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Oui, entrez, entrez, dans le « Blog » de « l’Incroyable Ignoble Infreequentable » ! Vous y découvrirez un univers parfaitement irréel, décrit par petites touches quotidiennes d’un nouvel art : le « pointillisme littéraire » sur Internet. Certes, pour être « I-Cube », il écrit dans un style vague, maîtrisant mal l’orthographe et les règles grammaticales. Son vocabulaire y est pauvre et ses pointes « d’esprit » parfaitement quelconques. Ses « convictions » y sont tout autant approximatives, changeantes… et sans intérêt : Il ne concoure à aucun prix littéraire, aucun éloge, aucune reconnaissance ! Soyez sûr que le monde qu’il évoque au fil des jours n’est que purement imaginaire. Les noms de lieu ou de bipède et autres « sobriquets éventuels » ne désignent absolument personne en particulier. Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies) y est donc purement et totalement fortuite ! En guise d’avertissement à tous « les mauvais esprits » et autres grincheux, on peut affirmer, sans pouvoir se tromper aucunement, que tout rapprochement des personnages qui sont dépeints dans ce « blog », avec tel ou tel personnage réel ou ayant existé sur la planète « Terre », par exemple, ne peut qu’être hasardeux et ne saurait que dénoncer et démontrer la véritable intention de nuire de l’auteur de ce rapprochement ou mise en parallèle ! Ces « grincheux » là seront SEULS à en assumer l’éventuelle responsabilité devant leurs contemporains…

dimanche 6 août 2017

Ultime récit : Chapitre premier


Rencontre inédite

Avertissement : Vous l’aviez compris, ceci n’est qu’un roman, une fiction, une « pure construction intellectuelle », sortie tout droit de l’imaginaire de son auteur.
Toute ressemblance avec des personnages, des lieux, des actions, des situations ayant existé ou existant par ailleurs dans la voie lactée (et autres galaxies), y compris sur la planète Terre, y est donc purement, totalement et parfaitement fortuite ! 

En cette mi-mai 2016, encore alité des suites de son accident sur l’A13, alors même que les gendarmes du cru auront laissé quelques plantons pour sa protection personnelle, au cas où un complice de Requin veuille achever ce que celui-ci n’aura pas réussi à faire lui-même – chose improbable pour Paul et son entourage – un individu, grand, très grand même, plutôt élégant, mince et aux allures souples, lunettes fumées devant ses yeux, en costume noir parvient à le rencontrer jusque dans sa chambre.
« Votre excellence ? Appelez-moi Stéphane. »
Paul émerge de son brouillard… un peu pâteux.
Le gars a la main molle, chaude, presque spongieuse, mais un large sourire lui barre le visage et lui donne un air sympathique.
Pourtant…
Paul est sur ses gardes, les mauvais souvenirs refluant en cascade.
Il parle en français, sans accent, presqu’en chantant, même si parfois il mélange un peu son vocabulaire avec des sonorités pour le moins étranges.
« – Excellence ? Vous êtes sûr ?
– Paul de Bréveuil, je présume ?
– En effet.
– Je suis votre ordonnance.
– Mon ordonnance ? Détachée par qui ? Je n’ai pas besoin d’ordonnance. Juste quelques infirmières et un ou deux toubibs…
– Je préfère vous le dire tout de suite : je ne viens pas de votre époque. »
Allons bon c’est bien ça ! Voilà que ça recommence réagit pour lui-même Paul !
« – Vous êtes sûr ?
– Absolument. Je ne fais juste qu’un petit passage pour vous remettre ceci. »
Et « Stéphane » tend un petit livret à Paul, au-dessus de son lit.
« – C’est quoi ?
– Lisez-le, votre excellence. Il va vous indiquer les grandes lignes de votre prochaine mission au sein de La Garde… »
La Garde ?
« – Le corps que je sers en qualité de « gouverneur »… Je vous dis tout de suite que cet opuscule existe déjà sur « la toile » et à votre époque. Il est complètement faux. Enfin… pas en totalité.
– Ah ? Alors… quel intérêt ?
– Globalement, les dates et détails sont archi-faux. Au moins dans leur première partie. Nous avons vérifié tout ce qui concerne « Pierre Lierreux »…
– Intéressant… C’est qui ?
– … en revanche, pour la seconde séquence, nous ne savons pas. Nous n’avons pas pu vérifier.
– Ah ?... Et ?
– Et ? La dernière partie est parfaitement vraie : elle est dans nos livres d’Histoire.
– Ah oui ! Naturellement… Et vous… venez de notre futur, je suppose ?
– De votre futur, je viens de vous le suggérer, effectivement. Pas du mien. Vous en avez déjà fait l’expérience, à ce que je sache. »
C’était bien ça ! Encore ces mélimélos de « flèche du temps » qui n’en finissent pas de lui pourrir la vie.

