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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 13 août 2017

Ultime récit : Chapitre huitième


La mission

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

« – Bon alors expliquez-moi !
– On va arriver à notre point de départ.
– Ah bon ? Tout ce périple, comme dans un rêve de science-fiction, pour revenir sur Terre, enfin dans mon avion ?
– Non pas du tout ! Excusez-moi votre excellence.
– Arrêtez de m’appeler comme ça. Moi c’est Paul. Alias « Charlotte » pour quelques-uns de mes contemporains. »
Le mutant fait mine qu’il sait ces détails…
« – Je veux bien vous appelez Paul, mais vous restez « excellence » sur nos appareils. Vous êtes en mission, mandaté par la « Coupole » et je reste gouverneur de « La Garde ».
Ne l’oubliez pas et appelez-moi Stéphane.
– Steph, c’est plus court.
– Toujours cette animalité primaires des Sapiens…
– Mais c’est quoi cette référence imbécile, à la fin ?
– Mais, mais… c’est aussi un hommage à mes ancêtres, figurez-vous ! Je porte une partie de vos gènes, même si les miens ont été considérablement enrichis et que bien des vôtres, ceux de votre espèce, sont en réalité rendus inertes chez moi, ne s’exprimant pas.
– Je vous fais l’effet d’un chimpanzé, c’est ça ?
– Ça et votre odeur…
– Vous êtes sensibles aux odeurs ?
– Aux phéromones que vous sécrétez, Paul. Cette part d’animalité propre à votre espèce, avec d’autres caractéristiques, naturellement.
– Comme quoi ? Le côté agressif des Sapiens ?
– Agressif, brutal, belliqueux qui font votre réputation dans le cosmos, même chez les « Augmentés », les « Améliorés », oui effectivement.
Ne m’en voulez pas. Nous avons un bout de chemin à faire ensemble. Autant que ça se passe dans les meilleures conditions possibles. »

Entre alors un cyborg gris-sombre, équipés de deux yeux bleus fluorescents, portant un plateau à l’horizontale où est posé une bouteille de ce qui ressemble à du vin et un verre de verre qui brinquebalent dessus.
Pas très adroit le cyborg pense pour lui-même, Paul.
« – Je vous avais dit que nous avions pensé à votre confort d’animalité. Un vin de votre époque, du Lacrima de Christi.
– C’est excellent, surtout quand c’est frais. Pourquoi un seul verre. On ne trinque pas à notre collaboration… imposée ?
– Je n’ai pas le même métabolisme que le vôtre. Ça n’a l’air de rien, mais je ne suis pas fait comme vous. Seulement quelques os, en très petit nombre, du collagène et des cartilages. Mes « parties protégées » le sont par des implants, sans ça je serai tout flasque, presque comme une méduse. C’est ça, une méduse ?
– Je connais. Je n’aime pas trop, mais elles, elles m’aiment bien… Et vous tirez votre énergie vitale de quoi alors si vous ne buvez pas un peu de glucose ?
– Des « champs » dans lesquels nous baignons. Vous, votre espèce, n’y êtes pas sensibles, mais nous, les « Ultras », si, puisque nous avons été conçus de la sorte.
J’ai juste besoin d’ingérer quelques portions de protéine pour renouveler mon  matériel génétique et mes structures cartilagineuses.
– Eh bien…  Ça doit être gai !
– Pas pire que votre condition animale. Soumise à ces instincts bestiaux et aux jeux de ses délicates hormones…
– Mais dites-donc, Steph, ça se reproduit comment, des Ultras comme vous ?
– En poussinière. Par parthénogénèse améliorée à partir de quelques cellules d’origine.
– Du clonage de cellules-souches ?
– Pas nécessairement.
– Eh bien, ça doit gai, je confirme. Pas une seule femme à se mettre sous la couette ? »
Et voilà Stéphane repris de son rire idiot qui en découvre de minuscules dents de la taille de dents-de-lait dans son étroit orifice buccal…

