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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

jeudi 10 août 2017

Ultime récit : Chapitre cinquième


Un récit abracadabrant

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

Gustave revient sur la folle-prédiction de Paul. Comment un gamin, déniaisé par une pucelle qui pourrait être sa mère peut-il devenir président de la république dans quelques mois ?
C’est totalement impensable !
À ce moment-là, on est en pleine phase finale de la campagne des primaires. Et les sondages sont en faveur de Jouppette qui sera selon toute vraisemblance opposé à Krasosky. Normalement, les courbes du chômage flirtant avec le degré zéro après avoir crû indéfiniment durant plus de cinq ans, Landau tiendra sa promesse et se représentera pour défendre son bilan très incertain pour autant.
La présidentielle se jouera donc non pas comme une revanche de 2012, mais comme un duel du premier tour où le vainqueur sera élu contre la peste-blonde.
Car pour le moment, seule celle-ci est assurée d’arriver au second tour. Et tous les autres candidats – il est prévu une primaire des verts, probablement une union PCF/FdG plus quelques farfelus tel Cheminant, DuViaduc-Planplan et quelques autres – ne feront que de la figuration, profitant de l’occasion pour vendre un peu de leur bouquin-programme…
Même LeMer en a fait un, un pavé illisible, d’autant qu’à l’oral, il s’emmêlera volontiers les pédales dans les chiffres : un mauvais, pas encore mûr.
Et Jouppette ne peut pas rater l’investiture du parti. Les partisans de Krasosky sont persuadés du contraire, mais plus personne ne veut de leur champion, qui persiste à polluer le paysage et le discours politique dans l’opinion après son quinquennat catastrophique de 2007/2012.
Donc, Monkrac, il est hors-jeu d’emblée dans cette lutte de titans.

Et pourtant, à la fin du mois de novembre, Jouppette s’est effondré, bavant en direct à la télé, avec un score irrattrapable au premier tour des primaires au profit de Billion, l’ex-premier ministre de Krasosky.
Le pire des scénarii. À partir de ce moment-là, toutes les semaines, absolument toutes les semaines, il aura été la cible de « nouvelles révélations » sur sa façon de « jouer avec les lignes jaunes », non pas de la loi, mais de l’éthique, à défaut de la morale la plus élémentaire.
Et comme il a une défense de nul, de menteur impénitent qu’il se révèle, il ira se faire piétiner dans les poubelles de l’Histoire, relayé en cela par un appareil judiciaire particulièrement célère pour ouvrir information judiciaire sur information judiciaire et distiller le cancer de la suspicion sur son honnêteté d’homme public.
Incroyable et, incrédule, il se fera massacrer fin avril dans les urnes de façon pitoyable.
« Paul, expliquez-moi ? Vous aviez une boule de cristal ? Vous avez cultivé un don de double-vue pendant votre absence ? »
Pas du tout.
Et sa réponse, extorquée à coup de « revenez-y », napporte rien de plus : « J’ai eu l’occasion d’avoir quelques contacts qui en savent beaucoup plus long sur ce qui se préparait ! »
Frappé, le patron ! Comment croire à un coup à trois bandes et même plus que ça dès le mois de juin ?
« – Comment ça ?
Si je vous raconte, vous allez me prendre pour un cinglé.
Dites toujours, commandant » dixit l’amiral sur le ton impérieux des ordres donnés.
Paul n’est plus sous les ordres de l’amiral. C’est même plutôt l’inverse.
Invariablement, la réponse reste négative.