Il en revient justement : là encore récemment, un MIB était venu jusqu’en Californie lui expliquer qu’il fallait qu’il se méfie du « vendredi 13 ». Résultat, un premier attentat raté un vendredi 13 novembre 2015 et depuis un autre un 13 mai 2016 !
Et c’est encore avant, une WIB qui lui avait fait faire un voyage temporel dans son propre passé, pour finalement une cheville foulée … et la libération de Florence enceinte de leur fils Louis, chose qu’il ignorait à ce moment-là…
Birgit, une « WIB » extraordinaire qui lui avait fait une démonstration de « préscience » le jour même d’une catastrophe aérienne épouvantable depuis Barcelone, alors que son « MIB » californien l’avait propulsé jusqu’au Koweït au moment de l’invasion de l’Irak en 1990, 25 ans en arrière !
Il en revenait à peine. Et le seul avantage, ça aurait été d’avoir volé sur le Concorde…
Paul avait l’impression que c’était hier.
« – Vous ne pourriez pas me lâcher un peu avec vos voyages dans le temps ?
– Désolé, votre excellence. Vous accomplissez un destin, que je qualifierai de « hors-norme » pour un Sapiens de votre époque.
Oh, il y en a d’autres, naturellement, mais pas beaucoup et de toute façon rarement à votre époque archaïque… »
Sapiens, archaïque. C’est quoi ce délire verbeux ?
S’il n’y avait pas eu ces expériences extraordinaires de « retour vers le passé », justement hors normes, ces blessures et ces « prédictions », Paul pourrait penser à un vaste canular.

L’autre, Stéphane, sans se démonter continue sur sa lancée.
« Je sais, ça va paraître délirant à bien des gens, de votre époque, naturellement, pour la plupart incrédules, j’en conviens, mais aussi bien plus tard, pendant si longtemps qu’on l’aura oublié jusqu’à ce que « La Garde » ait été sollicitée pour la, pardons, pour les missions qui vont suivre. »
Paul va se réveiller, c’est sûr. Le livret remis glisse déjà sur les draps et il va disparaître.
Ce doit être une poussée de fièvre. Juste un délire.
Comme si Stéphane lisez dans ses pensées, il poursuit : « Désolé, vous ne délirez pas. J’ai toutes les données vous concernant et elles sont formelles. »
Oui, oui… Le MIB Californien lui avait dit qu’il mettrait au point le Nivelle 003 avec les financements « opaques » réalisés à la va-vite à l’occasion de son récent « saut dans le passé ». Planté ! Il en avait financé la CISA, son logiciel et sa base de données.
« Mais vous avez encore un avenir, votre excellence. Qui vous dit que vous ne parviendrez pas à le financer ? »
Ce n’était pas dit comme ça…
« Naturellement, il vous faudra d’autres fonds. C’est d’ailleurs ce qui va se passer pendant votre absence… »
Comment ça, « son absence » ?
« Lisez donc cet opuscule. Comme je viens de vous le dire, Lierreux n’existe pas. Enfin… à part cette apparition dans cet ouvrage, nous ne savons pas. Nous ne savons pas tout non plus. En tout cas pas à l’époque indiquée, mais plus tard, un Cortinco Elerata. Sûrement.
L’affaire de « l’arche », vous verrez, nous ne savons pas plus. Tout comme les « sans-âmes ». Et pourtant, l’épisode de l’amiral Landditsy est parfaitement corrélé. C’est d’ailleurs là que je vous emmène. »
Pardon ?

Paul ne va nulle part ! Il en serait bien incapable dans l’état où il se trouve et il déclenche la sonnette de l’infirmerie dont la commande est à portée de main.
« Vous êtes têtu, mais je reviendrai. Lisez donc cet ouvrage. Nous en reparlerons une autre fois. »
C’est ça : une autre fois… peut-être seulement.
L’infirmière de garde, une sorte de matrone en blouse blanche et au visage ingrat, pénètre dans la chambre de son malade. Pas vraiment étonnée de la présence du visiteur.
« S’il vous plaît, Monsieur, veuillez sortir de la chambre, » fait-elle sur le ton impérieux propre à ces circonstances.
Sébastien obtempère sans sourcilier et sans un mot.
« – Qu’est-ce qui se passe Monsieur de Bréveuil ?
– Euh… rien. Un importun. Enfin si… Vous pourriez réduire le débit de la pompe à morphine ?
– Vous n’avez pas de pompe à morphine. Juste quelques antalgiques et des antibiotiques à spectre large. Vous ne vous sentez pas bien ?
– Vous êtes sûre ?
– Naturellement que j’en suis sûre.
– Comment ce gars-là est-il entré ? Je croyais que j’étais sous protection… »
Si elle avait répondu, « quel gars », là, ce serait évident, Paul débloquait.
« – Je ne sais pas. La gendarmerie est positionnée plus loin et dehors.
– Bien… Je sors quand d’ici ? »
Naturellement quand les effets de l’anesthésie se seront dissipés et que le transit intestinal recommencera son office naturel. De toute façon, ce n’est pas elle qui prend la décision, mais le chirurgien. Question de jours.
« – Mais il faudra revenir pour vous retirer votre plâtre.
– Commencer par envisager de me refiler un lavement.
– Pour ça, il faudrait que vous puissiez vous lever. Soyez patient, une question de jours je vous dis. Avez-vous soif ? »