« – Nous avons pensé à ce détail, pour votre voyage… Vous disposerez de trois cyborgs spécialisés à votre seul usage. Et d’un co-pilote, pas très commode, lui. Vous verrez, les programmations sont extraordinairement bien faites et votre côté « animal » sera de toute façon absolument comblé.
Mais juste le temps de votre mission.
– Je m’en régale d’avance : baiser des robots, ça doit être passionnant. Bon, expliquez-moi un peu en quoi consiste cette « mission ».
– Très simple : quand je dis que nous arrivons à notre point de départ, ce n’est pas du vôtre dont je veux parler, mais du mien.
Nous avons fait le chemin à l’envers pour baliser votre arrivée. En quelques mots, je pars d’une époque très en avance dans le temps sur la vôtre, vers mon passé qui reste une portion de votre avenir lointain.
Il s’agit d’approcher le système planétaire où se trouvent les Krabitz.
– Les quoi ?
– Les Krabitz. C’est une espèce végétale assez commune dans plusieurs galaxies, mais celle vers laquelle nous allons survit dans une portion éloignée de votre galaxie. Elle se nourrit de nitrates et de monoxyde de carbone. Avec un peu de photosynthèse d’une étoile pas trop chaude, sur des planètes de préférence gazeuses et à faible gravité. Elle reste stable. Elle se déplace dans le cosmos avec des engins rudimentaires de sa conception, qui se meuvent à coup de photo-électricité. Vous ne verrez pas, mais ce sont de grandes voiles.
– Et alors ?
– Une espèce qui ne maîtrise pas les voyages sur la flèche du temps. Or, par effet démographique, elle saccage assez fréquemment les endroits où elle se pose et est donc une espèce devenue « migrante » avec le temps.
Comme les autres, elle reste protégée, d’autant qu’elle a un rôle primordial contre une menace de toutes les espèces vivantes même celles qu’à notre époque nous n’avons pas détectées.
Il se trouve que le rôle de la Coupole et de son exécuteur qu’est La Garde, dont je vous rappelle que j’en suis gouverneur, c’est de protéger toutes les espèces de vie, du virus aux monstruosités cosmiques. Et ce n’est pas forcément facile, notamment avec les quelques espèces belliqueuses qui sillonnent le cosmos depuis toujours et pour encore l’éternité.
Dont les Sapiens, souvenez-vous.
– Et alors ?
– Il semble que les Krabitz soit la seule espèce capable de faire barrage à cette menace inconnue que serait les « sans-âmes ».
Mais dites-moi, avez-vous lu oui ou non le fascicule que je vous ai remis lors de notre première rencontre, Paul ?
– Vous avez des imperfections, mon cher Steph, tout « Ultra » que vous êtes conçu : je vous ai déjà répondu que non !
– Quel dommage… Buvez votre verre…
– C’est quoi les « sans-âmes » ?
– Aucune idée. Mais d’après le texte que je vous ai remis et qui date d’ailleurs de votre propre époque, enfin qui est apparu à votre propre époque, parce qu’à notre sens il est largement postérieur et probablement contemporain du moment où nous allons, les « sans-âmes » tuent toute énergie.
– Comment ça ?
– Aucune idée… Même pour un « Ultra »… qui a aussi ses imperfections ! Mais c’est assez grave pour mobiliser depuis très longtemps la Coupole. L’univers, l’univers tout entier, sans énergie, c’est du néant. Or, comme il est né du néant, c’est peut-être l’outil de son retour à son état primitif, antérieur à sa création.
– Admettons. Et alors ? »

Comment expliquer à un rustre des notions vitales comme l’énergie première qui a façonné l’univers tel que la science moderne – de l’époque de Steph – l’appréhende ?
« – J’ai plein de choses à vous faire découvrir en ce moment. Mais là, je ne peux pas vous expliquer. Vous vous formerez au fil de votre voyage et de votre intérêt.
Tout ce qu’on sait, c’est que la première rencontre entre les Krabitz et les Homo-Augmentés s’est traduite par un massacre de ces derniers.
Il ne nous a pas été possible de l’empêcher malgré nos missions et notre maîtrise de la flèche du temps. Impossible.
Pour la raison suivante : la technologie du moment de cette rencontre dont dispose la Légion des Homos-Augmentés, l’ancêtre de « La Garde » mais en plus guerrière, non-pacifiée quoi, ne permet pas de voyager au-delà de plusieurs centaines de millions d’unités temporelles.
C’est celle que nous avons utilisé pour la première partie de notre parcours.
– Vous voulez dire ce déplacement qui illumine le ciel environnant ?
– Oui !
– Il faudra que vous m’expliquiez comment ça marche… » dit Paul sans trop y croire.
Car ce serait soit un bond technologique aux conséquences considérables s’il retourne bien à son époque et sur sa Terre d’origine, ou ce serait le condamner à ne jamais revenir…
« – Bien sûr que nous vous expliquerons, puisque vous allez devoir l’utiliser au-delà de ce que nous-mêmes savons faire avec des moyens beaucoup plus évolués.
Mais je vous rassure : vous ne saurez pas tout ! Ce serait une rupture scientifique aux conséquences incommensurables ! »
Tiens donc, et comment, fait Paul pour lui-même, mi-rassuré, mi-inquiet quant à la suite.
C’est Steph qui poursuit.

