodalités créées par la décentralisation.

La décentralisation, parlons-en justement ! Parce qu’il va bien falloir se décider à faire son bilan. Il va bien falloir déterminer sa part de responsabilité dans la toute-puissance de la grande distribution, dans l’enlaidissement de vos villes, dans la mort de vos bourgs-centres, dans l’accompagnement de la métropolisation dont profite justement la région parisienne jusqu’à l’étouffement de tout le reste du pays, comme le montre par épisodes réguliers le blocage complet provoqué par quelques flocons de neige qui font marrer la planète entière et jusqu’à Québec.


En « Corsica-Bella-Tchi-Tchi » on ne vote d’ailleurs plus beaucoup. Il faut dire que lorsqu’on lui demande son avis sur une question importante, on s’assoit dessus ensuite : En 2005, la « Gauloisie-des-Lumières » avait dit non à la constitution européenne. Trois ans plus tard, on faisait passer un traité quasi-identique par la fenêtre. En 2003, les Corsi refusaient la collectivité unique et souhaitaient conserver leurs deux départements, vestiges du jacobinisme. Nationalistes, autonomistes, et vieux partis en capilotade se sont entendus pour piétiner aussi sec cette décision souveraine avec la création de la CTC et la prochaine réunification des deux départements. Alors la moitié d’entre eux ne va plus voter et, par leur abstention, dit aux « cousins-natios » : « Démerdez-vous, montrez ce dont vous êtes capables ».
Ils leur disent en gros ce que « Jupiter » a dit l’autre jour, et qui a été pris pour du mépris.
Depuis, la révolte gronde jusque dans les rangs des lycéens qui bloquent leurs bahuts et entament même une grève de la faim !
J’admire, parce que j’en ai fait une moâ-même (dans une autre vie) : Les premières 48 heures sont un enfer. Tu ne peux même pas dormir tellement ton estomac hurle et te brûle crachant ses sucs digestifs à haute-volée.
Et puis ça se calme : Tu brûles tes réserves à raison d’un kilo par jour et sans rien faire.

Une visite qui va donc laisser des traces : Personne n’aime qu’on lui explique qu’il est cocu et que comme tous les cocus, t’es le dernier à le savoir.
Né Corse, né fier et se découvrir cocu, c’est une méga-claque à l’amour-propre.
Alors, ils vont réagir, naturellement. Déjà l’ex du FNLC qui insulte la veuve du préfet, ça fait tâche pour un dirigeant-politique local, tel qu’il en fait un peu de garde-à-vue pendant que les autres sont reçus avec les honneurs par la ministre sous les ors-de-la-République.
Une fange qui va probablement le faire plus bruyamment et à coup d’explosif.
Mais vous aurez noté que ce n’est pas immédiat.
Vous vous demandez encore pourquoi depuis 8 jours ?
Ah mais, mes « petit.e.s-gars.es », vous n’avez donc pas tout suivi, là !
Souvenez-vous de comment j’ai réussi à comprendre et tenter de vous expliquer d’où vient « Jupiter » de quand « j’étais en apnée » (cf. ce post-là et les 4 suivants).
« Jupiter », c’est l’enfant des « Maîtres du monde » qui réagissent (pour des raisons géostratégiques et d’économie-mondiale) aux votes du « Brexit » et de « Trompe » qui leur a échappé : Ils « reprennent la main ».
Ici et ailleurs, tout du long du défilé des élections.
Pas question pour eux de laisser se « balkaniser » l’Europe, bien au contraire malgré les écossais (pays fondateur du Rite Écossais Ancien et Approuvé des loges) qu’on n’entend plus, les Catalans et naturellement les « natios-Corsi » !
Le généralissime Pasquale Paoli (Babbu di a patria corsa) père de la Nation-Corse, était passé « sous le bandeau » en 1778 à la Loge parigote « Les neuf sœurs » alors qu'il aurait été initié à Gênes dans sa jeunesse…
Et leurs « chevilles-ouvrières » ça reste la maçonnerie-opérative notamment sur le territoire gauloisien.

Inutile de vous dire que depuis ces posts, j’ai quelques précisions : Les loges aux manœuvres, ce sont celles du GO. Et le GO en « Corsica-Bella-Tchi-Tchi », il y en a 19 réseaux. Oui 19 pour 330.000 habitants… enfants et vieillards inclus, comptant plus de 3.300/3.500 frères (& sœurs) !
On m’a dit que dans le tas, il y avait aussi 2 réseaux de loges GLF et un GLNF. Les « filles », zéro…
Bien sûr, je tiens ce renseignement de plusieurs sources, Corses, mais également « non-corses » : Mes cousins restent de grands-bavards, finalement, mais pas seulement eux.
Et parce que « Jupiter » reste un frère (mais je ne sais pas encore d’où il est affilié), les élus « Natios » (eux-mêmes solidaires de tous leurs frères de par le monde) ont cru avoir historiquement le vent en poupe pour tirer leur avantage.
Pas de chance : « Jupiter » obéit aussi à d’autres et les « locaux » devront plier et rentrer dans les rangs… C’était le message subliminal de « Jupiter » en vadrouille sur l’Île-de-Beauté !

Et pour l’heure, ça discutaille ferme « en table » quant à la position à retenir.
Quant à moâ, je me pose la question de qui tire les ficelles de la marionnette-jupitérienne : Ses récents « reproches » anti-américains (administration « Trompe ») et ses positions diplomatiques me font pencher pour les obédiences GO/Démocrates US.
Mais je sais aussi que les obédiences républicaines US restent très puissantes (et très présentes en « Gauloisie-des-Lumières »).
Très, très loin des « GO-Natio » Corsi (calédoniens, Guadeloupéens, Guyannais et autres)…
Là-dessus, le « découpage » des zones d’influence de la « souveraineté », ils sont tous d’accord (hors peut-être le russe et les chinois).
Ces « guerres de loges » promettent finalement des développements forts intéressants à suivre jusque dans un avenir proche…