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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

samedi 12 août 2017

Ultime récit : Chapitre septième


Mises à niveau

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

Tous ces mystères, cette situation inattendue, « hors-normes », ce vocabulaire, ces notions employées tellement étranges et étrangères à ce qu’il a l’habitude d’entendre se bousculent dans la tête de Paul.
« J’imagine que vous avez de très nombreuses questions à me poser, excellence. Je vais y répondre, pas à toutes, mais à toutes celles qui vont vous permettre de réussir les missions pour lesquelles vous avez été « ôté » de votre époque et de votre … petite monde à vous. »
Pourquoi « excellence » ?
« – Ah oui. C’est votre titre dans mon monde. Je n’y peux rien, c’est comme ça.
– Et ça correspond à quoi ?
– Comme chez vous à votre époque. À un titre d’ambassadeur. Vous êtes le représentant des Sapiens de votre époque dans mon époque.
– Quelle époque ?
– Vous allez le savoir. Si j’ai bien étudié les éléments de votre biographie, vous êtes actuellement un militaire, un marin aviateur réserviste. En plus d’un homme d’affaires qui traite des dossiers pointus concernant votre pays et quelques autres.
La notion de pays nous est désormais étrangère. On résonne, à mon époque, plutôt en ethnie, en espèce, en planète voire système planétaire quand plusieurs orbitent dans une même région de l’espace en un temps donné.
Vous me suivez ? »
Pas très clairement, mais admettons.

« Vous avez donc un grade, une fonction durant ce que vous appelez votre carrière. Plusieurs même, qui évoluent. Mon monde reprend l’essentiel de ce mode d’organisation, mais il compose avec les multiples espèces et ethnies qui peuplent le groupe de galaxies dans lequel nous évoluons actuellement.
Il faudra vous y faire, mais les Homos ne sont pas les seules intelligences qui occupent tous ces territoires, loin de là. Même si beaucoup, d’innombrables espèces ne maîtrisent pas du tout les voyages cosmiques. Et que bien des mondes restent hostiles à la présence d’autres espèces.
Par exemple, vous ne pourriez pas survivre dans notre véhicule ni sur la planète où nous allons, faute de trop peu d’oxygène gazeux. D’autres espèces ne pourraient pas survivre sur votre planète. Moi-même, pourtant comparable à un Sapiens comme vous, je ne peux pas y séjourner trop longtemps sans atmosphère contrôlée, la vôtre étant trop riche en oxygène : je finirai rapidement par avoir mes tissus et la plupart de mes composants détériorés par oxydoréduction.
Commençons d’ailleurs mes explications par là. Dans quelques instants, nous allons faire un saut vers notre premier relai. »
Sans un geste, sans un bruit, alors qu’ils sont tous les deux debout au milieu d’une « pièce » assez vaste et à la lumière diffuse, un peu bleutée, Steph dépassant d’une bonne tête Paul alors que celui-ci est d’un gabarit pourtant déjà imposant, ce qui semblaient être des cloisons s’illuminent tous azimuts sur ce qui apparaît être l’espace environnant.
« Nous en ferons d’ailleurs une succession dont le plus long nous fera changer de galaxie, ces regroupement d’étoiles. Soyez attentif, s’il vous plaît, excellence. »
Le soleil scintille à droite, un peu au-dessus d’eux. Il faut se tourner vers la gauche pour voir la Lune partiellement ensoleillée, depuis sa face cachée, puisque Paul ne reconnaît pas le dédale des tâches sombres de l’astre nocturne qui forment des « mers » (mais n’en sont pas) et un vague dessin d’un visage humain tout rond.