Il faudra attendre le mois d’août 2017 pour commencer à comprendre. Le biographe de Paul de Bréveuil, alias « Charlotte », met en ligne un récit qui relève de la plus pure science-fiction elle-même accommodée à une sauce de « haute-fantaisie ».
Et qui de toute façon ne répond même pas à la question posée de la « préscience » du boss.
Gustave avait rencontré le bonhomme à déjeuner en milieu de journée à « La Closerie des Lilas », un certain 13 juillet 2014 (1). Une époque où tout aurait pu basculer.
C’est depuis un des rares à savoir que les deux personnages existent et ne se confondent pas en un seul, sans pouvoir, à vrai dire, faire le lien entre les deux. Un lien qui existe pourtant, à n’en pas douter.
Et l’astuce de ce « I-Cube », le biographe, reste néanmoins de relater les dossiers hyper-secrets de la République dans lesquels Paul de Bréveuil évolue au fil du temps, en les « romançant ».
Il l’avait expliqué calmement. Sereinement.
Le premier, le plus important, le fondateur, « Opération Juliette-siéra » (2) touchait à un énorme secret de la « ripoublique » des années Thiermirandiennes.
D’ailleurs, le dernier en ligne (3), exactement au moment où le capitaine de frégate de réserve Paul de Bréveuil disparaissait de la circulation, venait d’être mis en ligne et  terminait la série sur le même thème.
Là encore, c’était totalement hallucinant puisque Paul de Bréveuil aurait été « parachuté » dans le passé, en août 1990.
Une époque où Gustave, sortant de l’école navale, allait être affecté à son premier poste de commandement pour y faire ses preuves dans un territoire ultra-marin.
La marine, n’est-ce pas, ça n’a pas de frontière bien établie.
Si la première partie relevait de la science-fiction – pensez, le voyage dans le temps et dans le passé ! – les autres détails, notamment ceux de la CISA restent vrais : Gustave peut en témoigner pour y avoir pris sa part.

En septembre 2017, le monde a changé à la veille des élections générales et germaniques.
Évidemment, Gustave aura suivi les publications aoûtiennes de ce « biographe » là.
Racontant non plus un voyage sur la flèche du temps vers le passé, mais cette fois-ci vers le futur !
Un futur lointain.
Très lointain semble-t-il. Sans plus de précision.
Et curieusement en se raccrochant à de vieux feuillets mis en ligne en 2008.
Ce qui donne corps encore un peu plus à ce récit abracadabrant : comment un auteur, si s’en était un, même à l’imagination débordante, peut-il mettre en ligne – même s’il prétend que ces « posts-là » ne sont pas de lui – neuf ans plus tôt un récit qui dépasse l’entendement uniquement pour les reprendre en rebondissant dessus et « inventer » une nouvelle histoire ?
Ce n’est plus du talent ou du génie, c’est de la prémonition prodigieuse !
Qui peut se dire que dans 9 ans – presqu’une décennie – il fera ça comme ça et pas autrement, et de le mettre en scène ?
Personne, il faut bien le reconnaître.
On ne sait même pas si demain on est toujours vivant ou non.
Alors dix ans comme ça, tous les jours, ça relève de la démence : personne ne peut le faire.

D’autant que c’est une évidence : si I-Cube peut écrire l’avenir « ex-post », après que les événements qu’il rapporte ce soient passés, avec assez de détails pour rendre ses récits crédibles, même à travers d’un ou de plusieurs romans, comment Paul de Bréveuil soi-même pouvait savoir pour la campagne présidentielle, avant qu’elle n’aboutisse ?
Il avait dit, à propos de la concession des droits de la CISA sur sa base de données « qu’il savait », alors qu’il est resté coupé du monde pendant 5 mois ?
Hallucinant…
Un plus un donnant en général deux et à partir de deux points, on peut tracer une droite, mais seulement à partir de trois points une seule courbe, le troisième événement, enfin plutôt le premier, c’est cette histoire de disparition.
Étonnante.
Le monde entier perd Paul de Bréveuil en juin 2016 entre les deux rives de l’atlantique.
On sait qu’il a embarqué sur le vol de New-York.
Il est même invité dans le cockpit de l’avion.
Mais il ne débarque pas. Ou s’il débarque, non seulement il n’apparaît à aucun contrôle, mais il n’embarque pas pour son vol suivant, billet payé. Ni sur aucun autre.
Pas une seule trace sous aucun portique de contrôle de sécurité. Et ce n’est pas faute d’avoir cherché.
Et le voilà qui, cinq mois plus tard réapparaît au milieu d’un autre océan, en naufragé miraculé et amnésique.
Amaigri, notablement vieilli, qui refuse toute procédure d’interrogatoire, mais une fois revenu à « ses affaires » donne la preuve à Gustave qu’il est assez loin d’être un amnésique qui aurait besoin de soins.
Il a des choses à dire, à raconter.
Et le peu qu’il énonce relève de la « magie-noire ».
Certes, son assurance sur les élections présidentielles, mais il y en aura d’autres, notamment dans le cadre des « enquêtes de Charlotte » qui déboulent de temps à autre à la CISA : il a la solution d’énigmes à partir de rien. Que parfois il en faudra des semaines d’enquête et d’un travail de fourmi pour la confirmer.
D’ailleurs, s’en rendant compte, il se fera moins disert, comme si ça l’ennuyait.
Manifestement, il a changé : il s’est passé quelque chose qu’il ne veut pas dire et que ne raconte pas non plus son biographe…