« Je vous explique. Nos machines peuvent sauter dans le passé. Il se trouve que c’est indispensable pour tous les trajets entre deux étoiles. Vous le savez, celle qui est la plus proche de la vôtre se trouve à un peu plus de 4 de vos unités de temps. Quand vous la regardez, c’est de la lumière vieille de cette durée. »
Ces « unités » là seraient donc proches d’une année-lumière… dans l’échelle de Steph.
« Quelle que soit la vitesse à laquelle vous l’aborderez, elle ne sera plus là quand vous arriverez sur place.
Le calcul permet d’anticiper cet effet, naturellement, mais c’est un inconvénient considérable dès qu’on dépasse quelques dizaines d’unités, car le mouvement d’une source lumineuse qu’est une étoile reste par bien des côtés imprévisible.
Le voyage vers le passé permet de pallier cette difficulté. Il suffit d’envoyer une sonde vers le passé, à peu près le temps que mettrait la lumière pour parvenir à vos appareils de détection, lui faire faire le repérage des bonnes positions, azimut et hauteur et de couper la connexion pour qu’elle revienne avec des données correctes.
Et là seulement là, vous pouvez vous élancer. »
Ce qui ne règle pas le mouvement de l’astre visé durant la durée du parcours pour le rejoindre.
« – Exact Paul. Mais si vous aviez lu le fascicule que je vous ai remis, vous sauriez que ça n’a pas d’importance.
– Comment ça ?
– Comment vous expliquer ? Pour voyager sur la flèche du temps, il faut d’abord pouvoir le suspendre, puis l’inverser. C’est ce que font nos sondes et nos véhicules.
– Et comment ça ?
– En maîtrisant la technologie du neutronium-spiné ! »
Allons bon ! Qu’est-ce donc encore que ce « truc-là » ?

« – Vous connaissez le neutron, tout de même, ce constituant électriquement neutre de la matière ?
– Le proton et l’électron également. Plus quantité de particules élémentaires. Si je cherche bien dans mes cours de physique de la matière, je dois pouvoir vous en citer au moins une bonne dizaine.
– Pas besoin de faire cet effort. Il y en a une belle quantité et toutes ont leur contraire, leur « miroirs ».
– Probablement…
– C’est une certitude scientifique ! Donc le neutron, c’est lourd, c’est neutre et ça s’agglomère grâce aux forces nucléaires-fortes quand il ne reçoit aucun énergie que sa propre masse. »
Ça correspond à peu près à ce que Paul avait appris en classe préparatoire au concours de polytechnique.
« Et j’imagine que vous savez que toute particule est animée d’un mouvement de rotation sur elle-même autour d’un axe. Ce que votre civilisation a nommé le « spin » et c’est resté. »
Oui, il sait ça aussi.
« – Pas n’importe quel axe. Ce n’est pas un choix de la particule, mais un mécanisme physique intime à la matière. Bien. Quand on parvient à « spiner » de façon cohérente un amas de neutrons, il présente des propriétés étonnantes. Qu’on retrouve d’ailleurs dans les étoiles à neutron.
Sauf que si on parvenait à « spiner » tous les neutrons d’une étoile à neutron sur le même axe parallèle à ces voisins, la face de l’univers serait probablement très différente.
Heureusement, ce n’est pas le cas.
– Qu’est-ce qui se passerait ?
– Je n’ai pas à vous le dire. En revanche, je peux vous dire, puisque vous êtes dedans, quand vous avez un « trou » au milieu d’un environnement de neutrons spinés, à l’intérieur de cette cavité, le temps est totalement suspendu dans sa flèche.
– Pardon ?
– Il ne s’écoule plus ! Et vous en avez vu les effets à l’instant quand notre environnent s’est illuminé à plusieurs reprises. »
Alors là, pour une surprise, c’était une surprise pour Paul.

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