Tout d’un coup, sans le moindre frémissement, pas la plus petite vibration, les distances semblent s’étirer vertigineusement, puis, à peine quelques secondes après le début de ce phénomène étrange, le ciel entier s’illumine !
Un spectacle ahurissant et splendide de beauté. Ça ne dure pas car aussitôt après, le ciel redevient noir, parsemé de quelques étoiles.
« Nous avons sauté vers notre premier relai, celui que nous avons posé à l’aller. On va le récupérer et nous sauterons vers le second. Puis le troisième et enfin nous sortirons de cette galaxie-là. »
Je ne comprends pas… pense Paul.
« C’est très simple. Vous ne voulez toujours pas vous désaltérer, excellence ? »
Quelle idée même si… Paul avait la gorge un peu sèche.
« Si. Vous avez quoi à boire qui ne soit pas du poison pour moi ! »
Steph est pris d’un fou rire qui se traduit par des « hihihi » ridicules et des tressautements de sa grande carcasse qu’il a des plus souples, puisqu’on dirait qu’elle ondoie, semble-t-il.
« Figurez-vous que dans l’intervalle de ma première visite et de votre enlèvement, nous avons fait quelques « provisions » à votre intention ! »
Ça voulait dire quoi ?
« À propos, avez-vous lu le fascicule que je vous ai remis ? »
Non, pas en entier. Il devait le terminer pendant les phases d’éveil de son vol vers les caraïbes…
Paul n’en aura pas eu le temps.
« – Si vous m’aviez laissé dans mon avion, j’aurai pu en prendre connaissance. Pourquoi votre… organisation s’acharne sur moi, s’il vous plait ?
– C’est une question à laquelle je peux répondre. Mais ça ne va pas satisfaire votre curiosité. C’est vous, parce que c’est comme ça.
– Comment ça, « comme ça » ?
– Vous êtes pour nous une… singularité, je vous l’ai déjà dit. Un Sapiens certes, mais pour le moins une espèce arriérée pour mon époque, mais qui a su évoluer au cours de son Histoire. Je suis d’ailleurs le fruit d’une longue lignée de mutations génétiques engendrées par ce Sapiens ancien. L’Ultra. Après avoir évolué en « Augmenté », « Amélioré ». D’ailleurs pas très loin de votre époque, celui-là.
Votre époque est assez extraordinaire, et vous ne le savez pas.
– Comment ça ?
– Pour la première fois, vous découvrez que votre planète est finie. Qu’elle est unique et qu’il faut la préserver alors même qu’à plusieurs reprises votre espèce est en voie d’extinction à travers des conflits sans nom.
Plusieurs pistes de recherche sont semble-t-il élaborées, dont une migration vers les planètes de votre proche espace, mais également des actions de conservation de sa biosphère et le génie génétique qui cherche d’abord à adapter des espèces végétales aux conditions prévisibles des consommations alimentaires.
Puis, plus tard, animale et enfin Homo elle-même qui sera d’abord « augmenté » pour devenir « amélioré », puis « Ultra », comme moi.
Parce que naturellement, Sapiens est une espèce qui grandit vite, explose même sur son petit caillou mais il dégrade son environnement. Plus il le dégrade, plus il devient nombreux, plus il consomme d’énergie et vous le savez sans doute, toute énergie finie par se dégrader en chaleur.
Or, la planète d’origine de Sapiens est « finie » comme je viens de le dire et l’énergie dissipée ne peut pas s’évacuer…
D’où toutes ces pistes de recherche pour faire face ou sortir de cette impasse prévisible. »
Encore un discours écologique…

Paul avait déjà le même du Pape François, retracée dans son encyclique « Laudato si… » (1) à laquelle il n’avait peut-être pas tout compris finalement.
« Oh, ça va vous demander plusieurs générations, naturellement. D’autant que les vôtres sont courtes et que ce qui est perdu par les uns doit être réappris ou redécouvert par la génération suivante.
C’est assez curieux d’ailleurs… »
Le même phénomène fascinant d’un ciel qui s’illumine dans sa totalité jusqu’à saturation puis replonge dans le noir vient de se reproduire.
« … une des premières choses que les chercheurs de Sapiens auront tenté, non sans succès, c’est d’améliorer sa propre espèce ! En longévité, mais également en qualité de vie.
D’abord avec des implants, puis avec des modifications génétiques mineures et enfin des adaptations majeurs.
Du coup, plusieurs espèces de Sapiens cohabitent depuis. Les « Augmentés » plus spécialement adaptés à des milieux comparables à la planète d’origine, la Terre. Et les « Ultra » comme moi, plus spécialement adaptés à des conditions de vie extrêmes dans le cosmos.
En bref, nous assurons des liaisons entre espèces sur des territoires très étendus et éloignés, et pour ce faire, nous sommes dépourvus de tout instinct belliqueux, le principal défaut des Sapiens d’origine comme vous, qui les rend si dangereux. »
Charmant…