Il faut dire qu’il se remet à travailler sur son projet de « Nivelle 003 ». Le « 001 » aura eu une courte vie, mais bien remplie.
Un démonstrateur hypersonique usiné seulement pour valider l’idée de bords d’attaque d’un bolide en céramique.
Un premier vol catastrophique qui a failli perdre la machine et son pilote, la faute à des défauts de conceptions de la motorisation mixte – à la fois turboréacteur couplé à deux statoréacteurs –, des parties mobiles des ailes mal dimensionnées et de la programmation du logiciel du pilotage automatique défaillant.
Mais une belle machine qui valide le procédé et fera plusieurs vols.
D’après le « biographe », elle en fera un second pour faire revenir l’avion à ses ateliers d’origine dans l’Ardèche.
Puis un troisième qui boucle un tour du monde, par les pôles et en 12 heures (4) validant au-delà de tout espoir le concept.
Un quatrième ensuite au large de Toulon pour faire dégager deux navires russes qui font « hippodrome » devant la rade au moment des événements en Ukraine (5).
Enfin deux dernières fois, quand il a été volé par un équipage pirate et justement le 14 juillet 2014, quand il a été récupéré (6).

Là Gustave s’en souvient très bien, puisqu’il est à bord : un sacrée machine qui a le défaut de ne pas savoir virer facilement à pleine puissance et préfère naviguer « tout droit ».

Le « 002 » a été fabriqué en Chine. Beaucoup plus gros, il bénéficie d’une innovation – qui n’en est pas vraiment une, sauf dans son application à ce cas-là – le « Gel-Birgit », afin de protéger les céramiques, façonnées d’une seule pièce pour les parties chaudes, destiné à repousser au plus loin les plasmas qui se forment au contact d’avec les couches raréfiées de gaz dans les vols emportant une rentrée dans la haute atmosphère à très haute vitesse.
Il a fait deux vols d’essai, juste pour savoir si la machine répond à son cahier des charges à basse vitesse (subsonique) et altitude « normale ».
En revanche, c’est un avion suborbital. Il peut monter en très haute altitude, hors de l’atmosphère (plus de 100 km) et même au-delà, capable donc de mettre un jour en orbite un satellite, à condition que celui-ci soit équipé de son propre propulseur d’apogée pour lui donner l’impulsion nécessaire à sa satellisation définitive, soit quelques 1.000 m/s supplémentaires.
Comme en aura dit Paul « il peut se mettre en orbite. Mais il n’a plus assez de carburant pour redescendre sur le plancher des vaches dans des délais raisonnables. »
Le « Gel-Birgit » fait parfaitement son office et Paul, avec un équipage réduit, fait un nouveau tour du monde en quelques heures, d’est en ouest, à latitude constante pour revenir là où il a décollé.
En chine.
Un prototype qui a plusieurs années d’avance sur les projets de Musk et ses fusées Falcon, sur ceux des associés de Paul Allen et de quelques autres encore qui visent à réutiliser tout ou partie du lanceur lui-même. Pour juste à refaire les pleins et encore, pas avec n’importe quel carburant : du kérosène qualité « aviation » et une grosse bombonne d’oxygène liquide comme comburant, qu’on trouve facilement sur n’importe quel aéroport civil.
Une sacrée performance qui n’aura pas de suite immédiatement.
Les chinois ne disposent pas d’ingénieurs qualifiés en nombre suffisant pour poursuivre, mobilisés qu’ils sont par le développement de leurs propres avions en concurrence d’Airbus – avec qui ils ont pourtant une usine exploitée en commun sur le sol de l’empire du milieu – et les avionneurs américains.
L’espace n’est pas la priorité, mais passe d’abord par l’aviation militaire, avant même l’aviation civile.

Et l’ambition de Paul est de s’attaquer à la conception du « 003 », un engin orbital, totalement récupérable et nettement plus gros, pouvant emporter des charges lourdes sur orbite.
Avec son milliard d’euros tiré de la concession des fichiers et logiciels de la CISA, sans faire de bruit, il en a désormais les moyens.
Est-ce la raison pour laquelle il se montre moins présent ou son côté taciturne inhabituel est-il dû à autre chose que les équations de vol qui se bouscule dans la tête ? 

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