Paul en profite pour se rendormir et plus tard remettra la main sur « Paradoxes Temporels » (1) qu’il mettra plusieurs nuits à lire. Parce que c’est vraiment du « délirant » compact et sans grand intérêt.
Il rentrera dans son « Bunker » quelques jours plus tard pour se faire dorloter comme un coq en pâte par Matilda et les filles de l’équipe de Christelle et d’Irène, en attendant que les cicatrices se referment, que les broches implantées fassent leur office, dans une de ses chambres médicalisées des « Collines-de-Cabourg ». Il fait des pieds et des mains pour qu’on lui retire son plâtre qu’il ne supporte plus, préférant jouer des « cannes-anglaises » qui reprennent du service pour ne pas maltraiter ses broches toutes neuves posées sur le col du fémur et le tibia, et obtient rapidement l’autorisation de filer à l’anglaise vers les caraïbes.
Ce qui lui évitera d’avoir à croiser Florence de retour en Europe, assumant difficilement de s’être faite larguée par « n° 5 » sous la pression de Karen, sa « légitime » à lui, et assurer une future scolarité « normale & francophone » à Annabelle pour la rentrée 2016.

Ce qui ne l’empêche pas de suivre de loin en loin les activités de « Prestige Spirits » et de la CISA.
D’ailleurs, pour celle-ci, l’urgence de cette époque-là est au match d’ouverture de la coupe d’Europe de football programmé pour dans moins de trois semaines, le 10 juin suivant, et qu’il s’agit, pour la CISA et les autorités, d’être fin-prêt pour assurer la sécurité des stades, des fans-zones et de leurs abords jusqu’au dimanche 10 juillet…
Après, lesdits ingénieurs-dédiés seront détachés au Brésil pour l’ouverture des JO de Rio du 5 au 21 août suivant et l’état d’urgence doit être aboli.
État d’urgence qui sera finalement rétabli le 15 juillet, comme chacun le sait depuis, pour deux périodes successives de six mois devant conduire au-delà des élections législatives de 2017… entraînant un retour en puissance du dispositif de la CISA.
Huyck et Dimitri s’attèleront avec ardeur à définir les « zombies » et la façon de repérer un « Z » dans l’écheveau des renseignements collectés par « la machine » en temps réel : « Requin », le dernier tueur à gage lancé par River aux trousses de Paul, en était un.
Et personne ne l’avait vu venir, faute de traces électroniques.
C’est d’ailleurs sur ce point que les équipes tentent de perfectionner le logiciel de détection de menaces.

Au Brésil, il fera justement merveille une fois adapté à la configuration des JO d’été 2016 : 25 sites étalés sur quatre « zones » autour de Rio-de-Janeiro, la plage de Copacabana, Maracanã, Deodoro et Barra da Tijuca, ce dernier site accueillant également le village olympique.
Le 21 juillet, la police fédérale brésilienne arrêtera ainsi douze personnes soupçonnées d’appartenir à une cellule mal organisée de sympathisants de l’organisation État Islamique et planifiant des attentats sur les indications du système expert de la CISA adapté sur place par les ingénieurs de la DGSI, Dimitri, Nathalie et Gustave préférant « télé-piloter » les dispositifs mis en place depuis « le siège ».
Et il y aura eu d’autres hauts-&-bas : le 7 août 2016, Tiago Brandão Rodrigues, ministre de l’Éducation du Portugal ayant tutelle sur les sports, est menacé par deux hommes armés de couteaux auxquels il doit remettre ses effets, alors qu’il s'apprête à rentrer à son hôtel situé à Ipanema, quartier pourtant réputé sûr. Le ministre a pu récupérer ses biens peu après, les voleurs ayant été immobilisés par des passants et arrêtés par la police.
Dans la nuit du dimanche au lundi 15 août, de retour d’une fête, quatre nageurs américains, avec parmi eux le multiple médaillé olympique Ryan Lochte, affirment s’être fait agresser par de faux policiers. L’enquête, notamment basée sur les images des caméras de sécurité, conclut à un mensonge de la part des athlètes qui, sous l’emprise de l’alcool, ont causé divers incidents, ce qui a provoqué la confiscation de leur passeport pour faux témoignage et la présentation d’excuses de la part du comité olympique des États-Unis.
Un dispositif qui aura marqué les esprits par son efficacité…
Et fera des envieux.
Alors même qu’en France, malgré l’alerte « Orange » lancée par la CISA en première semaine de juillet, rien n’aura pu empêcher l’affreux drame de Nice le soir du 14 juillet.

Mais Paul n’en vivra rien en direct. Si tôt capable de se mouvoir sans ses cannes, il n’a alors qu’une hâte, c’est de suivre tout cela de loin, depuis Eurydice, sa goélette stationnée dans les caraïbes.
Or, s’il embarque bien à Roissy en faisant sonner toutes les alarmes des portiques de sécurité, et est même reçu par le commandant de bord en qualité de « Charlotte » jusque dans le cockpit, mais il ne débarquera jamais à l’escale new-yorkaise.

 
(1) http://flibustier20260.blogspot.fr/2008/08/paradoxes-temporels-121.html

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