« Oh, ça ne s’est pas fait en peu de temps. Il y a eu de nombreux échecs, et il a fallu des… comment dites-vous ? Des siècles et des siècles d’avancées scientifiques et techniques dans divers domaines pour parvenir à notre degré d’adaptation et d’organisation.
Par où commencer, pour vous expliquer tout ça ? »
Par le commencement : Qu’est-ce que Paul vient faire là ?
« – Oui. Je vous emmène dans votre futur, un futur lointain pour votre époque…
– Je croyais que le voyage vers le futur n’était pas possible.
– Naturellement ! D’ailleurs quiconque essayerait disparaîtrait aussitôt. À la fois pour des raisons éthiques, mais aussi pour des raisons d’organisation des espèces.
– Comment ça ?
– Elles sont nombreuses à vivre dans le même univers. Très, très nombreuses et nous ne les avons pas encore toutes explorées ou rencontrées. Chaque chose doit se faire en son temps, à son époque, dans son déroulé si on ne veut pas créer un chaos permanent.
On imagine qu’il doit y avoir une « autorité supérieure » qui veille à ce genre de détail.
Nos élites sont elles-mêmes guidées par celles-là et elles se sont organisées en une sorte de… comment dire ? De confédération pacifique d’où on peut espérer qu’émergera dans un futur encore plus lointain la création de cette « autorité supérieure ».
Pour l’heure, nous nous contentons de faire vivre une « Coupole » qui fédère les espèces capables de se mouvoir dans l’espace et même parfois sur la flèche du temps.
Pour cette dernière, elles sont encore si peu nombreuses, que ça reste assez ordonné.
– Vous maîtrisez le voyage vers le futur, vous ?
– Non pas vraiment, dois-je vous dire. Vers le passé, pas de problème, même s’il y a des limites et je vous dois de vous expliquer lesquelles. Ce qui est d’ailleurs une des raisons de votre présence dans notre véhicule.
– Ah ?
– Techniquement le voyage vers l’avenir n’est pas possible. On ne peut pas non plus voyager vers ce qui n’existe pas encore, à mon sens. Et je ne suis pas le seul à en  être convaincu. C’est une des deux limites techniques, que dis-je, scientifiques, qui empêche le voyage vers l’avenir.
En revanche, partant d’un présent quelconque, bien identifié dans ses quatre dimensions en comprenant la dimension temporelle, on peut voyager vers le passé avec nos technologies, justement vers un autre point, bien identifié dans l’espace mais aussi le temps pris en références absolues, pas de doute possible.
Et vous l’aviez compris avec l’agent George, ce que vous avez pris pour un « MIB » qui vous a envoyé vingt-ans plus tôt que votre époque d’un même point d’une côte océanique (2).
Quand un relai ou un véhicule arrive dans son passé et qu’il y retourne par simple coupure des connexions, s’il emporte un animal, une plante ou un Homo vers son présent, pour ce passager, ce sera bien un voyage vers le futur !
Nos fameuses « singularités ».
En principe, elles n’en reviennent pas, sauf vous, parce que ce sera la seconde mission qui vous sera confiée, chronologiquement postérieure à celle que nous avons entamée, et dont on sait que vous les mènerez à bien toutes les deux, votre excellence… »
De quoi il cause ?

« – Vous l’avez peut-être déjà compris, la seconde limite du voyage dans le temps, vers le passé comme on vient de le dire, c’est la limite temporelle. L’instant zéro avant lequel il n’y a rien.
De la même façon qu’on ne peut pas se déplacer vers ce qui n’existe pas encore, on ne peut pas non plus se déplacer vers ce qui n’a jamais existé…
– Logique.
– Or, plus on voyage vers le passé, plus on voyage loin, compte-tenu de la vitesse limite des lois de la physique. Celle de la lumière.
Je crois avoir lu dans les rapports de votre biographe, que ça aussi vous l’avez déjà assimilé, votre excellence (3). Il faut pouvoir se déplacer dans le passé pour viser à bon escient l’étoile ou le système vers lequel on veut aller.
Or, aller au-delà de disons… une sphère de 13,5 milliards de vos unités (probablement qu’une unité correspondant à une année terrestre en déduit Paul), alors que la lumière n’est pas encore née, que l’univers est totalement opaque dans sa phase post-inflation quantique, ce n’est matériellement pas possible.
Et il se trouve que l’univers est bien plus vaste, nous le savons, bien plus vaste que cette distance-limite. Où que nous nous trouvions, la plus vieille lumière observable reste toujours de l’ordre de cette même durée, même quand on a pu se déplacer de plusieurs centaines de million d’unités.
– Intéressant…
– D’autant plus intéressant, je ne sais pas pourquoi votre excellence, mais vous êtes cette « singularité » qui ira bien au-delà de cette limite, et surtout, qui en reviendra, là d’ici quelques dizaines de vos cycles circadiens.
– Ah oui ? »
Et de nouveau les écrans de la pièce s’embrasent de mille feux éblouissants qui s’évanouissent l’instant d’après.

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